Explication innatendue et dispute en vue

réponses aux commentaires :

Lysithea54 : wah ! ça fait plaisir de te revoir !!! tes commentaires curieux m'avaient manqué ^^ mais heu je suis pas cruelle ! la preuve, voilà la suite (argh dis moi qu'elle ne pas te dégouter...ou non, dis moi jsute ce que t'en penses :s:s)


ocindo : ah bien vue, porte ouverte...pas faux. bon, là elle est fermée, dis moi ce que t'en penses ! merci pour ton commentaire !!

miss black : merciiiii je me demandais ce que tu penserais de ce chapitre :) (j'aurai peut-etre besoin de toi pour la suite... :$:$)j'attends avec impatience tes réactions sur ce chapitre !





Chapitre 32









Sirius resta abruti devant sa porte. Il la détailla la bouche légèrement entrouverte : aucun doute, c'était bien, elle.



Ses cheveux n'avaient jamais été aussi noire, sa peau était bronzée et elle avait prit quelques centimètres : elle arrivait à présent au nez de Sirius.





Ses yeux étaient brillants, elle s'attendait à une réaction forte de Sirius - un claquement de porte au nez ou une étreinte - mais certainement pas à ce long silence pesant.





Il la laissa entrer sans un mot et l'invita à s'asseoir.



- Tu veux boire quelque chose ? demanda-t-il la voix dure.

- Non, merci, répondit-elle précipitamment.

- Avant que tu ne me dises quoi que ce soit, dis moi d'où vient cette chaîne ?

- Tu me l'as offerte quand j'étais en deuxième année, à Noël.

- Ok. Désolé, je devais...tu sais...

- Oui, vérifier.





Elle était gênée, assise sur un pouffe, elle continuait de l'observer, apeurée. Il la regardait à peine, le visage ferme, il se servait un verre de lait. Il était toujours en caleçon, mais ne s'en souciait pas.




- Tu viens de te réveiller, demanda-t-elle d'une voix qui se voulait taquine.

- Ouais, on a un peu fait la fête, hier, avec James.

- Oh ! dit-elle en regardant le sol, retenant des larmes.


Un silence lourd tomba.



- Je devrai peut-être y aller, dit-elle en se levant. Oui, je vais y aller, dit-elle en se dirigeant finalement vers la porte, toujours sans regarder Sirius.




- Lisa ! dit Sirius sans lever son regard de son verre. Tu ne vas pas partir, sans rien me dire ?


- Est-ce que ça servirait à quelque chose ? demanda-t-elle en fixant la poignée de la porte.


- Si tu considères que sortir avec moi est quelque chose, oui, dit-il en la regardant durement.



- Très bien, dit-elle en soufflant lourdement.



Elle reprit son assurance en elle, et le regarda comme elle avait l'habitude de le faire, ce qui eu pour effet de faire disparaitre la dureté sur le visage de Sirius.


Il s'assit à ses côtés, sur le canapé du salon.



Le c½ur de Lisa s'accéléra, rien qu'à l'idée de tout raconter à Sirius. Il sentit son besoin d'être rassurée, et oubliant sa ranc½ur, il l'invita dans ses bras.





Elle pleura doucement sur son épaule, il lui caressait les cheveux. Elle se resserra son étreinte, il embrassa tendrement son cuir chevelu. Elle se calma mais il ne retira pas son étreinte. Elle s'assit alors sur ses genoux.






- Je suis désolée, dit-elle à l'épaule de Sirius.
- Explique-moi, Lisa, dit-il en essuyant ses larmes.





Elle avait plutôt envie de l'embrasser, mais n'en fit rien. Il desserra son étreinte et elle reprit sa place sur le canapé.





- C'est...toute une affaire de famille, dit-elle mal à l'aise.
- Raconte-moi.
- C'est assez long...





Sirius ne prit même pas la peine de répondre, il s'assit jute plus confortablement sur le canapé. Elle en fit alors de même.




- Je ne sais même plus par où commencer...




Il attendit. Elle l'observa avant d'ajouter en se promettant de garder en mémoire sa réaction :






- En fait, ça commence avec mon grand-père. C'était le demi-frère du professeur Dumbledore.






Encore une fois elle s'attendait à une certaine réaction de la part de Sirius, un regard qui l'interrogerait sur le nombre de bouteilles qu'elle avait bu avant de venir ou au minimum un levé de canapé. Rien. Il la regardait impassible.




- Sirius, tu as entendu ce que je viens de dire ?
- Oui. Ton grand-père était le demi-frère de Dumbledore. Continue.





Elle se demanda si à la fin de son récit, il n'allait pas lui demander de la suivre jusqu'à l'hôpital, mais elle continua.




- Oui, mon arrière-grand-père, donc, heu...il a eu mon grand-père alors qu'il était déjà marié avec la mère du professeur Dumbledore. Il... heu... donc voilà. Il a payé mon arrière-grand-mère pour qu'elle déménage. Elle est partie en Amérique. Et elle a réussit à épouser un homme de grande famille, en prétendant que le père de son fils était mort.







Elle fit une pause, cherchant ses mots.





- Mais mon arrière-grand-père avait laissé deux lettres dans son testament, une au professeur Dumbledore et une à mon grand-père lui expliquant qui il était et pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pu le connaître. Je...le professeur Dumbledore n'a jamais cherché à rencontrer son demi-frère. Il...enfin, il ne voulait pas. Il était jeune et...




- Je comprends, l'interrompit Sirius. Tu n'as pas à justifier son comportement, je comprends.



- Oui, donc voilà. Mon grand-père n'a jamais cherché à les rencontrer, non plus. Et ensuite, mon grand-père a eu mon père, donc. Ils se sont tous les deux mariés avec de grandes familles, tu sais. De vrais intellos, dit-elle en rigolant.





Sa voix commençait à devenir de plus en plus hésitante, Sirius pouvait sentir un sanglot dans sa gorge.






- Et mon père, poursuivit-elle, il a été assassiné par ce mage...Grindelwald. Il était en Allemagne pour des affaires, tu sais, et... enfin, il a croisé sa route, s'est embrouillé avec lui...et voilà. Je...je n'avais que cinq ans. Ma mère n'a pas voulu que l'on aille à son enterrement. Elle n'a même pas réclamé son corps ! C'était assez délicat, la...l'Allemagne avait lancé un état d'urgence tu sais, comme maintenant. On est un peu coupé du monde, c'est dur de venir ici ou de quitter le pays...




- Oui, oui. Je m'en souviens.




- Mais ça m'a donné envie d'arrêter les mages noires ! Et Poudlard est réputée alors, j'ai insisté auprès de ma mère, je voulais y aller. Elle...elle savait que j'avais des liens de parenté avec Dumbledore ! ... Et elle est allée le voir. Elle l'a menacé de faire exploser la vérité s'il ne me refusait pas dans son école. Mais le professeur s'en fichait, au contraire, il a insisté pour me rencontrer ! Je devais avoir 8 ou 9 ans quand il est venu à la maison, et c'est là que...enfin.




Elle le regarda suspicieusement, comme si elle était persuadée que là, il allait craquer, qu'il n'allait jamais la croire...




- Il a dit que j'avais certaines capacités...que j'étais plus douée que la moyenne, elle s'interrompit.




Sirius la regarda en effet d'un drôle d'air. Il n'avait jamais vu Lisa manifester de quelconques grandes capacités. Elle avait des résultats très corrects, c'est vrai mais elle lui avait souvent demandé son aide...




- Alors il m'a pris en charge. Je contrôlais déjà mes pouvoirs, et voilà, depuis que j'ai 9 ans il m'entraîne. Il me conseil des ouvrages, des choses comme ça. La plupart du temps je travaille seul, et des fois l'été je reste avec lui quelques temps.



- Comme cet été ? dit Sirius qui cherchait à s'accrocher à quelque chose.



- Oui. Mais il m'a conseillé de ne pas me faire remarquer à l'école. Selon lui, c'est ce qu'il pourrait m'arriver de pire.



- Sans doute...mais cet été, Lisa ?





- Je veux rejoindre l'Ordre.






- QUOI ? Mais t'es inconsciente ?! Il t'a pas laissé faire ça, quand même ?




- Hum, il a eu la même réaction que toi, en plus posée, je dirai...Mais il sait surtout que si je passais les BUSES et ASPIC en candidats libres, je n'aurais aucun problème.



- QUOI ? à ce point ?!

Lisa hocha la tête.




- C'est du délire ! Alors tu trichais pour avoir de moins bonnes notes ?




Elle acquiesça, honteuse.


- Et ces difficultés pour finir un devoir...tu...
- Je...je trouvais ça amusant...Je veux dire, j'aimais votre aide.




Il passa sa tête en arrière et passa une main dans ses cheveux.




- Je le crois pas, dit-il plus sérieusement. Alors tout ce temps, tu...t'étais une sorte de petit génie de la magie et personne n'était au courant ?



- Si, le professeur...
- Dumbledore, oui. Et pour l'Ordre, alors ?




- En fait, depuis la création de l'Ordre, j'aide le professeur. Je veux dire qu'on parle ensemble des missions à mener...



- Tu QUOI ? Lisa, c'est pas possible ! Tu ne peux pas être si brillante.






- Je ne le suis pas ! Non-non ! Comprends-moi bien, il m'explique la plupart du temps les décisions qu'il prend, et je ne fais que donner mon point de vue. Je n'ai jamais pu le contredire, il a toujours raison, dit-elle avec un sourire.




- Et donc, là, l'idée c'est quoi ? Tu veux vraiment aller sur le terrain ?


- Je suis passée devant une commission cet été. Le professeur m'a aidé. J'ai l'autorisation d'utiliser la magie. Je n'ai plus besoin d'aller à Poudlard.



- Et tes amies ?
- Je...elles savaient que j'étais plus doué que ce que je montrais. Je les aies vu cet été. Elles savent pas toute l'histoire, mais l'essentiel.


- Lisa, tu es jeune ! Tu ne devrais pas rentrer dans l'Ordre.





*** * ***





>> gnaaaa !!! j'appréhende troooop vos réactions !!! J'ai vraiment besoin qu vous me dites ce que vous en pensez...si vous croyez qu'il faut m'interner j'habite au " 12 impasse de la turlupinette" et si si vous voulez m'abattre c'est le "15 rue de laviefarfelue".




>> pour laisser votre avis sur ce que vous venez de lire, il suffit juste de laisser un commentaire, c'est gratuit et j'essaierai pas de retrouver votre trace, promis <<

# Posté le lundi 02 juin 2008 18:37

Quand la mère débarque

avant de commencer ce chapitre, je tiens à vous dire que je prends toujours les critiques biscornues sur ma fic !!! Notamment sur le dernier chapitre... Là, pareil, j'appréhende vos critiques, surtout que je sens l'histoire un peu m'échapper...je sais pas...

réponses aux commentaires :

choupette : j'adore le surnom que tu t'es trouvée ^^ * o_0 ?!!* à chaque fois que je l'entends ça me fait penser au film les "3 frères" !! tu l'as vu ou pas ? ^_^ mais tkt je partirai pas te traquer ! C'est vrai que la relation entre Sirius et Lisa est trèèès étrange ! Mais j'ai été une pro dans ce genre de relation ! Alors c'est pas l'inspiration qui manque ! Et je sais pas si tu as eu une relation qui y ressemblait (bon à part la part "magique") mais j'avais envie d'en retranscrire quelques parcelles...enfin ce que je veux dire c'est qu'il y a une petite part de "réalité" dedans...après est-ce que c'est réaliste, je sais pas. C'est de l'écriture, y'a des moments je pars en cachuète ! Mais ça me fait plaisir que tu la trouves étrange lol Je sais pas si c'était à ton sens une bonne ou mauvais chose, mais ça me gêne pas :) Enfin dans tous les cas, merci de soutenir ma fic :)

ocindo : Merci !!! C'est génial que tu aimes la relation Sirius/Lisa!!! J'ai essayé de me focaliser sur eux, mais comme t'as pu le voir, je me suis finalement plus focaliser sur Sirius que sur Lisa...c'était pour faire ressortir son côté étrange lol Bah ouais, c'est pas toujours les mecs qui le sont ! Les filles le sont pas mal aussi !!! lol En tout cas merci pour ton commentaire ! Il était court et j'en demanda pas spécialement plus !!!! merci :)

Lysithea54 : je comprends que trop bien que t'ai pas eu le temps avant de passer voir ce que devenait cette pauv' fic !!! surtout que j'ai pas spécialement avancé depuis...! Mais j'espère bien l'avancer cette année !!! J'y crois lol !! En tout cas merci beaucoup de la suivre et de pas l'avoir oublier :) Et concernant tes théories sur ce qu'aurait pu être Lisa, j'ai eu une grosse réaction qui a fait un truc genre " 0_0 !!!!! Mais ouais, ça aurait carrément possible !!!! Qu'est-ce que j'avais besoin d'aller à babellouette-city ! " Et en fait j'ai finalement réalisé que ça collait pas ahah et ouais, parce que je sais pas si t'as lu, mais dans un des chapitres, on voit Lisa qui reçoit une plume de Fumseck...après j'aurais pu dire en effet que genre, les parents de Lisa faisaient pression auprès de Dumbledore pour qu'il intervienne et que sirius et lisa se voit plus mais bon! Enfin, ouais, ça aurait été une bonne idée !!! j'espère que ma soluss est pas non plus trooop tiré par les cheveux !!! ... si elle l'est mais tant pis ! J'assume !!!

Voilà la suite !!! et merci encore pour vos commentaires !














*** * ***






- L'âge n'a rien à voir, Sirius. Je...tu ne sais pas tout ce que j'ai su qu'il se passait.


Lisa parlait calmement et doucement mais sa colère, son reproche étaient palpable : Sirius sentait qu'elle était vexée plus qu'autre chose. Vexée qu'il croie qu'elle ait pris cette décision sur un coup de tête sans mesurer ces paroles.



- J'ai mis du temps à me demander si j'étais prête à le voir, et je le suis. Je veux participer, je veux me rendre utile.



- Participer à quoi ? A une boucherie ? Tu en as tant envie que ça ? Lisa, des gens comme nous se battent pour que des gens comme toi, puissent prendre le relais, plus tard. Pas maintenant, tu dois vivre, enfin ! C'est beaucoup trop tôt !


Elle le regarda un instant, retenant des larmes. Il ne comprenait pas...un fossé les séparait désormais.



- Sirius, dit-elle en essayant de se calmer. Je sais que ce n'est pas facile pour toi d'accepter tout ce que je viens de te dire, mais en plus je viens te dire que je ne te demande pas ta permission, Sirius.


Sirius détourna son regard d'elle et fixa la cheminée, avachi dans le canapé.



- Je...c'est une décision que j'ai prise depuis le début de l'année...bégaya-t-elle, cherchant à attirer son regard sur elle. Comprend-moi ! Je n'ai rien à faire à Poudlard. Je ne vis que pour les nuits que je passe avec le professeur Dumbledore ! Je...les cours ne me servent vraiment à rien !



- Tu ne peux pas joindre l'Ordre juste parce que tu t'ennuies, Lisa, dit-il lentement, la voix détachée de tout sentiment. C'est tellement, n'importe quoi.


Il ne la regardait toujours pas, il trouvait sa décision tellement immature.



- Je comprends mieux que personne que tu t'ennuie à Poudlard, mais ce n'est pas une raison pour...
- Je SAIS ! elle le regardait, elle était agitée de gestes nerveux.


Elle n'avait jamais été comme ça, ce n'était pas la même Lisa qu'il avait connu.



- Il n'y a pas que ça, mais je ne vis que plus pour l'Ordre, j'aide depuis que je suis à Poudlard l'organisation de ce groupe, je l'ai vu grandir et aujourd'hui je veux le rejoindre ! Sirius, ne me dis pas que tu ne me comprends pas...



- Je ne t'ai jamais compris, Lisa, dit-il durement. Et ça ne m'a jamais autant gêné que maintenant.
- Sirius...murmura-t-elle.
- Lisa, je...il passa sa main dans ses cheveux, sa voix était toujours calme. Pourquoi est-ce que tu es là, si tu n'en a rien à faire de ce que je pense ?




- Je...je voulais que saches, mais ne dit pas que je n'en ai rien à faire de ce que tu penses, sinon je ne t'aurai rien expliqué.




Elle se leva, en se mordant la lèvre. Le regarda, il avait toujours le regard obstinément fixé vers la cheminée. Son cerveau était en train d'agglutiner tout ce qu'il venait d'apprendre.



Elle était proche de la porte quand Sirius se leva, et sans se retourner, lui faisant dos, il dit :



- Lisa. Je ne te connais pas, alors ?
- Ça a toujours été moi, Sirius, dit Lisa en se retournant, les yeux brillants.
- Admettons que je...faisons abstraction de tout ce que je pense sur l'ordre. Humpf...


Il se retourna finalement.



- Reste, il faut qu'on tire tout ça au clair.
- C'est quoi le tout ça ?



Et là, il la retrouva.



- Tu es émancipée. Alors tu vas vivre où ? A Poudlard ?
- Non. Ma mère à trouver un appartement sur le chemin de traverse, elle va vivre avec moi. On devrait signer d'ici quelques jours.
- Si je me souviens bien, ce n'était pas ce qu'on avait prévu... tu devais avoir 17 ans et vivre avec moi pour joindre l'ordre...




Elle le retrouva. Sa voix était encore un peu froide, et il était très amer, mais aucun doute ne faisait qu'il dissimulait un sourire à l'évocation de ce souvenir.



- Je suis désolée... je ne pouvais plus attendre...



Il la regarda. Après un bref silence, il lui demanda tout de même :


- Cette décision, elle n'a rien à voir avec moi, n'est-ce pas ?
- Non, répondit-elle. J'y pense sérieusement depuis le début de l'année dernière.


- Mais tu savais que j'allais rentrer dans l'ordre ! s'emporta-t-il. Et Dumbledore, il sait que nous sommes, enfin que...



- Oui, il le sait. Je peux t'avouer que ça ne lui a pas vraiment plu, dit-elle en dissimulant à peine un sourire, mais enfin, il sait qu'on se connait depuis longtemps, et enfin, il est heureux pour nous.



- C'est vrai ?
- A peu près...dit-elle en rigolant.
- Mais tu me jures que ce n'est pas à cause de moi que tu as pris cette décision ?
- Oui ! Je te jure ! Enfin, c'est vrai que le fait que t'y soit, c'est un plus, mais sinon, ça n'a rien à avoir !
- Si j'avais un an de moins, tu serais resté à Poudlard ?



- Non. En vérité, depuis que j'ai été admise à Poudlard, je n'ai jamais pensé que j'y resterai les 7 ans. Et avec l'agitation grandissante, je ne me voyais pas passer mon année à Poudlard...Ma décision a été prise avant qu'on soit ensemble.



- Ok, bon j'imagine que tu as suffisamment mesuré le pour et le contre. On va dire ça.



Il se rapprocha d'elle et la prit dans ses bras.



- Je ne peux rien te dire pour te faire changer d'avis ?
- Non.
- Vraiment pas négociable ?
- Non, dit-elle en rigolant, sentant sa main se balader dans son dos.
- Bon, très bien. Tu n'as rien prévu aujourd'hui ?


- Non, je pensais que les explications prendraient plus de temps...que tu me croirais si facilement, ajouta-t-elle après qu'il lui ait lancé un regard étrange.



- Ah... Et avec ta mère, ça se passe comment en vérité ?
- Tout ce que je t'ai dit à son sujet est vrai ! Je ne t'ai jamais menti !


- Ouais, tu ne m'as pas simplement tout dit...dit-il, grognon.
- Je suis désolée...


Sirius la jugea un instant avant de céder :


- C'est vrai que c'est pas non plus le truc qui est super facile à glisser dans une conversation.


Il l'embrassa rapidement avant de se diriger vers la cuisine.


- Envie de manger quelque chose ? Je suis sûr que tu es debout depuis l'aurore !


Ils passèrent le reste de la journée ensemble. Se parlant beaucoup, s'étreignant souvent...et s'embrassant peu. Ils avaient juste eu besoin de se retrouver, ils se sentaient juste bien ensemble.



- Tu veux dormir ici ? demanda sur le ton de la conversation en se levant de table.
- Heu...je ne sais pas, je devrai en parler à ma mère.
- Tu peux lui dire de passer si tu veux, dit Sirius toujours sur le ton de la conversation.
- Tu veux...rencontrer ma mère ? demanda Lisa en reposant prudemment son verre.


- Pourquoi pas ? Y'a un problème ? demanda Sirius par-dessus son épaule alors qu'il se penchait pour prendre du lait.



- Je...non, c'est pas comme si je lui avait jamais parlé de toi, mais heu...tu ferais mieux d'un peu plus t'habiller si elle doit venir !



- Ah ouais...dit Sirius en rigolant, après avoir réalisé qu'il ne portait en effet qu'un simple pantalon qu'il avait enfilé. Tu veux la contacter dans ma chambre ?



Lisa hocha la tête mais s'empressa d'ajouter, en débarrassant la table :


- Mais tu devrais vraiment enfiler une chemise avant ! La connaissant, elle serait capable de venir illico presto !



*** * ***




Lisa fut à peine sortit de la chambre en adressant un sourire à un Sirius confiant que l'on frappa à la porte. Méfiant, Sirius fit signe à Lisa de rester en arrière.



Une jeune femme de 36 ans le détailla de haut en bas, et déboula dans l'appartement. Mère et filles parlèrent dans une langue que Sirius ne connaissait pas mais qu'il n'eut aucun mal à identifier : le français.



- Hum.. exciousé-mwa Ma'ame Sowyer ? [ndlr : en français dans le texte]




Madame Sowyer se retourna en le regardant férocement jusqu'à ce que Lisa lui dise quelque chose qu'il ne comprenait pas agrémenter d'un coup de coudes.



Dès lors, son visage retrouva sa beauté : ses traits étaient aussi fins que ceux de Lisa, elle était à peine plus petite qu'elle, portait une élégante robe en velours, ses cheveux étaient blonds, et une lueur calculatrice et manipulatrice brillait dans ses yeux marron.



Elle ne ressemblait en rien à sa fille, songea Sirius, mais s'il devait la décrire en un mot, il la définirait comme élégante, chose qu'elle avait légué à sa fille.





>> Un petit avis sur cette suite ???

# Posté le jeudi 05 juin 2008 17:34

Modifié le lundi 16 juin 2008 15:20

Première matinée mouvementée.

Tout d'abord, je voudrais m'excuser, chers lecteurs pour le temps d'écriture...comme excuse, je peux simplement évoquer une panne d'inspiration, et je dois vous admettre que ce chapitre est pas tip-top, j'attends d'avoir des nouvelles de miss black pour améliorer tout ça. J'ai répondu à vos commentaire via commentaire et je suis là encore désolée parce que je pensais que skyrock mettrait le nom de la personne à qui je réponds, enfin j'espère que vous trouverez la chaussure qui vous ait destiné (pardon, je voulais dire la réponse ^^)
En tout cas, je vous remercie pour vos commentaires qui m'ont fait réaliser que fallait quand même mettre la suite un jour ! MErciiiii pour votre soutien. têve de bavardage, voilà la suite !



Première matinée mouvementée.




Après les salutations formelles, Lisa et sa mère commencèrent à échanger des paroles virulentes que Sirius ne comprenait pas. Il s'assit à table et les regarda, ébahi. La mère claqua la porte et Lisa adressa un mince sourire à Sirius.



- Il s'est passé quoi ? demanda-t-il avec un franc sourire.
- Je sais que ça n'en a pas l'air mais elle t'a fais plein de compliment...
- Ah ouais ? demanda-t-il en lui tendant la main pour l'installer sur ses genoux.


- Hum hum ! acquiesça-t-elle en se logeant dans le creux de son coup. A l'en croire tu ressembles beaucoup à mon père ! rigola-t-elle. Elle a aussi félicité ton autonomie...
- Mais ?
- Mais elle n'aime pas l'idée que je dorme chez toi ou que je reste avec toi.
- Ah. Donc ?
- Je lui aie dit d'en parler avec Albus mais je doute qu'elle le fasse, elle sait très bien que je sais ce que je fais.
- Toujours ?


- La plupart du temps. Mais c'était sa manière de rester dans ma vie. Si elle avait tout approuvé je ne penserai plus autant à elle.


- C'est vrai que t'es mature pour une gamine ! plaisanta-t-il en lui tapotant le bout du nez avec son index.


Leur baiser rempli de sentiments fut rompu par un délicat son :



- PAAAAAAAAAAAATMOOOOOOOOOOOOOOOOL ???????!!!!!!!!!!!

- Je crois que c'est James, dit Sirius en l'embrassant doucement, je reviens.


Lisa se leva pour laisser passer Sirius qui trottina jusqu'à sa chambre à la recherche de leur miroir ; il fut guidé dans sa recherche par les égosillements de James. Lisa en profita pour s'allonger sur le canapé de Sirius, dans le salon.



- Ha ! Salut vieux, j'essaie de te joindre depuis 10 bonnes minutes ! Depuis quand tu te sépares du miroir ?
- Depuis que Lisa est venue me voir.
- Lisa ? Sowyer ? Mais elle est pas censée être à Poudlard.
- Si, c'est une longue histoire.
- Ouais, ça m'a pas l'air net, tu veux pas me raconter...
- Pas comme ça, James. Ça va, toi ?
- Ouais, ouais, tranquille, je suis bien rentré et tout, je voulais savoir ce que tu faisais ce soir.
- Pas de missions pour l'instant, mais demain je vais en repérage.
- Ouais, je pensais faire ça aussi. On se donne rendez-vous à l'aube ?
- Heu...tu veux pas vers 8h plutôt ?
- Patmol...
- Allez, s'te plaît. Juste cette fois.
- Ok. Ok. T'as raison, vaut mieux que tu profites...mais attends ! Lisa va dormir chez toi ?
- Ouaip.
- Ah. Ok. Bonne nuit, alors.
- Merci, vieux. Toi aussi.
- Merci, à demain alors ! T'oublies pas, hein !
- Non-non ! T'inquiètes ! A demain !
- Ouais, à demain !



Sirius lança le miroir sur une pile de linge qui s'accumulait en face de son lit, avant de rejoindre le salon.
Lisa était étendue sur le canapé, son regard était lointain, elle fixait le plafond. Elle était très mignone. Pas spécialement belle, mais mignone à souhait. Son sourire était doux, son visage était marqué par la grâce mais pour Sirius, le visage de Lisa ne lui disait rien lorsqu'il n'était pas illuminé par son sourire ou cette manière si particulière qu'elle avait de faire bouger seule un côté de son visage, en général sa joue.


Sirius s'éclaira la gorge, elle se redressa lentement et lui adressa un sourire. Ils se regardèrent de longues secondes. Sirius lui tendit de nouveau la main. Elle parcouru les quelques centimètres qui les séparait lentement, et Sirius appréciait ce fait. Ils étaient véritablement en phase.



Elle mit sa main dans la sienne et se serra contre lui. Il la souleva comme un rien. Elle caressait son coup. Il caressait son dos. Tous leurs gestes étaient lents ce qui rendaient leur étreinte très sexy. Mais ce n'était qu'un effet secondaire, ils avaient juste besoin de sentir leur corps aussi proche que l'était leur esprit.

Sirius la posa délicatement sur son lit. Leurs baisers étaient tout sauf chastes, leurs mains se faisaient baladeuses, et même s'ils finirent la nuit en sous-vêtement, ils ne cherchèrent pas à aller plus loin. Ils se prodiguèrent tout de même du plaisir mais d'une toute autre manière.

Lisa se réveilla la première. Son corps chaud contre celui de Sirius, elle n'avait jamais vu son visage aussi calme, il avait l'air en paix. Elle n'avait jamais rien senti de semblable : comment faisait-il pour que chaque moment avec lui reste autant mémorable. Si cela continuait, elle allait devoir se fabriquer un cerveau qui ne recenserait que les moments passés avec lui. Elle se promit d'en parler à Albus, cela devait bien exister !



Sirius était aussi brulant qu'elle. Elle se serra plus fort contre lui. Il répondit à son étreinte sans même ouvrir les yeux. Les caresses se refirent plus pressantes, les baisers plus brulants. C'était trop bon. Ils aimeraient que rien ne les fasse sortir de cette chambre, de cet instant.
Un temps mort s'instaura finalement, un temps pendant lequel ils restèrent figés, les yeux plongés l'un dans l'autre. Front contre front. Un sourire finit par naître sur leur bouche.


- Salut...
- Salut...
- ...
- Tu veux un petit déjeuner ? demanda Lisa.


Il lui adressa un sourire carnassier. Elle rougit. Il l'embrassa sur la joue.


- Je vais nous préparer quelque chose.


Lisa cru un instant qu'il allait se lever et s'apprêter à en faire de même, mais elle vit qu'il ne se retournait que pour prendre sa baguette. Quelques minutes plus tard, un plateau se posa sur le lit. Les couvertures avaient finit par terre, et tous deux en plaisantèrent. La nuit avait été courte. Et le matin pointait son nez. Ils n'avaient pas beaucoup dormi, mais ne s'en plaignait pas. Ils se demandèrent un instant comment cela se faisait qu'ils se soient levés sans réveil, et trouvèrent pas de réponse.

Elle était pourtant évidente : ils avaient hâte de se réveiller côte à côte. Peut-être était-il trop tôt encore pour qu'ils se l'avouent.

Lisa ne bu qu'un café, Sirius, lui, dévora plus de la moitié du plateau, sous les yeux éberlués de Lisa.


- Je ne me souviens pas que tu aies un tel appétit !
- ...Quand j'ai fait de l'exercice la veille, se justifia-t-il, non sans un regard coquin, entre deux bouchés.
- Au moins tu manges proprement, se rassura Lisa.
- Quand on mange aux côtés de James et Peter, c'est une ambition que l'on veut atteindre !

Lisa éclata de rire.

- James mange comme un...
- Non...enfin ça dépend, disons qu'avant qu'il ne se rentre Lily dans la tête, il n'était pas très propre sur lui, enfin c'est un avis personnel.


- Ça ne serait pas plutôt une des rares bonnes choses que ta famille ait réussi à t'inculquer.
- Oh ! risqué de parler de ça dès le matin, Lisy...
- Je sais...je tente quand même.
- Tu n'as pas tord. Je pense... c'est fort possible, en vérité.


Sirius fit léviter le plateau hors de la chambre et se rallongea aux côtés de Lisa. Il ouvrit les rideaux de la chambre. Le ciel était terne, gris, maussade, de gros nuages menaçants planaient au-dessus de la ville, et pourtant, tout ce que Sirius et Lisa voyaient était magnifique. Ce gris devenait beau. Le maussade devenait poétique. Le menaçant devenait coloré.


Ils parlèrent de la mère de Lisa, de la première journée de cours à laquelle elle aurait du assister, aux ballades qu'ils pourraient faire en fin de journée quand...une plume de ph½nix apparu dans la pièce, portant un parchemin.


- Albus !
- Dumbledore !


En une fraction de seconde, tout leur revint en tête : la guerre, l'ordre qui devait s'activer, les missions à mener.


- C'est pour toi ? dirent-ils à l'unisson.


Ils éclatèrent de rire, mais Lisa qui avait été la plus proche du parchemin l'avait dans sa main et l'ouvrit. Albus s'adressait bien à elle et lui demandait de la rejoindre à l'endroit habituel.


- Et c'est quoi cet endroit habituel ?
- Peux pas dire, tu t'en doutes.

Sirius maugréa mais cela fit rire Lisa qui le poussa hors du lit.

*Hey ! C'est mon lit !*

- PATMOOOOOOOOOOOOOOOOOL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

- Oh ! merde ! s'exclama Sirius en regardant sa montre, sans sursauter alors que Lisa avait fait un bon d'un mètre.


- Je suis désolé, vieux ! dit Sirius en prenant son miroir.
- De qui tu te fous ? Je vois Lisa je te signale, et elle n'est pas très habillée.


Lisa se laissa tomber hors du lit en guise de protection.



- B'jour, James...
- Salut ! Dis, tu voudrais bien habiller ton copain, parce que ça va faire trois heures que je poireaute en l'attendant.

- Je suis là dans 15 min, lance le chrono.
- Non, laisse tombé, on tirera rien avant 1h, prends ton temps. Je te raconterai ce que j'ai vu ce matin.
- Je me dépêche, dit Sirius.


Ils éclatèrent de rire mais se dépêchèrent tout de même pour s'habiller et se laver (« les douches à deux sont plus rapides ! » ; « tu es sûr ? » ; « Mais oui, viens ! »).




*** * ***



Pas trop choqué par la guimauve ? Je suis vraiment pas fière de moi, désolée ! Surtout que je ne publierai pas avant 20 jours (vacances obligent) mais promis quand je rentre je vous le refais en mieux et un chapitre supplémentaire en prime !

Bon été à vous !

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 17:48

L'anniversaire


La guerre faisait rage. L'ordre du phoenix se réduisait à vu d'½il, et les confrontations avec les mangemorts se multipliaient.

Encerclés, James, Lily et Sirius tentaient de faire face à quinze farouches fidèles, des Rafleurs pour la plupart, des brutes sanguinaires qui s'attaquaient à l'école du quartier des parents de Lily. Une chance qu'il fut dans le coin, et une tragédie que les parents de Lily perdirent la vie en essayant de protéger les plus faibles.
Ils étaient tous écorchés et ne voyaient guère comment s'en sortir indemnes, dans le même temps, ils cherchaient à protéger la population locale qui s'ameutait, attirée par le bruit.


- C'est les Potter et Black ! hurla un des fidèles.
- Hors de question qu'on fasse demi-tour ! Le Seigneur des Ténèbres nous récompensera si on lui livre leurs têtes ! répliqua un autre.
- Ils sont très forts, souffla un rescapé d'une attaque de Lily.
- Visait les molus ! Ils cherchent à les protéger ! C'est notre seul moyen ! leur indiqua le plus malin de la bande.

Il était en effet hors de question pour James, Sirius et Lily d'abandonner les innocents...

Alors qu'ils commençaient à vraiment paniquer, qu'ils envisageaient d'envoyer Lily chercher du renfort, trois fidèles tombèrent face contre sol.

La joue balafrée, encore sonné de par sa chute en évitant un sort, James hurla à une jeune fille qui se tenait en plein milieu du champ de bataille.

L'½il à mi-fermé, d'où s'échappait du sang, suite à une explosion, Lily lança un sort pour éloigner la jeune fille qui se tenait devant elle, comme pour la protéger.

Plus loin, Sirius l'avait vue apparaître de nul part. Il connaissait cette silhouette. Sa voix lui parut suppliante lorsqu'il lui demanda de s'écarter.

Mais devant eux, la jeune fille agitait sa baguette. Plus aucun sort ne les atteint. Les Rafleurs comprirent rapidement que leur seule solution était encore de déguerpir.

Doucement, lentement, James et Lily se relevèrent. Ils observèrent l'étendue des dégâts et invitèrent les moldus à rentrer chez eux, tout en rangeant leur baguette. Une chance qu'ils furent en habits moldus.
Du coin de l'½il, ils notèrent la tension qui émanait des traits de leur ami. Il ne chercha pas à aller calmer la population. Il se dirigea directement vers la jeune fille. Ils entendirent sa voix dure. D'autres sorciers apparurent bientôt.

James et Sirius connaissaient la procédure. Ils devaient disparaître rapidement s'ils ne voulaient pas avoir à rendre des comptes.

- Patmol ! Il faut y aller maintenant, lui conjura James.

Il le vit acquiescer et murmurer « Godric » en même temps qu'il fermait son bras autour de la jeune fille.

- Sirius, lâche-moi ! S'énerva Lisa en s'extirpant le bras de son emprise, alors qu'ils arrivaient au bout de la rue de James et Lily.
- Est-ce que tu es folle ou complètement inconsciente ?
- Chut ! lui implora Lily qui venait de les rejoindre.

Lily cacha tant bien que mal sa surprise lorsqu'elle reconnut Lisa. Ils firent le trajet jusqu'au manoir en silence. James vint soutenir Lily qui s'était foulée la cheville dans la bataille.
Arrivés au manoir, Sirius se laissa tomber sur le canapé et d'un geste de la baguette, il expulsa sa chaussure qui laissa respirer une chaussette sanguinolente.

Bien qu'il fût toujours en colère, il laissa Lisa examiner sa blessure et en quelque coups, ses blessures s'étaient refermés, laissant un trou là où se tenait un orteil.

- Avec une potion adéquate, on pourrait t'en faire repousser un, sourit-elle
- Je crois qu'il doit m'en rester du jour où James s'était fait coupé son pouce, répondit d'une voix las Lily

Elle soigna également son oreille et coup qui saignaient légèrement. Les blessures de Sirius restaient superficielles comparées à celles de Lily qui en plus de son ½il, avait été touchée à la cuisse et aux bras, la plupart de ses blessures provenaient de projectile ou d'atterrissages plus ou moins réussi lorsqu'ils essayaient de s'abriter. Ainsi James s'était déboitée l'épaule et avait récolté une joue balafrée.

Lisa n'eut pas grand mal à les remettre d'aplomb. Ce qui énerva d'autant plus Sirius.

- Merci, lui sourit James, toujours aussi ébahi de se faire soigner si professionnellement par la petite Lisa.
- Je ne sais pas comment nous aurions fait sans toi, renchérit Lily.
- Comment as-tu su où nous étions ? lui demanda d'un ton neutre Sirius.
- Tu tardais à rentrer et je voulais te parler, expliqua Lisa en haussant les épaules.
- C'est vrai, je t'avais promis de rentrer à l'heure pour ton anniversaire, se rappela Sirius. Je suis désolé, s'excusa-t-il d'une voix on ne peut plus neutre.
- C'est ton anniversaire ? s'ébahi James.
- Wahow ! Joyeux anniversaire ! s'exclama aussitôt Lily en la prenant dans ses bras. Mais ça te fait 17 ans, n'est-ce pas ?
- Oui, sourit Lisa entre deux accolades du jeune couple.
- Vous allez fêtez ça en amoureux ? questionna tendrement Lily.
- Lily, soupira James.
- Je crois que c'est ce qui était prévu, répondit Sirius d'un ton égal.

Sa réplique fut accueillit par un léger froid.

- Hé bien, en tout cas, ça m'a fait très plaisir de te revoir, sourit Lily. Si tu – vous – voulez passer dans la soirée...ma – notre – porte vous est ouverte !
- En même temps, commença prudemment Sirius, on n'est pas obligé de partir tout de suite, acheva-t-il en échangeant un regard avec Lisa.
- Si on ne dérange pas, sourit-elle.

- Parfait ! s'exclama James. Maintenant laisse-moi te dire que je reste...stupéfait ! C'est incroyable comment tu as changé !
- Ça va faire trois ans que tu ne l'as pas vue, Cornedrue, s'impatienta Sirius toujours tendu, rien de bien étonnant à ça !

- Hé ! La faute à qui, Monsieur Je-fais-des-secrets !
- Je ne faisais aucun secret ! Moi-même je ne la vois pas beaucoup !
- A cause de Dumbledore ? s'enquit Lily.
- Ça, j'en sais fichtrement rien, s'impatienta Sirius.
- Oh Sirius, s'il te plait, l'implora Lisa.
- C'est vrai, la défendit Lily. On ne devrait pas chercher à rejeter la faute sur qui que ce soit. Après tout, nous sommes en temps de guerre, et le plus important est que nous sommes tous là, aujourd'hui, ensemble et vivant, pas vrai ?
- Hum, acquiesça James en croisant le regard de son ami. On va vous laisser seul, le temps de préparer un festin. Vous pouvez monter à l'étage si vous voulez.

James tira sur le bras de Lily pour l'entrainer dans la cuisine, le temps pour elle de lancer un « n'hésite pas à faire visiter Lisa ! » à Sirius.
Lisa sourit mais ne put croiser le regard de Sirius qui restait inébranlable. Elle trouva d'elle-même les escaliers et les monta.

En trois ans, sa silhouette était davantage celle d'une jeune femme que d'une jeune fille de 17 ans. Ses longs cheveux prenaient inexplicablement un ton plus sombre que la nuit, eux qui étaient d'ordinaire brun et brillants. Mais cela faisait déjà longtemps qu'elle avait cessé de chercher à élucider leurs secrets.

Arrivés en haut, Sirius passa devant elle et rentra dans une chambre où ne restaient qu'une armoire et un lit rapiécé.

- Tu voulais me dire quelque chose ? demanda-t-il.
- Avant ça, énerve toi, l'invita Lisa, en s'asseyant sur le lit.
- A quoi ça servirait ? Tu me dirais une fois de plus que tu fais ce que tu veux, ce que tu peux, que tu peux faire la différence...je connais la chanson !

- Alors tu vois qu'on ne s'en sort plus. Quand est-ce que tu vas accepter l'idée que je me batte ? Tu m'as vu à l'½uvre tout à l'heure ! Tu as bien vu ce dont je suis capable !

- Parce que tu vas me faire croire que Dumbledore te demande de combattre des Rafleurs ? Je me doute bien qu'il te donne des missions d'infiltrées ou je-ne-sais-quoi ! Ce sont des missions où tu peux faire descendre par le plus minable des sorciers ! Ils peuvent te prendre au dépourvu n'importe...

- Je SAIS ! Je le sais, Sirius. Mais on est à un point où...il faut prendre des risques. Tu le sais aussi bien que moi et...j'ai demandé à Albus de prendre du recul.
- Pourquoi ?
- Parce que...je sens qu'on s'éloigne et que je ne le supporte plus.

- Tu...tu passes trois ans à me dire que si je ne le supporte pas tu n'hésiteras pas à me quitter..Trois ans qu'on est sur le point de rompre tous les 15 du mois et...maintenant soit-disant à cause de nous, tu veux me faire croire que tu veux prendre du recul ? J'ai vraiment l'air si con, Lisy ?

- Ok, j'ai d'autres raisons, mais je ne suis pas encore prête à te le dire, ça te va ?
- Pourquoi !
- Parce que tu te conduis comme un crétin depuis trop longtemps !
- Je...QUOI ?

- T'es incapable de contrôler tes nerfs, Sirius ! J'en ai plus qu'assez d'être celle qui doit te ramener au calme et te faire grandir ! Je suis censée être la benjamine ! Je suis censée être celle qui se laisse guider, qui se fait cajoler et qui doit pouvoir rentrer et avoir quelqu'un de tendre auprès d'elle ! Au lieu de ça...je ne peux même pas fêter mon anniversaire avec mon petit ami en toute sérénité !


Ils se regardèrent en silence. Sirius l'aurait sans doute mal pris si c'était la première fois que Lisa lui adressait de tels reproches. Malheureusement, depuis déjà un mois, elle en avait fait son refrain quotidien, et n'était pas sensible aux efforts considérables que faisaient Sirius.

Mais comme toujours, depuis un mois, il se confondit en excuse.

- Lisy...tu sais que je t'aime, pas vrai ?
- Je crois...
- Je t'aime. Depuis...je ne sais plus quand, et je ferai des efforts. Encore et toujours. Pour toi, pour nous. Je t'aime.

Ils se regardèrent tendrement et Lisa ne pu que sourire d'énervement en le voyant si sincère. Il devenait plus beau de jour en jour, songea-t-elle. Ses cheveux courts rendaient ses oreilles plus adorables que jamais – elle les adorait tant.

Elle le laissa l'embrasser plus passionnément qu'elle ne l'aurait pensé.

- Tu savais que 17 ans est la moyenne des jeunes filles qui perdent leur virginité ? lui murmura-t-il à l'oreille.
- Vraiment ? Et en moyenne, est-ce que ça se passe chez des amis ?
- Hum, il me semble bien...

Lorsqu'ils descendirent, ils n'étaient plus les mêmes : plus détendus, plus amoureux, plus heureux. James et Lily reconnurent le couple qu'ils avaient connus à Poudlard.

- Ok, lança James en débouchant une bouteille de champagne. On a pas vraiment de cadeau à t'offrir, Lisa, mais, on a pensé que tu pourrai peut-être apprécier une nouvelle qui est tombée...assez récemment.
- Hm, j'espère que Lily n'est pas enceinte, rit-elle en désignant la bouteille de champagne.
- Pas loin, rit à son tour Lily.
- Cornedrue, soupçonna Sirius.
- J'crois que Patmol a trouvé ! resplendit James.
- Vous...vous...être fiancés ? s'étonna Lisa.
- Dans la cuisine, rit Lily.

- C'est...romantique, éclata de rire Lisa en venant serrer dans ses bras Lily alors que les garçons ne cessaient de se donner des coups gentiment avant de tomber dans les bras l'un de l'autre.
- Sirius est témoin, expliqua Lily.
- C'est génial ! se réjouit Lisa. James a déjà fixé une date, j'imagine, non ?
- Dans un mois, acquiesça Lily. On en avait déjà parlé, pour être honnête.
- Je m'en doute, sourit Lisa, ne doutant pas de l'indépendance de Lily.
- Allez, champagne ! s'exclama James.
- Pas pour moi, James.
- Quoi ? Mais t'as 17 ans ! Tu peux enfin boire un coup avec nous sans nous faire plonger dans l'illégalité !
- Et je prends très à c½ur tes risques, Cornedrue. Mais je ne peux pas...
- Tu dois t'absenter ce soir, pas vrai ? se douta Sirius. Mission ?
- Je suis désolée, répondit Lisa.

En rentrant, Lisa s'évinça en effet. Deux heures. Puis elle revint, soucieuse mais heureuse auprès de Sirius, lui promettant de ne pas faire d'imprudence...

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 22:46

Modifié le lundi 07 septembre 2009 16:06