man : merci bcp !!! une de tes fics préférées ? wahah *_* merci :) :) hésite pas à me faire part d'autres remarques constructives dans ce style, elles ne me font jamais mal et ne gonflent pas mes chevilles, ne t'inquiète pas !!!!
hollaback-girl52 : meilleur chapitre ?? merciiiii j'essaie de continuer dans cette voie !!!!!
et à vous deux : merci énormément parce que quand on prends du plaisir à écrire, ça fait toujours plaisir de voir que c'est vraiment pas pour rien !!!!! DONC UN ENORME MERCI :)
Lisa dormait.
Sirius hésita entre lui faire peur et la réveiller doucement, il finit par opter pour la dernière option : réalisant que lui faire peur signifiait révéler sa présence dans le dortoir à l'école entière.
- Lisa ? Tu dors ? ne cessait-il de la questionner en la secouant légèrement.
- 'c'qui s'passe ?
- Bonsoir !
- Sirius ! Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ça te dis de passer le reste de la soirée avec moi ?
- Oui, dit-elle en fermant les yeux, comme pour se rendormir.
- C'est-à-dire que ça me paraitrait plus sympa si tu étais réveillée...
- J'arrive, murmura-t-elle en se levant les yeux fermés.
- Tu dormais ?
Elle ouvrit les yeux pour lui jeter un regard noir.
Il avait un sourire étincelant.
Elle secoua la tête et avança en direction de la sortie.
- Heu ...il faudrait que tu prennes ta baguette, dit-il en lui attrapant le bras.
- On ne va pas dans la salle commune ? demanda-t-elle méfiante, en la récupérant.
- Je vais avoir besoin de ton aide.
- Pour quoi ? demanda-t-elle de plus en plus suspicieuse. Sirius, si tu es venue me demander de travailler pour les maraudeurs, tu sais que...
- Comme si j'allais te demander ça, répondit-il méprisant. J'ai besoin de toi pour descendre les escaliers, dit-il d'un ton radicalement diffèrent.
Lisa ne se formalisait jamais du ton méprisant que pouvait parfois avoir Sirius. ça lui prenait parfois, ça ne durait jamais avec elle. Elle pensait que c'était une sorte d'habitude qu'il avait avec les autres, un genre de réflexe machinal.
Ses amies avaient surpris ses sursauts. Une vraie scène. Mais Lisa ne voyait rien d'alarmant ou d'irrespectueux : Sirius était hautain. D'autres peuvent grincheux ou susceptible. Lui, son truc c'était d'être hautain.
Des traces de son passé chez les Black. Il n'aimait pas qu'on le lui fasse remarquer. Il s'était déjà nettement amélioré. Alors à quoi bon ressassé ?
- Comment ça ?
- C'est facile de monter, mais pour descendre j'aurai besoin que tu me lévites.
- Mais comment tu faisais les dernières fois ?
- James, répondit-il en haussant les épaules.
- Mais tout le monde pouvait te voir ?!
- Bien sûr que non ! Alors tu m'aides ?
- Heu oui, bien sûr.
Il était tard, Lisa avait sommeil mais elle n'eut aucun mal à le faire descendre. Cependant, pour une fois qu'elle était en situation de pouvoir sur Sirius, elle ne se priva pas de lui faire des petites peurs.
- Ça t'as réveillé, on dirait.
- C'est vrai , mais ça aurait été plus efficace si tu t'étais un peu défendu.
- J'ai pour principe de ne pas utiliser ma magie contre une Lisa.
- Pourquoi ?
- Mon côté bristish, j'imagine.
Ils entrèrent dans leur salle de classe déserte. Sirius pointa sa baguette et commença à transformer la salle piteuse en chambre .
Le tableau devint un miroir. Il détacha les rideaux, cachant les fenêtres à barreaux.
Les bougies devinrent des lucioles qui éclairaient faiblement la pièce, tandis que les pupitres et autres tables, des couvertures.
Il mit plus de temps à confectionner le lit et oreillers avec les armoires et leurs tiroirs. Lisa l'aida sur ses conseils.
L'assemblage terminé, Sirius se jeta sur le lit deux places à baldaquin.
- C'est déjà plus agréable, non ?
- C'est sûr, dit Lisa abasourdie.
Elle s'assit prudemment sur le lit, comme si elle s'attendait à ce qu'il disparaisse à n'importe quel moment.
- Tu n'es pas à l'aise, Lisa. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, répondit-elle précipitamment.
Il la regarda perplexe.
- C'est rien, ça va passer.
- Qu'est-ce qui va passer au juste ?
- Ce...ce sentiment de malaise.
Il s'assis à son tour en face d'elle.
- Tu veux peut-être me dire pourquoi tu es mal à l'aise ?
- Heu...je sais pas trop pourquoi, en fait.
- C'est à cause de moi ? demanda-t-il en souriant.
- Non ! Non ! Pourquoi ?
- Une habitude des filles, répondit-il simplement. Elles ne savent pas se comporter normalement avec moi. Je me souviens que y'a bien eût une période où j'ai crût qu'elles étaient toutes stupides.
- Stupides ? répéta-t-elle abasourdie.
- Ouais. Enfin, elles faisaient toujours des tas de trucs étranges. Pis, j'ai réalisé que c'était juste quand j'étais là qu'elles agissaient bizarrement.
- A ce point ?
- Je te promet ! C'est Lily et Mary qui m'ont fait réaliser que vous étiez...normales ?!
- Lily m'a dit que les moldus avaient mis à peu près 20 ou 19 siècle en moyenne pour le réaliser, dit-il en rigolant, après un silence.
- Mais...ta mère ?
Il ne répondit pas, reniffla d'un air méprisant.
- Je crois que le pire dans tout ça, c'est que j'arrive à te croire.
Ils continuèrent de discuter...de longues heures.
Ils ne pouvaient pas s'arrêter de discuter, ils laissaient leur lèvres exprimaient ce qu'il pensait sans avoir besoin de réfléchir.
Le cerveau était bien présent mais eux-mêmes avaient l'impression d'assister à la scène d'un point de vue extérieure tant ils se sentaient bien, et paradoxalement jamais ils ne s'étaient senties aussi vivants.
Mais la bassesse du monde réelle ne mit pas long feux à les rattraper, pourtant ils ne voulaient pas quitter leur monde si parfait.
Aussi se forçaient-ils à ne pas s'arrêter de parler bien que leur langue et palais demandandaient répis, que leur pommette les faisaient souffrir à force de rire, que leurs fesses, leurs genoux, leurs coudes, leurs coups, leurs dos les faisaient mal parce qu'ils ne trouvaient pas de positions suffisament confortables pour parler et et se regarder en face.
Lisa n'avait pas de montre, pourtant elle mourait d'envie de savoir quelle heure il était, aussi se laissait-elle bercer par leur conversation, puis n'y tenant plus, elle interrompit leur conversation :
- attends ! Je te coupe 2 secondes, je voudrais juste savoir quelle heure il est ?
- A ton avis ? demanda-t-il sans regarder sa montre.
- Je sais pas, ça doit faire 1 heure qu'on discute mais je sais même pas quelle heure il était quand tu es venue me chercher...je dirai 3h à tout casser.
- Il est 5 heures, mais ça fait 3 heures qu'on discute !
- WOW !
- comme tu dis !
- tu veux te coucher un peu ?
- m'allonger, juste. Je commence à avoir tous mes membres engourdis !
- ouais, moi aussi ! surtout les coudes et le coup, en fait.
- c'est un peu obligé si on reste allongé sur le ventre !
- et toi, à rester en tailleurs, je suis sûr que tu as mal aux fesses mais que t'es trop fille pour l'avouer !
- Comment ça trop fille ? C'est pas vrai ! La plupart des filles sauteraient sur l'occasion pour te le signaler !
Il éclata de rire : un aboiement des plus rauques !
- En fait, je crois que la plupart des filles sauteraient sur moi, tout court...dit-il en levant les yeux au ciel.
- pfff ! elle lui envoya son oreiller dans la figure pour qu'il se taise et se retourne.
- Oh ! c'est riqué ce que tu fais, lisy, très riqué...
- Oh non ! dit-elle en mettant ses mains sur sa bouche, les yeux exorbités. C'est ta faute aussi ! Tu sais très bien que je n'aime pas quand tu parles...
- Lisa. Lisa. Rien, tu m'entends, rien ne justifie que tu utilises mon propre oreiller pour me frapper !
- C'est quoi cette règle ?
- J'sais pas, j'viens de l'inventer, dit-il en commençant à enlever sa robe de sorcier.
Lisa évita de regarder Sirius, pour se faire elle feint de devoir se lever pour pouvoir rentrer dans les couvertures, et prit tout son temps pour bien se caler dans les couvertures.
Sirius n'avait bien sûr rien remarqué, il ne se formalisait pas de ce genre de chose. En caleçon, il rentra dans les couvertures.
" C'est ridicule !" se disait Lisa. Elle dormait dans son lit quand il était chez lui.
Elle souvenait qu'ils rigolaient bien, qua jamais elle n'avait été gênée, mais alors qu'est-ce qui avait changé ?
Elle n'aima pas cette question et chercha à passer à autre chose dans ses pensées.
- Tu sais de quoi on parlait avant ? demanda-t-elle.
- Je pourrai me souvenir, mais pour ça il faudrait que je réflechisse.
- De toutes façons, c'est toujours comme ça quand on discute, tu as remarqué ?
- Qu'on ne se souvient jamais de quoi on parlait ?
- Oui ! ça finit toujours comme ça ! on s'interrompt pour un truc et on arrive plus à savoir de quoi on parlait.
- C'est pas comme si on cherchait de quoi on parlait ! A chaque fois on finit sur un autre sujet !
- Non, on refait la conversation et là on trouve quelque chose à rajouter sur le sujet !
Ils continuèrent de discuter, toujours en se regardant mais quelque chose avait bel et bien changé.
Au fil de la conversation, ils se rapprochèrent négligemment l'un de l'autre. Ils étaient à présent très proches.
Sirius posa l'air de rien sa main sur la hanche de Lisa.
Elle ne réagit pas. Peut-être n'avait-elle pas noté l'évenement, peut-être bien.
Lisa profita de la conversation pour pointer quelques secondes son doigt sur sa poitrine.
Ils riaient.
La jambe de Lisa tomba par hasard de l'autre côté des jambes de Sirius.
Il avait toujours sa main sur ses hanches. Ils continuaient de discuter mais cela devint de plus en plus dur d'allier la conversation aux changements de positions malencontreuses.

