Arranger une robe ?


merci maniac !!!!! tu pouvais pas me faire plus plaisir, et tkt, mon esprit ne cesse de vagabonder !!!










Sirius attendait Lisa dans son dortoir. Elle arriva quelques minutes plus tard.


- Je m'attendais à ce que tu la portes !

- Traverser la salle commune avec une robe de soirée irrécupérable ? ça m'a traversé l'esprit, mais je me suis dit que je préférai te réserver ce traumatisme !

- Alors je t'en prie, traumatise-moi !

- Un traumatisme à la fois, tu veux ? Tu ne voudrais pas te retourner ou...

- Oh ! j'en ai vu plus d'une Lisy !

Il scella la porte et lui jeta un sort d'impassibilité, en adressant un clin d'½il à la jeune fille, qui haussa un sourcil et le regarda d'un air peu convainque...

Il lui sourit en s'allongeant sur son lit, les yeux fermés.

- C'est bon ?

- Euh...avant, promet moi de ne pas rire !

- Humm non ! dit-t-il en se relevant, les yeux grands ouverts.

Il la regarda, sans sentir sa lèvre inférieur se décollait légèrement de la supérieure.

Sa robe était bleue marine, sans manche, elle s'arrêtait au-dessus des genoux. Serrée, elle lui moulait toutes ses formes.

- Sirius ?

- Je ne vois pas ce que tu lui reproches à cette robe, elle est parfaite ! finit-il par dire, l'air décontracté et joyeux.

- Tu veux dire, en dehors du fait de m'empêcher de respirer et de me donner l'air d'une...d'une... ?!

- Ouais, c'est ça !

Elle le regardait avec des yeux ronds, sans en croire ses oreilles.

- ok ! ok !

Il pointa sa baguette vers elle, et, un instant plus tard, elle eut la désagréable impression d'être nue.

Elle jeta un regard apeuré vers sa robe, mais vit qu'il l'avait tout simplement élargie, mais, étant sans manche, la robe avait commencé à glisser, elle la rattrapa, alors qu'elle dévoilait une partie de sa poitrine.

- Non ! Je te promets que c'était pas fait exprès ! dit-il en croisant son regard furieux.

Quelques coups de baguettes plus tard, la robe bien serrée au niveau de la poitrine, ne moulait que très légèrement les formes de sa propriétaire, et s'était allongée jusqu'au milieu de ses jambes.

- Qu'est-ce que tu en penses ?

- Il y a un miroir ?

- Viens par là.

Il lui adressa un clin d'½il et lui offrit son bras pour la guider jusqu'au miroir.

- Alors ?

Il se mit derrière elle, enroula ses bras autour de son ventre, et, posa son menton dans le creux de son coup. Dans le miroir, leur reflet dansait.

- Elle est magnifique ! Tu pourrais te lancer dans la mode...

- J'y réfléchirai...

Il lui déposa un baiser dans le coup, desserra son étreinte, puis s'éloigna d'elle.

- C'est normal que ça sert autant au niveau de la poitrine ? demanda-t-elle légèrement rouge, en se retournant pour lui faire face.

- Tu veux que je me risque à la desserrer ? répondit-il en souriant.

- Bah oui...elle est me...Oh non ! Non ! Non, elle est pas plus mal comme ça !

Il éclata de rire, en s'asseyant sur le lit le plus proche et ajouta :

- C'est vrai qu'avec ça, pas mal de personnes risquent de ne pas te regarder les yeux quand ils te parleront, mais...

Il s'interrompit.

Elle venait de s'asseoir l'air mal à l'aise sur le lit en face du sien.

- Hey ! Qu'est qu'il t'arrive ?

Il se leva, s'accroupit devant elle : en équilibre sur ses pieds, ses fesses sur ses talons et les mains de part et d'autre des cuisses de Lisa.

- Rien, c'est juste que je serai vraiment la plus jeune !

- Et alors ? Lisy, tu n'as que deux ans de moins que nous !

- Trois ! rectifia-t-elle.

- Tu es du premier janvier, justifia-t-il.

Il lui prit ses mains pour la forcer à se lever, et la faire valser.

- Mais, ils vont me trouver ridicule dans cette tenue !

- Qu'est-ce qu'elle a cette tenue ?! Y'a pas trois secondes, tu la trouvais superbe !

- Elle l'est ! Juste écoute moi, c'est moi ! Je..;

Il l'interrompit en la berçant dans ses bras, son torse contre son dos.

- Tu es magnifique ! Tu es intelligente, tout du moins beaucoup plus que la plupart des filles de ce collège !

Elle se retourna pour lui faire face.

- Comment je dois le prendre ? demanda-t-elle.

Sirius fronça les sourcils, l'air soudain mal à l'aise mais avant qu'il eut le temps de trouver une porte de sortie rapide, elle commença à le chatouiller. Il était très craintif, et, très vite, il se retrouva hilare, sur son lit.

A califourchon sur lui, elle continuait ses chatouilles. Il finit par réussir à bloquer ses mains. Elle s'interrompit.

Mit ses coudes sur son torse et la tête dans les mains, elle dit simplement :

- T'as une sacré bonne endurance quand même !

- Tu n'avais toujours pas remarqué ? demanda-t-il en haussant un sourcil.

- Hum...vaguement... mais je croyais que c'était de la frime

- Faut avoir les moyens de frimer, dit-il d'un ton moqueur.

Il la fit allonger près de lui et commença à jouer avec ses cheveux. Elle tourna son visage vers le sien, dans l'intention de lui parler mais soudain ils réalisèrent à quel point leurs visages étaient proches.

Sirius sentit la jambe de Lisa s'allonger contre la sienne, puis qu'il la caressé sensuellement.

Il ne comprenait pas ce qu'elle cherchait. Mais, il n'eut pas le temps de la questionner : quelques secondes plus tard, il fut reprit d'un fou rire, sa caresse lui faisait l'effet d'une chatouille et il ne faisait aucun doute qu'elle le savait.

Lisa était toujours souriante tandis que Sirius ne pouvait se retenir de rire.

Il réussit à la faire tourner : il était à présent au-dessus elle, les mains de part et d'autre du visage de Lisa pour éviter de l'écraser.

Leur visage était toujours aussi proche.

Elle cessa ses chatouilles.

Elle passa ses mains dans les cheveux de Sirius.

Il frotta sa joue contre la sienne.

Il embrassa sensuellement ses joues, son coup, sa clavicule...

Elle enroula ses jambes autour des hanches de Sirius.

Ils se regardèrent.

Il vit dans son regard qu'elle ressentait la même chose que lui.

Il plongea dans son coup pour le lui lécher sensuellement.

Il lui caressai le ventre, les hanches.

Elle se cambra sous lui.

Elle continua de caresser ses cheveux, sa nuque, son dos...

Il frissonnait, tandis que ses lèvres parcouraient son coup, son menton, sa joue, ses oreilles...

Elle décolla légèrement son buste pour prendre sa baguette qu'elle passa sur celui du maraudeur : le haut de sa robe de sorcier dévoilait à présent son torse.

Dès lors, ils ne se regardèrent plus, regardant simplement les parties de leurs corps. Le temps semblait s'être arrêté.

Il commença à caresser la peau de ses jambes sous sa robe.

Elle commença à passer ses lèvres légèrement entrouvertes sur son torse.

Elle les descendaient.

Il frissonna, sa tête s'enfonçant en arrière .

Il remonta Lisa jusqu' à son visage.

Il mit son poids stratégiquement sur elle.

Il caressa le corps de Lisa sur sa robe.

Mais, alors que ses lèvres s'approchaient de la poitrine de la jeune sorcière...il s'arrêta brusquement.

Il décolla son visage, ses lèvres de son corps.

Remonta son visage pour lui faire face, et n'embrassa que doucement son front, avant de poser le sien sur celui de Lisa.

Ils esquissèrent un sourire et doucement, naturellement, Sirius se dégagea de son étreinte.


# Posté le mercredi 24 octobre 2007 04:49

Modifié le jeudi 15 mai 2008 17:26

Innatendue

Innatendue








Aucun d'entre eux ne laissa paraître un quelconque sentiment. Si quelqu'un était rentré, à cet instant, dans le dortoir il n'aurait jamais pensé que quelque chose d'inhabituel venait de se produire.

Sirius réparait sa robe, et Lisa lui demanda d'une voix anormalement calme et détachée :

- Tu comptes mettre quoi, toi, au bal ?

- Hm... tu le découvriras le jour voulu !

- C'est pas juste ! Tu connais déjà ma tenue ! s'exclama-t-elle en prenant malgrè elle une voix d'enfant.

- Oui, mais si tu l'avais achetée à Pré-au-lard à temps, tu ne me l'aurai certainement pas montrée !

- Comme si tu me l'aurais demandé !

Il avait posé ses mains sur ses épaules, et la dirigeait vers la sortie.

Il s'apprêtait à répondre mais elle poussa un cri.

- Je peux pas sortir dans cette tenue !

- Comment ça ?

- Elle n'est pas appropriée à une sortie dans la salle commune ! s'exclama-t-elle en lui tirant la langue.

- Quel exemple de maturité... répondit-il en lui tirant la langue à son tour, avant de sortir de la salle commune.

En bas, Peter semblait vouloir s'imprimer dans les yeux son manuel de sortilège, il tentait maladroitement d'exécuter les gestes d'un sort complexe, sous l'½il amusé d'une fille de 6ème année. Remus remuait les lèvres en lisant son livre d'étude des moldus, quant à James, il regardait négligemment son livre d'histoire de la magie, en baillant...

- Où est Lisa ? demanda James, un sourire en coin.

- Elle se rhabille, répondit Sirius lui rendant son sourire.

- Tu...Tu n'as quand même ppapas... commença Peter, lâchant sa baguette, abasourdi.

- Elle remet sa robe de sorcière ! répondit froidement Sirius, agacé par ses réactions stupides.

Il agitait sa baguette : celle de son interlocuteur s'envola pour lui atterrir dans les mains. Tandis que la jeune sixième année fixait à présent Sirius, rêveuse.

Lisa descendit et leur adressa un faible sourire, lorsqu'elle fût à leur niveau, James se leva et dit à voix haute :

- C'est bon, je peux rejoindre mon dortoir ? Pas de risque que je trouve de soutien-gorge sur le lit de ce vieux ? ajouta-t-il à voix basse, comme faussement inquiet.

- Normalement, aucun risque, répondit Lisa, imperturbablement calme, alors que Sirius secoua la tête, en poussant un soupir.

Les minutes passèrent. James n'était pas redescendu, il attendait Sirius qui ne se fit guère attendre.

- Tu es seul ? Je pensais que Lily t'aurais rejoins depuis le temps.

Son sourire se figea lorsqu'il vit que son ami était assis sur le lit en face du sien, un sourire triomphant au visage.

- Apparemment, tu ne t'es pas contenté de lui faire du pied ! Les couvertures semblent m'approuver !

- Cornedrue, va pas...

- Cherches pas d'excuse. Raconte-moi plutôt.

- On ne s'est même pas embrassé, il n'y a rien à raconter ! Les...

- Quoi ! l'interrompit James, sans s'en rendre compte. Ne me dis pas que tu l'as heinhein sans l'embrasser !

- Je ne l'ai pas heinhein !

- Patmol !

- Mais quoi ? C'est rien ! C'est juste devenu un peu chaud à un moment, mais il ne s'est pas passé grand chose, répondit-il en haussant les épaules.

James le regarda suspicieux, puis reprit constance. Après tout, c'était leur histoire à eux, et Sirius n'avait jamais demandé son aide : s'il en avait besoin, il serait là. Et Sirius le savait.





Lisa ne raconta rien à ses amies ce qui s'était passé ? Pourquoi ? Tout simplement parce que cette jeune fille d'éducation anglaise était légèrement coincée et ne savait pas très bien comment mettre des mots sur cette scènce. Sa bulle se referma une journée et le lendemain elle arrivait à faire croire sans peine qu'il ne s'était vraiment rien passé. Sans doute se l'était-elle intimement persuadée.






Sirius et Lisa ne reparlèrent pas de ce qui s'était passé et agissaient comme avant, devant un James étonné par leur comportement enfantin.

- Joli collier ! dit Sirius en rentrant d'une journée d'examens.

- Je trouve aussi, elle portait celui qu'il lui avait offert en deuxième année : la chaîne était enroulée et elle soutenait deux pendentifs, un lys et un chien. Au fait, pourquoi un lys, Sirius ?


En déposant sa robe fraîchement raccomodée dans sa commode, elle était tombé sur ce pendentif et l'avait mis, sans vraiment savoir pourquoi.


- Je le trouvais pas mal, et pour être honnête, c'était le dernier pendentif de fleurs qu'il restait.

Elle esquissa un sourire et poursuivit :

- ça symbolise la royauté chez les moldus, et l'éternité chez les sorciers.

- Je vois que tu t'es plongée dans de longues recherches...

- Non, c'est John qui me l'a dit, répondit-elle en haussant les épaules.

- Prewett ? le cavalier de Mélissa ?

- Euh...oui, pourquoi ?

- Rien. C'est juste que je viens d'apprendre son existence, et j'ai l'impression que depuis tout le monde m'en parle.

- Pourtant, il est dans notre maison, en sixième année et ses oncles sont assez connus.

- Je sais.

Il réussit à cacher son trouble : si vraiment Prewett lui avait parlé de la signification du lys, c'est qu'il la draguait...assez maladroitement, à son goût.

- Donc, la signification de ton collier devient moins énigmatique, chère Lisa : fidèle à un homme pour l'éternité !

- Vu comme ça...dit-elle en faisant une grimace qui fit rire Sirius. Il me paraissait plus sympathique dans l'ignorance...

- Quoi ? C'est mignon, tu trouves pas ça trop choux ? demanda-t-il en imitant une voix d'adolescente hystérique.

- Un peu vieux jeu...répondit-elle en se forçant tant bien que mal à ne pas exploser de rire, tentant d'avoir l'air d'un Sirius-froid-et-hautain-avec-un-balai-dans-les-fesses, qu'elle se plaisait tant à imiter, à son grand désarroi.

- Tu peux toujours te dire que...ce message est adressé à ton père...dit-il plus sérieusement, le ton légèrement grave.

Elle était étonnée de voir avec quelle simplicité il avait pensé à lui. Elle lui en avait vaguement parlé, et, vraisemblablement, il avait compris son importance à ses yeux. Pourtant, il ignorait les principaux traits de vie de son père...

- Je me souviens à peine de lui. Je ne sais quasiment rien de lui, mentit-elle, dans l'espoir qu'il en dise plus.

Il aurait bien voulu développé ce que cet homme lui inspirait, mais le cadre ne s'y prêtait pas...et puis, là, il avait la flemme ! Donc, deuxième solution : lui sourire et dévier le sujet « Tu comptes le porter au bal ? ».




****






Alors que l'interclasse sonnait, une immense explosion résonna dans le château : elle provenait de la grande salle, une horde de 7ème année déboulait dans la grande cour !


La dernière épreuve des ASPIC semblait s'être terminée.


Tous les élèves de dernière année étaient regroupaient en petits groupes, et hurlaient à en perdre haleine.



James et Sirius ne tardèrent pas à se détacher de la foule, au centre de la cour, ils firent venir leur balai, et commèrent à offrir de réelles performances de vol, après s'être débarrassés de leurs sujets et sacs qu'ils lancèrent à la foule en folie.

Criant des annêries, transformant à tour de bras certains de leur camarades en prenant soin d'accentuer un aspect de leur personnalité, ce qui leur valait des applaudissements à faire pâlir leur idoles de Quidditch.


Bientôt, James et Sirius leurs lancèrent des fleurs, des guirlandes, du vin, des chaussettes,...


James les impressionna davantage en effectuant une étonnante descente en piqué puis en se stabilisant à deux mètres du sol, pour voler un baiser à Lily, et repartir à l'assaut des nuages.


Puis, Sirius se jeta de son balai à une hauteur de quinze mètres ! James le rattrapa par le bras en plein vol, réussit à rétablir l'équilibre de son balai.

Et, à l'aide de sa baguette, Sirius fit revenir son balai. James les déposèrent sur une tour pour qu'ils puissent continuer leur ballet.


Des professeurs et leurs élèves venus les réprimander ne purent, finalement s'empêcher d'applaudir leurs prouesses, tandis que les joueurs des équipes de maisons présentes, et autres amateurs, les rejoignaient. Mais aucun Serpentard ne s'était joints à l'effervescence générale.



Dumbledore, présent depuis le rattrapage de Sirius par James, se faisait discret. A l'écart du groupe, personne ne semblait l'avoir remarqué, mais bientôt...il s'envola sur son balai, sous les cris de ses élèves à terre !


Ceux des airs formèrent alors, un large cercle autour de lui, il leur sourie puis s'éleva davantage.

Il fit apparaître un immense dôme de briques qui recouvrit la cour, cachant ainsi le soleil.

Plongés dans une obscurité partielle, les élèves observaient avec attention les évènements : revenu au niveau du cercle des élèves, Dumbledore leur confia quelque chose qu'ils ne purent entendre.

Saufs quelques réticents, tous foncèrent dans le dôme avec en tête les deux maraudeurs, et, aussi facilement que si ce fût du tissus, ils le traversèrent !

Eblouis par le soleil de nouveau éclatant, la foule remarqua avec merveille que les milliers de briques s'étaient transformés en fleurs et oiseaux !



...Ainsi que des lettres qui s'assemblaient en phrases, en paroles qui résonnèrent dans une jolie
mélodie, reprit par une large majorité de la foule :





Pudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,
Tu nous a appris ce qu'il faut savoir,
Que l'on fût jeune ou vieux ou chauve
Ou qu'on ait eût les jambes en guimauve,
On a eut la tête bien pleine,
Jusqu'à en avoir la migraine !







Pendant près de deux heures, le directeur offrit des tours similaires à ses élèves, avec l'aide des élèves toujours à cheval sur leur balais.

Un tonnerre d'acclamation accueillit leur retour, et la grande salle n'avait pas connu un tel affût depuis bien longtemps...





L'après-midi se déroula dans une ambiance joviale. Plus célèbres et plus appréciés que jamais, Sirius et James profitaient de leur popularité quand Lisa leur apporta la nouvelle que le directeur les convoquait dans son bureau.





- On a rien fait de notables pourtant...dit James en cherchant quel mauvais coup aurait pût alerter leur directeur.

- Rien d'inquiétant, c'est sûr.

- Ca ne peut être que pour nous féliciter d'avoir mis une telle ambiance !

- Ou alors pour nous décerner le prix du plus grand nombre heures de colle en une scolarité.

- Possible. Ou alors en tant que meilleurs élèves de Poudlard depuis lui ?

- Possible, mais plutôt depuis Voldemort.

Dumbledore les accueillit :

- Messieurs Black et Potter. Asseyez-vous. Vous commencez à être habitué de la maison.

Ils escquiscèrent un faible sourire qui ne cachait pourtant pas une certaine fièreté.

- Vous nous avez offert une magnifique performance ce matin.

- La vôtre était assez performante, aussi.

- C'est vrai, vous avez une certaine maîtrise de la magie, monsieur le directeur...

- Je vous remercie, messieurs. J'imagine qu'une part de vous est nostalgique de quitter ce château.

- Petite part pour nous. D'autres aventures nous attendent, on a profité assez longtemps de votre hospitalité.

- Généreuse hospitalité.


De la reconnaissance était lisible dans les yeux des trois hommes.


- Je dois avouer dire que j'ai été agréablement surpris de remarquer que vous n'avez marqué aucune hésitation à vous lancez dans le dôme de brique, sur ma demande... Vous n'avez pas changé de projet d'avenir depuis votre 5ème année ?

- Euh si...

- Enfin, j'aimerai toujours entamer une carrière dans le Quidditch, quand le régime sera plus...sûr ? En attendant journaliste ou reporter.

- Sorcier d'élite...J'entame dès octobre la formation.

Tous trois savaient ce qu'ils devaient être des ASPICS.

- Arrêter la moitié de sa famille ne l'enthousiasmé pas tant que ça !

- Seulement la moitié ? Mais c'est pas vraiment ce qu'on appeler la famille, tu sais ?

Ils esquiscèrent un sourire et Dumbledore poursuivit :

- J'en conclue donc que vous ne partagez pas les opinions que Voldemord...Que diriez-vous de rejoindre l'Ordre ?

Ils le regardèrent d'un air sérieux. Sans échanger de regard entre eux, sans même chercher à savoir ce que Dumbledore leur voulait, James prit la parole le premier :

- Vous pouvez compter sur nous !

Sirius hocha la tête.

- Remus a déjà accepté.

- Et Peter ? demanda James

- Je ne lui ait pas encore proposé, mais si vous le jugez digne de confiance et de courage, il sera le bienvenue.

Ils acquiescèrent.



Dumbledore leur parla plus amplement de l'Ordre, des dangers, du monde qui les attendait...




Ils rentrèrent dans la salle commune en silence pour la première fois, plus mûrs, plus déterminés qu'ils ne l'avaient jamais encore été.


# Posté le jeudi 25 octobre 2007 18:15

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 09:27

Mise au point avant le début de soirée

Mise au point avant le début de soirée






Arrivés dans la salle commune, machinalement ils s'assirent sur un canapé, au fond. Lily les rejoints. Ils étaient silencieux.



- C'était si traumatisant que ça ?



Ils acquiescèrent d'un signe de tête furtif.

- Vous avez enfin réalisé que vos farces étaient dérisoires...que le bon temps était terminé, que la guerre avait commencé sans vous ? répondit-elle amère.

- C'est pas la peine de prendre ce ton avec nous, Lily ! Tu croyais qu'on ignorait ce qu'il se passait dehors ? Qu'on est juste de petits gamins immatures ? Tu te trompes ! Je pense qu'on s'est bien mieux que toi l'ampleur de tout ce qu'il se passe en dehors de ces mûrs ! dit Sirius en la toisant du regard.

- Qu'est-ce que tu sous-entends ? Que je ne réalise pas non plus ce qu'il se passe ? Simplement parce que je n'ai pas été éduquée comme toi ?

- L'éducation n'a rien à voir là dedans ! Mais reconnait que tu ne sais pas tout ! Tu ne peux pas tout savoir ! Alors ne vient pas nous toiser avec ton petit air arrogant !

- Je ne suis pas arrogante ! C'est toi qui me dit ça ? Tu ne sais même pas...

- ça suffit ! dit James en levant légèrement la voix. Le problème n'est pas de savoir qui est le plus au courant. On sait tous que la situation est grave et on est tous mobilisés, c'est le plus important.

Lily fût rassurée de voir James lui venir en aide.

- Mais Sirius à raison, Lily.

Lily sembla tomber du ciel, elle se mordit la lèvre " javais oublié qu'avec lui c'était Sirius avant tout ! ".

- Tu ne devrais pas t'exprimer comme ça avec nous. Tu ne le sais sans doute pas, mais on a déjà subit des pertes. Chacun.

Lily réalisa à quel point sa réaction était puérile. Dégoutée par sa propre attitude, elle se demanda ce que James pouvait bein penser d'elle, en vérité.

- C'est vrai...je suis désolée. Je n'aurais pas dûe venir vous parlez aussi brutalement. Excusez-moi, vraiment.

- C'est pas grave, Lily, répondit Sirius avec un faible sourire.

- Non, j'aurai dû réfléchir ! C'était puéril de ma part.

- La preuve que ça peut arriver aux meilleurs d'entre nous, Lily. Mais, ce n'est pas tant ça qui m'étonne, Lily, comment tu sais que Dumbledore nous a parlé de ça ? dit-il méfiant, sur un ton suffisament bas pour que eux seuls puissent entendre.

- J'imagine que tu te doutes parfaitement pourquoi...! répondit-elle sur le même ton.

- Lily ! s'emporta-t-il, tu ne t'es quand même pas engagée ! Tu ne peux pas ! Tu ne réalises donc pas ?

- Bien sûr que si ! Je fais partie de ce monde, James ! J'ai autant l'intention que toi de le défendre !

- Mais enfin ! Tu ne sais pas ce qu'il t'attends ! Tu ne peux pas savoir ! Tu...tu...

- Je quoi, exactement ? James si tu t'attendais à ce que j'attende sagement chez nous ton retour, laisse moi te dire que tu te trompais lourdement !

James se leva, prêt à répondre, le regard aussi menaçant qu'elle. Il ouvrait la bouche mais aucun son ne sortait, mais comme si Lily avait entendu sa réponse, elle lui répondit sur le même ton.

Sirius resta un instant stupéfait : tous deux n'avaient pas réalisé qu'ils étaient soumis à son sortilège de mutisme.

Sirius se mit entre eux, plus grand qu'eux, il tenta de leur faire reprendre raison :

- Au cas où vous n'auriez pas réaliser, vous avez un vrai dialogue de muet. Personne ne vous entends, mais est-ce que vous réalisez de quoi vous parlez ? Vous réalisez où vous êtes ? On ne peut pas se permettre ce genre de choses, ici ! Sinon on attendra tous, chacun chez soi, les nouvelles qui tombent !

Ils se regardaient toujours menaçant. Visiblement, ils avaient juste compris qu'ils ne pouvaient pas communiquer.

- J'espère que vous êtes revenus raisonnables. Mais à la moindre parole de travers...dit-il menaçant, je n'hésiterai pas.

- Le sujet est clos, de toute manière ! dit Lily.

- Je ne crois pas ! répondit James.

- Ce n'est pas le lieu pour en parler ! grinça Sirius.

- D'accord, d'accord...

- On se retrouve à 7.30, James.

- Bonne idée ! On aura le temps de parler de tout ça, avant.

- Non ! Patmol a raison.

Elle s'approcha de lui, et lui murmura à l'oreille :

- On en parlera demain. Sirius sembal méfiant, mais elle ajouta :

- Ce soir, tu es mon cavalier,...et je tâcherai d'oublier les con...

- Dans vos dortoirs ! Maintenant !

Ils ne discutèrent pas et montèrent sans échanger un mot, seulement un regard venimeux.

Sirius se rassit, songeur. Lisa le rejoint, amusée par la scène à laquelle elle venait d'assister, mais perplexe à l'idée de passer la soirée avec eux...

- Pas de remplaçante ?

- Non. Et même si j'en avais envie, je ne le ferai pas.

- Euh tu sais, c'est plus forcée que par pur plaisir que j'y vais, donc...

- Justement ! répondit-il malicieusement. A 8.15, dans le hall d'entrée ?

- Je croyais que la fête commençait à 8.00 ?

- J'aime me faire désirer...

Elle secoua la tête et mais ajouta pour lui changer les idées :

- Talons ou pas talons ?

Il mit quelques temps à réaliser de quoi elle parlait et réfléchit à haute voix :

- Sans talons tu seras peut-être un peu petite pour moi, et puis, les talons, c'est sexy...

- Donc, pas de talons !

- Mouais...tu seras à quoi t'en prendre, si je te délaisse pendant la soirée !

- Je pense que ça ne sera pas un problème. John m'a dit que si tu m'abandonnais, je pourrai toujours le rejoindre avec Mélissa.

- Prewett ?

- Oui.

- A tout à l'heure, Lisy ! Ne sois pas en retard, ajouta-t-il en se levant et en lui adressant un clin d'½il.

- Oh ! attends, reprit-il, viens dans mon dortoir plutôt à 8.00, j'ai quelque chose pour toi.

Dans le dortoir de Lisa, Judy et Sarah ne cachèrent pas leur admiration devant une Lisa prête.

- Tu es...magnifique !

- A tomber !

- Merci, dit Lisa en s'asseyant sur son lit.

- Ne t'en fais pas, vous allez passer une bonne soirée !

- Je suis sûre qu'il ne te laissera pas tomber !

- En plus, tu t'entends bien avec les maraudeurs, maintenant !

- Et puis,...

- Il y a John !

- Et puis,...

- Ce sera...commença-t-elle d'un ton hésitant.

- Je sais, finit Lisa.

Elle savait parfaitement ce que cette soirée serait, et elle préférait ne pas y penser...

- Tu savais qu'il ignorait que tes cheveux étaient noirs ?

- Judy ! Tu n'as vraiment aucun tact !

- Quoi ?

- Tu n'as pas vu qu'elle était triste ?

- Pas triste, mélancolique, et...

- Comment ça il ne savait pas qu'ils étaient noirs ? demanda Lisa sans faire attention à leur scène.

- Je te passe les détails, mais on l'a entendu discuter avec James et Peter.

- Il ne les a même pas crût !

- En même temps, ils ne sont noirs qu'en période de soleil !

- Ouais, enfin, ça signifie quand même du mois d'avril à fin septembre !

- C'est vrai que c'est étrange, en général, les cheveux blondissent aux soleils...

Une discussion des plus superficielles : rien de mieux pour vous mettre dans les conditions d'un bal.

- Tu es magnifique, Lisy !

- Merci ! Toi aussi, tu es très...élégant !

- Je sais.

Il l'emmena vers son lit, Lisa calma son c½ur comme elle le pouvait...Mais sur ce lit, se trouvait une autre robe de soirée : elle était bleu marine avec de fines bretelles et un décolleté plongeant qui semblait s'arrêter 4 cm au-dessus du nombril.

- Tu m'as acheté une nouvelle robe ?!

- En fait, c'est Lily qui me l'a passée.

- Pourquoi pas à moi ?

- C'est venu dans une conversation, hier, et je lui ai dit de me la passer directement. Une sorte de surprise...

- Elle a l'air plutôt bien décolleté. J'ai du mal à imaginer Lily portait ça !

- Oh ! Pas moi !

- Sirius !

- Tu veux tenter ?

D'un coup de baguette, il changea sa robe. Pas plus mal...

- Qu'est-ce que t'en penses ?

- Magnifique ! Mais ça aurait été mieux si tu avais mis des talons...

La salle commune se figea lorsqu'ils y parvinrent : la plupart les regardait admiratif. Ils formaient un très beau couple, et beaucoup les pensait déjà ensemble.

Dans la grande salle, les 4 grandes tables des différentes maisons avaient disparu, laissant à place à de multiples tables plus fines, placées le long des murs, où des coupes et verres vides étaient placés, ainsi que des chandelles.


Une grosse boule disco, visiblement moldue, avait été placée sur le plafond, puisqu'elle attirait les regards de la majorité des étudiants, émettant des effets de couleurs joviales. Une scène avait été aménagée et plusieurs groupes s'y relayaient.

Quant à la piste de danse...elle était plus ou moins monopolisée par un couple : James et Lily dansaient un rock frénétique alors que la musique était calme, certains les regardaient amusés, d'autres apeurés ou encore dégoutés.

Peter était assis à une table et amusait sa cavalière. Remus, à une plus loin, avait une discussion virulente avec la sienne.

- Je te parie qu'il lui parle avenir.

- Je ne tiens pas le parie : t'es son ami !

- Pas besoin d'être son ami pour le voir : ils se prennent la tête !

Elle éclata de rire, et tous deux rejoignirent Peter. Sirius la fit asseoir sur ses genoux, surprise elle se laissa cependant faire : il lui tenait la taille et elle passa son bras derrière son coup. Remus ne tarda pas à les rejoindre, sans sa cavalière.

Ils discutèrent de tout et rien, regardant autour d'eux leurs camarades discutaient avec les professeurs, s'amusaient ou danser le plus ridiculement possible.

Un petit groupe s'était formé près du buffet : il ne comportait que des Serpentards, Rosier animait la discussion.

- Tu veux boire ou manger quelque chose ? demanda Sirius en les observant, les sourcils froncés.

- Euh...je viens bien une bièreaubeurre, s'il te plait, dit-elle en commençant à se lever.

Mais Sirius la retint contre elle, d'un sortilège d'attraction il fit venir une bouteille de bièreaubeurre qu'il lui tendit, et une vodkachococa.

Quelques verres plus ou moins sobres, plus tard, leur table était remplie. James et Lily les avaient, entre autre rejoints. Bien que les éclats de rire fusent, Lisa, comme Lily, commençait à se lasser. James attira Lily, et tous deux s'éloignèrent.

Lisa avait repéré John et Mélissa, et se leva. Sirius également.

Sans attendre son avis, il la dirigea vers la pista. Le groupe jouait un slow.

Mais, à peine se terminait-il qu'un rock retentissant interrompit les différents couples dans leur roucoulement.

Sirius était un très bon danseur, et elle n'eut qu'à se laisser guider. Vînt un moment où chaque couple se détachait pour échanger de partenaire.

Deux danses, que John ne lâchait pas Lisa. Sirius, lui, passait de Chourave à Mélissa et réussit à échanger quelques paroles avec cette-dernière, essoufflée :

- Ton copain drague ma cavalière.

- Jaloux ?

- Non. Je disais juste ça pour toi.

- C'est lui qui a insisté pour venir, je ne sors pas avec lui, répondit-elle.

La soirée se poursuivait. Sirius avait rejoint la table de James, il était revenu accompagné d'une Lily dont les cheveux étaient légèrement broussailleux...

- Je peux être le parrain ? demanda Sirius.

- Tant que tu ne lui donne pas un vieux prénom d'étoile toute rabougrie...

- En tout cas, tu peux être sûr qu'il ne s'appellera pas John, répondit Remus.

James et Remus éclatèrent de rire.

- Sirius, pourquoi tu ne vas pas la récupérer ? Au lasso ?

- Tu devrais savoir que si je le veux, je n'aurai pas besoin de lasso, dit-il en regardant sa cavalière.

- Les futurs belles-s½urs qui parlent entre elles, c'est mignon tout plein.

Lisa discutait, en effet, à présent avec Lily à une table voisine. L'effet fût immédiat : James et Sirius devinrent rouge tomate.

Il était, pourtant claire que pour Sirius ce n'était pas de la gêne : déjà Remus pouvait voir ses iris se dilataient et une folie meutrière y bouillait, tandis que ses oreilles bougaient légèrement.

Il prit donc la direction de Lisa et Lily en gratifiant ces amis d'un sourire moqueur.

- Si ! Je t'assure, les homosexuels sont très rares dans notre monde ! J'ai vraiment découvert que ça existait en étude des moldus.

- Mais c'est impossible, ça touche tout le monde ! Il existe même des chiens qui le sont ! Ce type est bien la preuve que ce n'est pas si rare que ça !

- Elle a raison, ajouta Remus, sérieusement.

- Mais, comment ça se fait ?

- C'est assez compliqué, mais pour résumer, c'est plus une frustration de ne pas être sorcier qui se manifeste chez les homosexuels moldus. C'est pour ça qu'ils sont si nombreux dans leur monde, résuma Lisa.

- Quoi ?

- C'est vrai. Tu sais qu'à la base tous les humains étaient sorciers ? C'est d'ailleurs pour cette raison que notre planète a put être transformée en si peu de temps !

- Rien à voir avec ce que s'imaginent les moldus...Une Pangée, des dinosaures ! Où sont-ils allaient pêchés tout ça ?

- Ils ont cherché ! dit Remus dans un souci d'impartialité. Tu as vu ce qu'on a laissé quand même !

- Bref ! intervint Lily.

- Ah oui...euh j'en étais où ?

- On était tous des sorciers...

- Oui, mais les cracmols se sont fait de plus en plus nombreux. Isolés, ils ont finit par réellement crée un monde rejeté. Malgré toutes les mesures prises, leur nombre s'est accrût. Parmi eux, certains ont commencé à montrer des aptitudes de sorciers. La plupart du temps notre communauté les a rejeté.

- Tout dépendait de leur tribu, si on peut dire ça comme ça. Les rejetés, ou ceux qui n'avaient pas pût ou sût exploités leurs dons, se sont sentis frustrés, et c'est généralement une génération, voire plus, que l'on retrouve cette frustration.

- Oui, elle se manifeste de manière sexuelle.

- Une attirance pour le même sexe.

- C'est aberrant !

- Et pourtant vrai. C'est pour ça que tu n'en trouve qu'un nombre très réduit d'homosexuels dans le monde magique. Et généralement, ceux qui le sont ne viennent pas de famille pure.

- Enfin tout du moins depuis, deux générations, c'est ça ?

- Ouais, mais c'est vraiment de plus en plus rare. Depuis, les techniques sont telles que peu de sorciers, même parmi les moldus, ne sont pas repérer.

- C'est incroyable ! Comment j'ai pu passer à côté de telles informations ! Pourtant, moi j'écoute en Histoire de la Magie !

- Ce n'est pas vraiment au programme au scolaire...

- Il faut vraiment avoir une bonne connaissance de l'Histoire pour savoir ça. Je suis étonné que tu saches ça, Lisa !

- Ma famille est pure depuis de nombreuses générations, plus du moyen âge, c'est dire ! En plus de ça, c'est de vrais intellect' ! Difficile de sortir sans une bonne connaissance générale là-dedans ! A chaque réunion de famille, j'ai droit à un cours d'Histoire !

- C'est géniale, une famille cultivée ! Ne me dis pas que tu te plains !

- Oh ! Non, mais bon, desfois c'est un peu chiant...

- J'imagine...

- Quel est-le... ?

Lily s'interrompit soudain, devant elle, James faisait danser une Mélissa éclatante. Elle les foudroyait du regard.

Remus les regarda tour à tour, amusé. Lisa se retourna pour regarder la scène que ses interlocuteurs observaient.

Sirius s'était levé, il se dirigeait vers les Serpentards qu'il avait jusque là évités, mais lorsqu'il passa devant James, ce-dernier délaissa de manière peu gratifiante Mélissa et attrapa son bras. En quelques secondes, ils déconnaient tous deux sur la piste de danse.

Lily les regardait, méfiante.

- Jalouse ? demanda Remus.

- Tu délires, dit Lily, tendue.

- Euh...

- De Patmol, expliqua Remus.

- Quoi ?

- Nan, mais laisse, il raconte n'importe quoi.

- Pourquoi de Sirius ?

- Parce qu'ils sont très proches.

- Comment ça ?

- Ils sont tellement complices qu'elle se sent légèrement délaissé !

- Tu n'as pas jugé nécessaire de le démentir ! C'est à se sentir poupée gonflable ! dit-elle sous le coup de la colère. Elle rougit instantanément, réalisant ce qu'elle venait de dire.

- une quoi ? demanda Lisa.

- Un truc de moldu...répondit-elle, heureuse d'être entourée de sorciers de souche.

- Il est amoureux, assura Remus.

- C'est vraiment à se demander de qui !

- Tu ne pourrais pas occuper un peu Sirius, Lisa ?

- Hein ?

- Lily ! s'indigna Remus qui voyait parfaitement où elle voulait en venir.

- J'aime beaucoup Sirius, mais vraiment, trop de James-Sirius, c'est à devenir folle !

Elle se leva de manière si soudaine que Lisa sursauta. Lily se dirigea vers le parc, seule. James le remarqua et entraîna Sirius avec lui, vers elle.

- Faut pas faire la tête, Evans. Si tu veux ton Jamesounet, je te le laisse, déclara Sirius en lui adressant un sourire charmeur.

Elle lui répondit un sourire de pétasse **( dédicasse à une fic que tout le monde aura reconnu)** et continua sa route. James sur ses talons, il dévia la trajectoire de sa belle vers une table isolée. Sirius les observa, amusé, il rejoint Lisa et Remus.

Mais, il ne fût pas le seul : la cavalière de ce-dernier refaisait surface. Elle le prit à part. Il y eut un échange de paroles qui paraissait violent, mais aucun d'eux n'éleva la voix. Elle le quitta, en larmes, courant vers le parc. Remus se rassit, à côté de Lisa. Un silence s'était installé, un silence tendu, lourd.

- Vous croyez que je devrai la rattraper ?

- En termes de psychologie féminine, tu connais mon niveau.

Le regard de Remus se tourna vers sa voisine qui buvait.

- Et toi, Lisa ? Tu en penses quoi ?

- Oh ! Je ne suis qu'une gamine de 15 ans, tu sais.

- Je te le demande quand même, insista-t-il, tandis que Sirius étouffait un rire.

- Tu regrettes ce que tu as dit ?

- Certaines choses, bien sûr.

- Tu l'as définitivement largué, c'est ça ?

- Ouais, enfin je crois.

- Et ça, tu le regrettes ?

- Non.

- Alors ne va pas la voir, sinon elle risque de croire qu'elle a encore une chance, répondit-elle en haussant les épaules. Enfin, ça c'est mon point de vue. Je ne sais pas si les filles de 17 ans pensent également comme ça.

- Plus je t'entends parler, plus je me dis que les filles deviennent de moins en moins intelligente avec l'âge.

- Parce qu'à 11 ans, elle l'était plus ?

- Ça vous dit une ballade au claire de lune ? demanda Lisa qui ne souhaitait pas connaître la réponse de Sirius.

Pour une raison inconnue, Remus tressaillit à cette idée.

- Non, mais allez-y vous deux, je sais que Sirius aime ce genre de ballade, dit-il avec un sourire aux lèvres.




# Posté le samedi 27 octobre 2007 18:12

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 09:25

Changera ou changera pas ?






Sirius et Lisa discutaient, plaisantaient de chose et d'autres. Quand :

- Je comprends pourquoi tu aimes ce genre de ballade, dit-elle

La phrase tombait sur Sirius comme un cheveu dans la soupe, il ne l'avait pas sentie venir. Il n'avait pas compris la transition entre la discussion futile qu'ils avaient et le ton confident de Lisa.

Ce changement d'ambiance l'alertait, sa bonne conscience lui hurlait de changer de sujet, de la serrer négligemment contre lui et de changer de continuer sur le sujet plus plaisant des licornes soi-disant impures.

Mais, une fois est coutume et il écouta la timide voix de son envie secrète.

- Je ne suis pas sûr que ce soit les mêmes choses qui nous font aimer ces ballades. Pourquoi tu les aimes, toi ? demanda-t-il en la dévisageant.

Elle prit une longueur d'avance sur leur marche, se retourna et marcha en lui faisant face, un sourire rayonnant au visage :

- On n'entend plus le son de la musique, la demi-lune nous éclair, l'air est chaud,...ça fait tellement du bien. Sirius, tu n'es pas paniqué à l'idée de devoir affronter le monde extérieur ? demanda-t-elle en s'arrêtant brutalement dans sa marche.

Il fît de même.

- Un jour, j'arriverai peut-être à comprendre la logique des successions de tes phrases, Lisy...

- Parce que là, on est en sécurité, et le fait de savoir que rien ne peut m'arriver maintenant, ça rajoute du charme à ce moment.

- Comment ça, rien ne peut t'arriver ? Je peux très bien être un mage noir déguisé, ou...

- Ils ne tenteraient jamais rien à Poudlard, dit-elle en remuant la tête, comme pour chasser une idée folle. Et si vraiment tu étais un mage noir, je crois que je t'aurai démasqué depuis longtemps,...ou James s'en serait chargé ! ajouta-t-elle, après un haussement d'épaule.

Sirius restait sceptique. Ils s'assirent contre le château, cachés par des buissons, Lisa lui redemanda :

- Tu ne m'as pas répondu, ça ne te paniques pas de sortir de Poudlard ?

- Pas paniqué, plutôt...impatient de pouvoir contribuer à la lutte.

- C'est tout ? Tu n'as pas peur de ne pas être un fardeau, une cible ou...

- Je viens de te dire que je serai en train de lutter et c'est tout ce que tu te dis ? Tu n'es pas étonnée ?

- Je m'y attendais, vu tes résultats. Je pensais bien que le professeur Dumbledore t'appellerai à ses côtés.

- Tu savais qu'il recrutait à Poudlard ?

- Bah ça me paraît évident. Dès 17 ans on voit à peu près vers quel rang certains vont se tourner, non ? Et pour vous, il est évident que vous alliez lutter à ses côtés, non ?

- Il t'a déjà demandé ? demanda-t-il de plus en sceptique.

Il trouvait étrange qu'une jeune fille de 15 ait déjà put penser que Dumbledore pouvait recruter à l'intérieur même de son école.

- Je n'ai que 15 ans ! Qui sait par qui ou quoi je vais me faire influencer d'ici ma majorité ?

- Par moi, répondit-il en lui adressant un clin d'½il et un sourire séducteur.

Pour toute réponse, elle éclata de rire. Nullement vexé, Sirius s'allongea sur l'herbe, la tête dans ses mains.

- C'est crade ! Tu vas tâcher tes vêtements ! Ma robe ! s'exclama-t-elle, soudain paniquée et se releva.

- Oh ! C'est parti en un tour de main.

Sirius agita sa baguette, il fit apparaître un drap sous eux, décidé à ne pas bouger. Lisa inspectait toujours sa robe, tenta discrètement de regarder si elle n'était pas tacher sur les fesses.

- Non, tu n'as aucune tache sur tes magnifiques fesses, Lisy.

L'effet fût immédiat, elle rougit instantanément en lui lançant un regard noir, ce qui y pour effet de provoquer des aboiements. Elle s'assit néanmoins à ses côtés.

- Est-ce que je peux avoir une réponse à ma question ?

Il mit sa main sur sa hanche et la força à s'allonger sur son torse.

- C'est quoi le but ? De me faire perdre la tête avec ta sublime plaquette de chocolat pour que j'en oublie ma question ?

- Ouais c'était ça, mais en fait c'est moi qui ait oublié la question.

Elle éclata de rire et en profita pour se décaler de manière à éviter tout contact avec le corps de Sirius. Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Instinct féminin, sans doute.

- Allez, regarde juste le ciel.

- Pourquoi ? Depuis quand tu admires les étoiles, Sirius ?

- Depuis que j'ai appris qu'on pouvait y lire l'avenir.

- Tu plaisantes ?!

- Pourquoi ? C'est vrai ! Les centaures ont au moins un siècle d'avance sur nous !

- Mais...mais c'est accepter la destinée ! tu as toujours été contre cette idée !

- Ravi de voir que les hormones ne t'ont pas encore métamorphoser, Lisy.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Rien, une pensée.

- Raconte !

- Je me disais qu'avec les années, tu aurais pût commencer à...comment dire ? Changer de valeur sur certaines choses comme celle-ci.

- C'est ton cas ?

- Sur la destiné ?

Elle acquiesça, inquiète. Il répondit en fixant les étoiles.

- Non. Je ne pense pas qu'un jour je puisse accepter des prophéties ou des lectures futiles d'étoiles. C'est peut-être une science exacte, impénétrable, mais je pourrai jamais accepter cette idée. Quoi qu'il arrive.

- ça me rassure de savoir ça, surtout si tu dois m'influencer jusqu'à ma majorité.

- J'ai promis ça, moi ?

- Hm, je crois bien. Et tu as aussi promis qu'à ma majorité tu m'aiderais à vivre en Angleterre.

- Sous reserve que tu ne changes pas trop !

Elle se rapprocha de lui.

- Comment ça ?

- Tant que tu ne deviens pas une mangemort en puissance...

Elle le regarda surpris, et il ajouta :

- Non pas que je pense que tu aies des chances de le devenir ! Mais je préfère...c'est comment déjà la formule ?

- Mieux vaut prévenir que guérir ?

- Ouais ! c'est celle là ! la préférée de Lunard, dit-il en souriant et regardant la lune.

Sirius enleva ses chaussures, puis ses chaussettes à l'aide de sa baguette. Lisa s'arrêta nette, elle n'y comprenait rien, il ne voulait tout de même pas dormir, ici, là, maintenant ?! Ce soir ?

- Les hormones t'ont déjà métamorphosé, toi...

Pour toute réponse il plaqua ses pieds sur ses mollets, mais ses pieds étaient gelés !

Avant qu'elle pût pousser le moindre cri, Sirius avait déjà ses lèvres sur son coup et suçait sa peau. La peau de Lisa commençait à apprécier ce contact, et la froideur de ses pieds ne la déplaisait plus, elle se serra contre lui.

Il était sur elle.





# Posté le mardi 30 octobre 2007 18:43

Modifié le lundi 05 novembre 2007 15:50

danses et potins.

 danses et potins.






Sirius sentait, le souffle lourd, les cheveux de Lisa, il respirait juste dans sa nuque, son coup...

Alors qu'il lui mordillait l'oreille, une réflexion lui traversa l'esprit, il se demanda alors s'il agissait ainsi parce qu'il était Sirius ou parce que c'était une jeune fille ?

Il lui embrassa la joue et se décolla de son étreinte. Lisa fit de même, ils prirent soin d'éviter de se regarder.

Lisa était déconcertée mais ne laissait rien transparaître. L'attitude étrange de Sirius, et son propre comportement l'étonnaient.

Elle était mal à l'aise vis-à-vis de l'évolution de leur relation. Elle pensait, à juste titre que Sirius ne savait pas ce qu'il faisait...tout comme elle.

Lisa joint ses mains derrière la tête, comme pour admirer les étoiles. Sirius la regarda d'un air distrait, toujours proche d'elle, il s'allongea sur le côté. Il lança quelques sorts à la muette visiblement pour éviter d'être déranger.

Lisa ne s'en formalisait pas, tandis que Sirius cogitait.

Il savait qu'en cet instant il ne pensait plus à Eris, mais il n'arrivait pas à savoir s'il voulait vraiment être avec Lisa, peut-être cherchait-il simplement la compagnie d'une fille. Dans ce cas, que cette fille soit Lisa le mettait dans une situation inconfortable, c'était bien la fille qui lui tenait le plus à c½ur.

Peut-être devraient-ils rejoindre le bal ?

- Sirius, tu es là.

Elle montrait du doigt le ciel. Sirius leva la tête vers le ciel. Il sourit en s'allongeant à ses côtés, de la même manière qu'elle.

- A croire que je serai éternel. Je crois que cette idée met mal à l'aise mes géniteurs, di-t-il amer.

- Régulus aussi est le nom d'une étoile, non ?

- Ouep, comme Mimosa et autre Bellatrix, une manière de dire que quoiqu'il arrive les Black sont immortels.

Il marqua une pause avant de continuer.

- Tu sais, y'a des moments, je me dis que j'aimerai épouser une moldue ou une sorcière d'origine moldue, juste pour marquer la différence !

Il marqua une courte pause avant de poursuivre.

- Qu'est-ce qu'il me dégoute. Je crois qu'il n'y pas grand-chose que je n'ai pas envisagé juste pour le plaisir de leur faire honte.


- Personnellement, je crois que si tu agis naturellement, ils auront plus rapidement honte que si tu agissais en pensant toujours à leur réaction.

La manière de Lisa de lui dire d'écouter son c½ur plutôt que sa tête.

C'est dans ces moments qu'il appréciait sa compagnie plus que n'importe quelle autre personne,...sauf peut-être James. Ce-dernier lui avait déjà prodigué les mêmes conseils, mais il aimait entendre la version de Lisa.

- James m'a dit un truc qui ressemblait à quelque chose près à ça. De toute façon, mon chemin est en parti déjà fait, le Black à gryffondor a fait son petit effet, dit-il en lui adressant un clin d'oeil.

- Et ce n'est que le début !

- Ça, tu peux en être sûre !


Quelques minutes passèrent dans le silence, Lisa prît la parole devançant Sirius de quelques secondes.

- Sirius, je peux te confier quelque chose d'assez étrange ?

- Je suis désolé, Lisa, mais est-ce que ça peut attendre ? dit-il en se relevant.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, intriguée.

- Rien. J'aimerai juste rejoindre les autres, une sorte de pressentiment...

-Très bien, dit-elle en se pressant.

Elle sentait que Sirius était alarmé, bien qu'elle ignorait pourquoi. De même que Sirius sentait que ce qu'allait lui confier Lisa n'était sans doute pas banal :

- Tu peux toujours me parler sur le chemin, tu sais, dit-il en feignant d'être amusé.

- Heu oui, mais je pense que ça peut bien attendre.

- C'est pas urgent ? T'es sûre ?

- Bien sûr ! C'est juste, tu sais...une sorte de confidence étrange.

- Hm, je vois. Je commence à apprécier les confidences de Lisa, dit-il en souriant et en la prenant par l'épaule.


La grande salle était encore bondée de monde, la piste de danse était totalement occupée ce qui intriguait Lisa. Mais visiblement, les dernières années s'étaient décidées à profiter pleinement de leur dernière soirée.

Sirius ne regardait pas la piste, ni les personnes assis à table, depuis qu'il était arrivé il fixait un point fixe et ne mis pas longtemps à planter Lisa pour le rejoindre.

Peter était au bar, le groupe de Serpentard lui avait mis le grappin dessus. Il ne semblait pas le terroriser, ni même lui faire des reproches. C'est ce qui dérangeait justement Sirius. Ils lui parlaient.

Le groupe n'entendis pas Sirius arrivé, mais Peter, oui. Il se retourna alors que Sirius était à quelques mètres d'eux, lui adressant un signe amical. Les serpentard se dissipèrent aussitôt.

- De quoi est-ce que vous parliez ?

- Ils étaient gentils, tu sais. Ils sont juste venus me parler, couina Peter.

- Je ne doute pas qu'ils étaient gentils, répondit Sirius froidement, je te demandais juste de quoi est-ce qu'ils t'ont parlé.

- De...des souvenirs de Poudlard...

- Comment ça ?

Lisa observait la scène de loin, elle n'avait pas noté la manière peu gratifiante dont Sirius l'avait laissée mais regardait plutôt la scène : Sirius, grand, froid et hautain avec son ami, une scène rarissime.

- Pas très gentleman, le maraudeur.

John étais assis non loin de Lisa, seul à une table, elle le rejoint.

- Je me demande ce qu'il se passe.

- Hum, ça fait un certain moment que Peter discutait avec les serpentards, dit-il en mangeant.

- C'est incroyable ! Je n'aurai jamais pensé qu'ils parleraient amicalement à un maraudeur.

- Oh, tu sais, d'un point de vu extérieur, je peux te dire que Peter n'a rien du parfait maraudeur. J'ai toujours pensé qu'ils l'avaient pris dans leur groupe juste parce que Peter les avait tiré sans le vouloir d'une punition, ou un truc comme ça.

- Tu as trop d'imagination.

- C'est vrai que tu traînes souvent avec eux, tu dois savoir pourquoi il est avec eux !

- De quoi est-ce que tu parles ? Je ne traîne pas souvent avec eux ! Juste Sirius...

- Donc par extension, avec Potter aussi ! Ce qui fait 50% voire 75% du groupe, j'ai envie de dire !

- Oui, c'est vrai. Mais je ne sais pas, je pense qu'ils s'entendent bien avec Peter, c'est tout.

- Mouais...ou alors...

- Ou alors ?

- C'est pour se rendre plus impressionnant !

- De quoi est-ce que tu parles ?

- Mais oui ! Regarde, Black et Potter à côté de Peter, ça les rend plus impressionnant !

- Si on veut...

- Ouais, ça doit être ça, dit-il rêveur.

Puis son regard parût troublé, comme s'il venait de se souvenir de quelque chose mais qu'il ne savait pas comment l'aborder. Lisa choisit de ne pas l'aider.

Lily et James vinrent par la droite et se dirigèrent droit sur Lisa. Elle les accueillit avec un sourire auquel seule Lily répondit. James paraissait désorienté :

- Lisa, tu saurais où est Patmol ?
- Sans vouloir te brusquer, ironisa Lily en adressant un regard de reproche à James.
- Il est juste derrière vous ! dit-elle.
- Oh ! Merci ! Bonne soirée !

Il emmena Lily par le bras, mais cette dernière ne l'entendait pas de cette oreille.

Maintenant qu'ils savaient où était Sirius, elle chercha à l'emmener sur la piste. Mais ils aperçurent Remus qui se dirigeait également vers Sirius et Peter. James tenta tout de même de persuader Lily ( « juste 2 mots ! »), mais Lily ne parlait plus, elle le tirait par le manche, et James s'avoua bientôt vaincu.

Lisa et John regardèrent la scène en éclatant de rire. James ne cessait de regarder dès qu'ils le pouvaient en direction de ses amis. Lily s'arrêta un instant et le regarda dans les yeux. L'instant d'après, James ne regardait plus qu'elle.

- Je me suis toujours demandé ce qu'il s'était passé entre Evans et Rogue.
- C'est vrai que c'est étrange. Ils étaient de bons amis avant !
- C'est pas tant le fait qu'il ne le soit plus - quand on sait ce qu'il lui a dit – c'est plutôt le fait qu'ils aient été amis !
- Comment ça ? Tu sais pourquoi ils ne le sont plus ?
- Bien sûr ! Personne ne t'en a jamais parlé ?
- Heu, non. J'ai pas vraiment demandé non plus...

- Hé bien, c'était un jour d'exam, en 5ème année, Lily est allée défendre Rogue de Potter et Black – tu sais, le jour où Potter a faillit lui enlever son caleçon ! – et Rogue l'a traitée de sang-de-bourbe !

- C'est pas vrai ! Quel ****** !

- Comme tu dis !

- En même temps, c'est normal que cette information se soit noyée, quand on sait ce qui a faillit se passer...beurk !

- C'est vrai,...mais je ne comprends toujours pas qu'ils aient put devenir amis !

- Ça doit être la passion pour les potions...J'ai entendu dire que c'était les meilleurs élèves de Slugorn depuis tu-sais-qui !

- Ah ce point ? Non, je ne pense pas ! Pis, je pensais que Potter et Black serait meilleurs qu'eux.

- Ils pourraient l'être sans peine, s'ils travaillaient...enfin, c'est ce que Lily m'a dit.

- C'est incroyable qu'ils arrivent à ces résultats sans beaucoup travailler...Il parait qu'ils maitrisaient les sortilèges informulés à 13 ans !

- Oui...enfin les plus primaires !

- Ça en reste très impressionnant...j'arrive pas à croire qu'ils partent. Je me demande si on va réussir à gagner la coupe sans eux, l'année prochaine.

- Oh, ils faisaient perdre beaucoup de points, aussi !

- Moins qu'ils en gagnaient...je me demande si ce n'était pas calculé. Mais je me souviendrais toujours du jour où ils ont réussi à faire gonfler Freddie ! J'ai jamais put supporter ce mec !

- Personne ne le supportait, je crois que c'est pour ça qu'ils l'ont fait.

Lisa se plaisait à discuter avec John, mais toutes ces histoires qu'il racontait à propos des maraudeurs commençaient à lui faire réaliser que ce n'était pas seulement Sirius qui partait, mais toute sa bande. Et elle devait reconnaître que les voir lui avait apporté un réconfort quotidien. Avec eux dans les parages, elle savait que les serpentards se tiendraient plus ou moins tranquilles.

Dehors, la tendance était inverse.

Mais qu'allait-il se passer sans personne pour s'opposer à eux ? Voudraient-ils faire régner la même horreur à l'intérieur de Poudlard ?

Elle eut la réponse à sa question dans la seconde qui suivit : Dumbledore lui adressa un sourire. Comment avait-elle put l'oublier ?

De l'autre côté de la salle, Sirius la regardait et lorsque leurs regards se croisèrent, il lui fit signe de venir, avec John.

Devant eux, des boissons alcoolisées étaient étalées.

- Chaque verre ne peut contenir qu'une certaine dose d'alcool, et impossible de boire à la bouteille, indiqua Sirius tandis que John se servait allègrement dans son verre.

Au bout de 3 verres, ce-dernier se mit à lui recracher le cocktail qu'il venait de se servir, d'autres refusaient de se vider ou se vider sur les chaussures du propriétaire.

- Je t'avais prévenu, dit Sirius en regardant John, les joues rouges et le visage mouillé par son cocktail.

- N'abusez pas des bonnes choses, jeunes gens !
C'était la voix de Dumbledore qui résonnait dans la grande salle.

Tandis que la fête allait sur sa fin, les maraudeurs invitèrent quelques élèves à passer un agréable moment dans une salle déserte qu'ils avaient amménagés en quelques tours.

- C'est quand même bien pratique d'être doué en magie, dit James.

La salle était acceuillante, conviviable, quelques bouteilles personnelles qui pouvaient se vider sans peine au goulot et la salle était suffisament proche de la grande salle pour que l'on entende résonner la musique ; si bien qu'il n'était pas rare de voir des élèves faire des allers-retours de la salle.

Lisa s'amusait beaucoup en compagnie des 7ème années, elle faisait la connaissance d'élève qu'elle ne connaissait que de vue. Elle regrettait de ne faire leur connaissance que maintenant, à deux semaines de leur départ.

Elle allait se servir à boire avec Mondingus, mais Sirius n'était pas loin des bouteilles.

- Force pas trop sur la bouteille, dit-il.

- Oh ! Patmol, fais pas ton rabat-joie ! ça ne te va pas du tout ! répondit Mondingus.

- C'est Black, pour toi, Pouffsoufle ! menaça Sirius.

James éclata de rire et prit un Mondigus terrifié par l'épaule pour l'écarter.

- J'ignorait qu'il était à ce point impressionnable, dit Lisa.

- Ding ? Tout un chapitre ce bonhomme. J'ai jamais compris pourquoi il a attérit à Pouffsoufle. Il est assez roublard, opportuniste,...
- Tu penses qu'il aurait dût aller à serpentard ?
- Plutôt Serdaigle, il a un bon fond.

Lisa s'assit sur la table où se trouvaient des bouteilles et quelques apéritifs.

Ils continuèrent de discuter sur les personnes qui n'avaient selon eux pas leur place dans leur maison, quand Sirius s'absenta un instant.

Il alla retrouver James ( "bouge pas, j'en ai pour une minute." ). De ce que voyait Lisa, ils avaient l'air de se prendre la tête. Et pour une première, il sembla que c'était James qui eut le dernier mot.

- Qu'est-ce qui se passe ? pour vous être pris la tête, vous avez dût parler avenir !
- Arf ! Le pire dans tout ça, c'est que c'est vrai !
- Oh ! Mais attends !

Il repartit voir James, et visiblement Sirius avait trouver un bon compromis car James ne semblait pas en colère, et Sirius revint avec le sourire.

- Je tiens à vous informer qu'il s'agit de la dernière danse.

Tous les élèves sortirent de la petite salle de cours, la nettoyèrent rapidement et se rendirent dans la grande salle pour la dernière danse.

Dumbledore monta sur l'estrade, acclamé par les élèves restants, et prit le micro :

- Bonsoir à tous ! J'espère que vous avez profité comme il se doit de votre dernière soirée à Poudlard. Il vous reste bien sûr 2 semaines à passer dans ses murs et j'inciste sur le fait que si vous avez encore des questions à poser aux enseignants et à moi-même, nous sommes à votre disposition !
Ce fût un plaisir pour moi et tout le corps enseignant de vous assistez durant ces 7 années, nous vous souhaitons une heureuse fin d'année scolaire.
D'autre part, pour revenir à des choses beaucoup plus classiques, je vous invite à regagner dans l'immédiat vos salles communes. Les professeurs parcoureront les couloirs afin de veiller à ce qu'aucun d'entre vous ne s'égarent dans ces couloirs. Je vous souhaite une bonne nuit.


Les garçons donnaient le bras à leur cavalière et la salle se vida plus rapidement que l'espèraient les professeurs.

Arrivée dans la salle commune.


Les gryffondors avaient accepté de rentrer sans encombre dans leur salle, mais une fois à l'intérieur les 7ème années refusaient de dormir. Ils allèrent reveiller leur camarade et une demi-heure plus tard, la directrice de leur maison entra passablement énérvée :

- SILENCE ! ça suffit ! tout le monde dans son dortoir ! ne m'obligez pas à...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que James se précipita sur elle. Il la prit par la taille et la fit danser devant des élèves abasourdis.

Sirius chantait en imaginant un air écossais.

- Professeur, vous n'imaginez pas à quel point on vous aime !
- Potter ! Je...

Il arrêta de danser pour la regarder dans les yeux. Sirius commença à scander le nom de leur professeur. Les élèves le reprirent à l'unisson.

Sirius lui offra un bouquet de rose. James et ses camarades créèrent des chorus. Ils improvisèrent pendant 5 bonnes minutes un mini bal, tandis que la plupart était encore en pijama et autre robes de nuits.

Bien qu'émue, le professeur macgonnal ne tarda pas à retrouver ses esprits et leur demanda de regagner leur dortoir, elle décida d'attendre que chacun se décide avant de retourner dans ses appartements.

Les regards se tournèrent machinalement vers les maraudeurs, mais tous fut surpris de les voir obéir à leur professeur sans soulever la moindre objection, sans parler du baiser final de Sirius et James à leur professeur ( "bonne nuit, professeur ! " ).

Sirius y ajouta sa touche personnel en lui adressant un clin d'oeil ravageur.

- Espèce de sale petit tricheur !
- Craque pas ta corne pour ça ! Je t'ai laissé Chourave, non ?
- Ouais, s'tu crois que je t'ai pas vu danser avec elle !
- Hey ! Combien de fois t'as dansé avec macgo ?
- Tu voulais que j'invite Slughorn, peut-être ?

Sirius éclata de rire à cette hypothèse, il commença à mimer ce qui aurait put etre un slow terrible. James gagnait par sa bonne humeur ne tarda pas à le rejoignait dans son délire.

- Y'a des moments comme ça, où on préfère ne pas savoir ce qui se passe dans leur tête, dit Remus en passant devant eux pour rejoindre son lit.

Lorsque Peter passa à son tour, James lança :

- Oh pete à pas besoin de se baisser ! dit James hilare.
- c'est vrai ça ! t'aurai dut l'inviter, quedver ! dit Sirius qui commença à se rouler par terre en rigolant.
- De qui est-ce qu'ils parlent ? demanda Peter à Remus.
- De Flitwick, je pense, dit remus en souriant devant le spectacle désastreux de ses amis.
- Mais qu'est-ce qui leur arrive ?
- Je crois qu'ils ont simplement envie de rire.



Sirius rejoint le dortoir de Lisa plus tard.







# Posté le mardi 30 octobre 2007 19:00

Modifié le dimanche 24 février 2008 16:38