Arrivés dans la salle commune, machinalement ils s'assirent sur un canapé, au fond. Lily les rejoints. Ils étaient silencieux.
- C'était si traumatisant que ça ?
Ils acquiescèrent d'un signe de tête furtif.
- Vous avez enfin réalisé que vos farces étaient dérisoires...que le bon temps était terminé, que la guerre avait commencé sans vous ? répondit-elle amère.
- C'est pas la peine de prendre ce ton avec nous, Lily ! Tu croyais qu'on ignorait ce qu'il se passait dehors ? Qu'on est juste de petits gamins immatures ? Tu te trompes ! Je pense qu'on s'est bien mieux que toi l'ampleur de tout ce qu'il se passe en dehors de ces mûrs ! dit Sirius en la toisant du regard.
- Qu'est-ce que tu sous-entends ? Que je ne réalise pas non plus ce qu'il se passe ? Simplement parce que je n'ai pas été éduquée comme toi ?
- L'éducation n'a rien à voir là dedans ! Mais reconnait que tu ne sais pas tout ! Tu ne peux pas tout savoir ! Alors ne vient pas nous toiser avec ton petit air arrogant !
- Je ne suis pas arrogante ! C'est toi qui me dit ça ? Tu ne sais même pas...
- ça suffit ! dit James en levant légèrement la voix. Le problème n'est pas de savoir qui est le plus au courant. On sait tous que la situation est grave et on est tous mobilisés, c'est le plus important.
Lily fût rassurée de voir James lui venir en aide.
- Mais Sirius à raison, Lily.
Lily sembla tomber du ciel, elle se mordit la lèvre " javais oublié qu'avec lui c'était Sirius avant tout ! ".
- Tu ne devrais pas t'exprimer comme ça avec nous. Tu ne le sais sans doute pas, mais on a déjà subit des pertes. Chacun.
Lily réalisa à quel point sa réaction était puérile. Dégoutée par sa propre attitude, elle se demanda ce que James pouvait bein penser d'elle, en vérité.
- C'est vrai...je suis désolée. Je n'aurais pas dûe venir vous parlez aussi brutalement. Excusez-moi, vraiment.
- C'est pas grave, Lily, répondit Sirius avec un faible sourire.
- Non, j'aurai dû réfléchir ! C'était puéril de ma part.
- La preuve que ça peut arriver aux meilleurs d'entre nous, Lily. Mais, ce n'est pas tant ça qui m'étonne, Lily, comment tu sais que Dumbledore nous a parlé de ça ? dit-il méfiant, sur un ton suffisament bas pour que eux seuls puissent entendre.
- J'imagine que tu te doutes parfaitement pourquoi...! répondit-elle sur le même ton.
- Lily ! s'emporta-t-il, tu ne t'es quand même pas engagée ! Tu ne peux pas ! Tu ne réalises donc pas ?
- Bien sûr que si ! Je fais partie de ce monde, James ! J'ai autant l'intention que toi de le défendre !
- Mais enfin ! Tu ne sais pas ce qu'il t'attends ! Tu ne peux pas savoir ! Tu...tu...
- Je quoi, exactement ? James si tu t'attendais à ce que j'attende sagement chez nous ton retour, laisse moi te dire que tu te trompais lourdement !
James se leva, prêt à répondre, le regard aussi menaçant qu'elle. Il ouvrait la bouche mais aucun son ne sortait, mais comme si Lily avait entendu sa réponse, elle lui répondit sur le même ton.
Sirius resta un instant stupéfait : tous deux n'avaient pas réalisé qu'ils étaient soumis à son sortilège de mutisme.
Sirius se mit entre eux, plus grand qu'eux, il tenta de leur faire reprendre raison :
- Au cas où vous n'auriez pas réaliser, vous avez un vrai dialogue de muet. Personne ne vous entends, mais est-ce que vous réalisez de quoi vous parlez ? Vous réalisez où vous êtes ? On ne peut pas se permettre ce genre de choses, ici ! Sinon on attendra tous, chacun chez soi, les nouvelles qui tombent !
Ils se regardaient toujours menaçant. Visiblement, ils avaient juste compris qu'ils ne pouvaient pas communiquer.
- J'espère que vous êtes revenus raisonnables. Mais à la moindre parole de travers...dit-il menaçant, je n'hésiterai pas.
- Le sujet est clos, de toute manière ! dit Lily.
- Je ne crois pas ! répondit James.
- Ce n'est pas le lieu pour en parler ! grinça Sirius.
- D'accord, d'accord...
- On se retrouve à 7.30, James.
- Bonne idée ! On aura le temps de parler de tout ça, avant.
- Non ! Patmol a raison.
Elle s'approcha de lui, et lui murmura à l'oreille :
- On en parlera demain. Sirius sembal méfiant, mais elle ajouta :
- Ce soir, tu es mon cavalier,...et je tâcherai d'oublier les con...
- Dans vos dortoirs ! Maintenant !
Ils ne discutèrent pas et montèrent sans échanger un mot, seulement un regard venimeux.
Sirius se rassit, songeur. Lisa le rejoint, amusée par la scène à laquelle elle venait d'assister, mais perplexe à l'idée de passer la soirée avec eux...
- Pas de remplaçante ?
- Non. Et même si j'en avais envie, je ne le ferai pas.
- Euh tu sais, c'est plus forcée que par pur plaisir que j'y vais, donc...
- Justement ! répondit-il malicieusement. A 8.15, dans le hall d'entrée ?
- Je croyais que la fête commençait à 8.00 ?
- J'aime me faire désirer...
Elle secoua la tête et mais ajouta pour lui changer les idées :
- Talons ou pas talons ?
Il mit quelques temps à réaliser de quoi elle parlait et réfléchit à haute voix :
- Sans talons tu seras peut-être un peu petite pour moi, et puis, les talons, c'est sexy...
- Donc, pas de talons !
- Mouais...tu seras à quoi t'en prendre, si je te délaisse pendant la soirée !
- Je pense que ça ne sera pas un problème. John m'a dit que si tu m'abandonnais, je pourrai toujours le rejoindre avec Mélissa.
- Prewett ?
- Oui.
- A tout à l'heure, Lisy ! Ne sois pas en retard, ajouta-t-il en se levant et en lui adressant un clin d'½il.
- Oh ! attends, reprit-il, viens dans mon dortoir plutôt à 8.00, j'ai quelque chose pour toi.
Dans le dortoir de Lisa, Judy et Sarah ne cachèrent pas leur admiration devant une Lisa prête.
- Tu es...magnifique !
- A tomber !
- Merci, dit Lisa en s'asseyant sur son lit.
- Ne t'en fais pas, vous allez passer une bonne soirée !
- Je suis sûre qu'il ne te laissera pas tomber !
- En plus, tu t'entends bien avec les maraudeurs, maintenant !
- Et puis,...
- Il y a John !
- Et puis,...
- Ce sera...commença-t-elle d'un ton hésitant.
- Je sais, finit Lisa.
Elle savait parfaitement ce que cette soirée serait, et elle préférait ne pas y penser...
- Tu savais qu'il ignorait que tes cheveux étaient noirs ?
- Judy ! Tu n'as vraiment aucun tact !
- Quoi ?
- Tu n'as pas vu qu'elle était triste ?
- Pas triste, mélancolique, et...
- Comment ça il ne savait pas qu'ils étaient noirs ? demanda Lisa sans faire attention à leur scène.
- Je te passe les détails, mais on l'a entendu discuter avec James et Peter.
- Il ne les a même pas crût !
- En même temps, ils ne sont noirs qu'en période de soleil !
- Ouais, enfin, ça signifie quand même du mois d'avril à fin septembre !
- C'est vrai que c'est étrange, en général, les cheveux blondissent aux soleils...
Une discussion des plus superficielles : rien de mieux pour vous mettre dans les conditions d'un bal.
- Tu es magnifique, Lisy !
- Merci ! Toi aussi, tu es très...élégant !
- Je sais.
Il l'emmena vers son lit, Lisa calma son c½ur comme elle le pouvait...Mais sur ce lit, se trouvait une autre robe de soirée : elle était bleu marine avec de fines bretelles et un décolleté plongeant qui semblait s'arrêter 4 cm au-dessus du nombril.
- Tu m'as acheté une nouvelle robe ?!
- En fait, c'est Lily qui me l'a passée.
- Pourquoi pas à moi ?
- C'est venu dans une conversation, hier, et je lui ai dit de me la passer directement. Une sorte de surprise...
- Elle a l'air plutôt bien décolleté. J'ai du mal à imaginer Lily portait ça !
- Oh ! Pas moi !
- Sirius !
- Tu veux tenter ?
D'un coup de baguette, il changea sa robe. Pas plus mal...
- Qu'est-ce que t'en penses ?
- Magnifique ! Mais ça aurait été mieux si tu avais mis des talons...
La salle commune se figea lorsqu'ils y parvinrent : la plupart les regardait admiratif. Ils formaient un très beau couple, et beaucoup les pensait déjà ensemble.
Dans la grande salle, les 4 grandes tables des différentes maisons avaient disparu, laissant à place à de multiples tables plus fines, placées le long des murs, où des coupes et verres vides étaient placés, ainsi que des chandelles.
Une grosse boule disco, visiblement moldue, avait été placée sur le plafond, puisqu'elle attirait les regards de la majorité des étudiants, émettant des effets de couleurs joviales. Une scène avait été aménagée et plusieurs groupes s'y relayaient.
Quant à la piste de danse...elle était plus ou moins monopolisée par un couple : James et Lily dansaient un rock frénétique alors que la musique était calme, certains les regardaient amusés, d'autres apeurés ou encore dégoutés.
Peter était assis à une table et amusait sa cavalière. Remus, à une plus loin, avait une discussion virulente avec la sienne.
- Je te parie qu'il lui parle avenir.
- Je ne tiens pas le parie : t'es son ami !
- Pas besoin d'être son ami pour le voir : ils se prennent la tête !
Elle éclata de rire, et tous deux rejoignirent Peter. Sirius la fit asseoir sur ses genoux, surprise elle se laissa cependant faire : il lui tenait la taille et elle passa son bras derrière son coup. Remus ne tarda pas à les rejoindre, sans sa cavalière.
Ils discutèrent de tout et rien, regardant autour d'eux leurs camarades discutaient avec les professeurs, s'amusaient ou danser le plus ridiculement possible.
Un petit groupe s'était formé près du buffet : il ne comportait que des Serpentards, Rosier animait la discussion.
- Tu veux boire ou manger quelque chose ? demanda Sirius en les observant, les sourcils froncés.
- Euh...je viens bien une bièreaubeurre, s'il te plait, dit-elle en commençant à se lever.
Mais Sirius la retint contre elle, d'un sortilège d'attraction il fit venir une bouteille de bièreaubeurre qu'il lui tendit, et une vodkachococa.
Quelques verres plus ou moins sobres, plus tard, leur table était remplie. James et Lily les avaient, entre autre rejoints. Bien que les éclats de rire fusent, Lisa, comme Lily, commençait à se lasser. James attira Lily, et tous deux s'éloignèrent.
Lisa avait repéré John et Mélissa, et se leva. Sirius également.
Sans attendre son avis, il la dirigea vers la pista. Le groupe jouait un slow.
Mais, à peine se terminait-il qu'un rock retentissant interrompit les différents couples dans leur roucoulement.
Sirius était un très bon danseur, et elle n'eut qu'à se laisser guider. Vînt un moment où chaque couple se détachait pour échanger de partenaire.
Deux danses, que John ne lâchait pas Lisa. Sirius, lui, passait de Chourave à Mélissa et réussit à échanger quelques paroles avec cette-dernière, essoufflée :
- Ton copain drague ma cavalière.
- Jaloux ?
- Non. Je disais juste ça pour toi.
- C'est lui qui a insisté pour venir, je ne sors pas avec lui, répondit-elle.
La soirée se poursuivait. Sirius avait rejoint la table de James, il était revenu accompagné d'une Lily dont les cheveux étaient légèrement broussailleux...
- Je peux être le parrain ? demanda Sirius.
- Tant que tu ne lui donne pas un vieux prénom d'étoile toute rabougrie...
- En tout cas, tu peux être sûr qu'il ne s'appellera pas John, répondit Remus.
James et Remus éclatèrent de rire.
- Sirius, pourquoi tu ne vas pas la récupérer ? Au lasso ?
- Tu devrais savoir que si je le veux, je n'aurai pas besoin de lasso, dit-il en regardant sa cavalière.
- Les futurs belles-s½urs qui parlent entre elles, c'est mignon tout plein.
Lisa discutait, en effet, à présent avec Lily à une table voisine. L'effet fût immédiat : James et Sirius devinrent rouge tomate.
Il était, pourtant claire que pour Sirius ce n'était pas de la gêne : déjà Remus pouvait voir ses iris se dilataient et une folie meutrière y bouillait, tandis que ses oreilles bougaient légèrement.
Il prit donc la direction de Lisa et Lily en gratifiant ces amis d'un sourire moqueur.
- Si ! Je t'assure, les homosexuels sont très rares dans notre monde ! J'ai vraiment découvert que ça existait en étude des moldus.
- Mais c'est impossible, ça touche tout le monde ! Il existe même des chiens qui le sont ! Ce type est bien la preuve que ce n'est pas si rare que ça !
- Elle a raison, ajouta Remus, sérieusement.
- Mais, comment ça se fait ?
- C'est assez compliqué, mais pour résumer, c'est plus une frustration de ne pas être sorcier qui se manifeste chez les homosexuels moldus. C'est pour ça qu'ils sont si nombreux dans leur monde, résuma Lisa.
- Quoi ?
- C'est vrai. Tu sais qu'à la base tous les humains étaient sorciers ? C'est d'ailleurs pour cette raison que notre planète a put être transformée en si peu de temps !
- Rien à voir avec ce que s'imaginent les moldus...Une Pangée, des dinosaures ! Où sont-ils allaient pêchés tout ça ?
- Ils ont cherché ! dit Remus dans un souci d'impartialité. Tu as vu ce qu'on a laissé quand même !
- Bref ! intervint Lily.
- Ah oui...euh j'en étais où ?
- On était tous des sorciers...
- Oui, mais les cracmols se sont fait de plus en plus nombreux. Isolés, ils ont finit par réellement crée un monde rejeté. Malgré toutes les mesures prises, leur nombre s'est accrût. Parmi eux, certains ont commencé à montrer des aptitudes de sorciers. La plupart du temps notre communauté les a rejeté.
- Tout dépendait de leur tribu, si on peut dire ça comme ça. Les rejetés, ou ceux qui n'avaient pas pût ou sût exploités leurs dons, se sont sentis frustrés, et c'est généralement une génération, voire plus, que l'on retrouve cette frustration.
- Oui, elle se manifeste de manière sexuelle.
- Une attirance pour le même sexe.
- C'est aberrant !
- Et pourtant vrai. C'est pour ça que tu n'en trouve qu'un nombre très réduit d'homosexuels dans le monde magique. Et généralement, ceux qui le sont ne viennent pas de famille pure.
- Enfin tout du moins depuis, deux générations, c'est ça ?
- Ouais, mais c'est vraiment de plus en plus rare. Depuis, les techniques sont telles que peu de sorciers, même parmi les moldus, ne sont pas repérer.
- C'est incroyable ! Comment j'ai pu passer à côté de telles informations ! Pourtant, moi j'écoute en Histoire de la Magie !
- Ce n'est pas vraiment au programme au scolaire...
- Il faut vraiment avoir une bonne connaissance de l'Histoire pour savoir ça. Je suis étonné que tu saches ça, Lisa !
- Ma famille est pure depuis de nombreuses générations, plus du moyen âge, c'est dire ! En plus de ça, c'est de vrais intellect' ! Difficile de sortir sans une bonne connaissance générale là-dedans ! A chaque réunion de famille, j'ai droit à un cours d'Histoire !
- C'est géniale, une famille cultivée ! Ne me dis pas que tu te plains !
- Oh ! Non, mais bon, desfois c'est un peu chiant...
- J'imagine...
- Quel est-le... ?
Lily s'interrompit soudain, devant elle, James faisait danser une Mélissa éclatante. Elle les foudroyait du regard.
Remus les regarda tour à tour, amusé. Lisa se retourna pour regarder la scène que ses interlocuteurs observaient.
Sirius s'était levé, il se dirigeait vers les Serpentards qu'il avait jusque là évités, mais lorsqu'il passa devant James, ce-dernier délaissa de manière peu gratifiante Mélissa et attrapa son bras. En quelques secondes, ils déconnaient tous deux sur la piste de danse.
Lily les regardait, méfiante.
- Jalouse ? demanda Remus.
- Tu délires, dit Lily, tendue.
- Euh...
- De Patmol, expliqua Remus.
- Quoi ?
- Nan, mais laisse, il raconte n'importe quoi.
- Pourquoi de Sirius ?
- Parce qu'ils sont très proches.
- Comment ça ?
- Ils sont tellement complices qu'elle se sent légèrement délaissé !
- Tu n'as pas jugé nécessaire de le démentir ! C'est à se sentir poupée gonflable ! dit-elle sous le coup de la colère. Elle rougit instantanément, réalisant ce qu'elle venait de dire.
- une quoi ? demanda Lisa.
- Un truc de moldu...répondit-elle, heureuse d'être entourée de sorciers de souche.
- Il est amoureux, assura Remus.
- C'est vraiment à se demander de qui !
- Tu ne pourrais pas occuper un peu Sirius, Lisa ?
- Hein ?
- Lily ! s'indigna Remus qui voyait parfaitement où elle voulait en venir.
- J'aime beaucoup Sirius, mais vraiment, trop de James-Sirius, c'est à devenir folle !
Elle se leva de manière si soudaine que Lisa sursauta. Lily se dirigea vers le parc, seule. James le remarqua et entraîna Sirius avec lui, vers elle.
- Faut pas faire la tête, Evans. Si tu veux ton Jamesounet, je te le laisse, déclara Sirius en lui adressant un sourire charmeur.
Elle lui répondit un sourire de pétasse **( dédicasse à une fic que tout le monde aura reconnu)** et continua sa route. James sur ses talons, il dévia la trajectoire de sa belle vers une table isolée. Sirius les observa, amusé, il rejoint Lisa et Remus.
Mais, il ne fût pas le seul : la cavalière de ce-dernier refaisait surface. Elle le prit à part. Il y eut un échange de paroles qui paraissait violent, mais aucun d'eux n'éleva la voix. Elle le quitta, en larmes, courant vers le parc. Remus se rassit, à côté de Lisa. Un silence s'était installé, un silence tendu, lourd.
- Vous croyez que je devrai la rattraper ?
- En termes de psychologie féminine, tu connais mon niveau.
Le regard de Remus se tourna vers sa voisine qui buvait.
- Et toi, Lisa ? Tu en penses quoi ?
- Oh ! Je ne suis qu'une gamine de 15 ans, tu sais.
- Je te le demande quand même, insista-t-il, tandis que Sirius étouffait un rire.
- Tu regrettes ce que tu as dit ?
- Certaines choses, bien sûr.
- Tu l'as définitivement largué, c'est ça ?
- Ouais, enfin je crois.
- Et ça, tu le regrettes ?
- Non.
- Alors ne va pas la voir, sinon elle risque de croire qu'elle a encore une chance, répondit-elle en haussant les épaules. Enfin, ça c'est mon point de vue. Je ne sais pas si les filles de 17 ans pensent également comme ça.
- Plus je t'entends parler, plus je me dis que les filles deviennent de moins en moins intelligente avec l'âge.
- Parce qu'à 11 ans, elle l'était plus ?
- Ça vous dit une ballade au claire de lune ? demanda Lisa qui ne souhaitait pas connaître la réponse de Sirius.
Pour une raison inconnue, Remus tressaillit à cette idée.
- Non, mais allez-y vous deux, je sais que Sirius aime ce genre de ballade, dit-il avec un sourire aux lèvres.