Se rapprocher, pour mieux s'éloigner.







Lisa et Sirius durent se quitter alors qu'ils se rapprochaient tant...



Le jour de leur séparation, Sirius la prit une dernière fois dans ses bras. Et lui confia un parchemin, qu'il lui demanda de conserver, lui promettant qu'il lui en dirait plus durant l'été.



Et à son retour, elle fput stupéfaite de voir deux mots écrit dessus, persuadée pourtant qu'à la base, le parchemin était vierge : " écrit dessus ".


Elle s'executa et y vit les lettres de Sirius s'effacer, alors que les siennes persistaient. Quelques heures plus tard, elle put y lire : " Sirius, au bout du rouleau ;) ".


Ils purent ainsi correspondre, durant tout l'été. Faisant parfois tarder la réponse de journées, et d'autres fois passant des heures à s'écrire. Notamment la fois où elle lui confia qu'elle était orpheline : son père était mort alors qu'elle avait 5ans, tué par des mangemorts.


Depuis sa mère l'avait toujours beaucoup materné, et avait migré aux USA.

Elle avait accépté qu'elle intègre Poudlard car c'était l'un des plus chers souhait de son défunt époux, mais refusait de retourner vivre en Angleterre où les mangemorts sévissaient davantage.



Sirius lui promit que majeure, il pourrait l'aider à quitter l'Amérique, pour aider dans la Lutte.




Avec ses confidences estivales, leur amitié se confirmait.



Le jour de la rentrée suivante, Lisa savait pertinemment où est-ce qu'elle pouvait s'attendre à voir l'adolescent.






Elle ne se trompa pas.





Elle le vit passer par la vitre de son compartiment, il se dirigeait, comme elle s'y attendait, vers Les toilettes.



Lisa s'excusa auprès de ses camarades, attendit qu'il sorte pour enfin comprendre son comportement, pour le moins étrange.



La raison qui le poussait, à traverser des wagons, pour se rendre dans ces toilettes, aboutit à la confession d'une de ses plus grandes hontes, selon lui : alors qu'il était en première année, il était rentré dans ces toilettes. James venait d'en sortir, et lorsque lui-même en sortit, Peter et Remus étaient là.






Remus ne connaissaient encore aucun des 3 autres, de même pour Peter, mais tous les 4 avaient tout de même échangé quelques paroles - et même un rire ! Pour Sirius, c'était une sorte de superstitution : en retournant dans ces toilettes, il avait comme une certitude de passer une bonne année, et meilleure encore que celles qui venaient de passer.




- Lisy, je ne suis pas habitué à ne pas te voir réagir...

- C'est juste que, l'interrompit-elle, ...ça me fait vraiment plaisir de savoir quelque chose...d'intime à ton sujet.

- Qu'est-ce que tu racontes !? Tu en sais déjà pas mal sur moi, non !?

- Oui, mais rien de si spéciale !

- C'est sûr que c'est spécial. Mais tu ne trouves pas que...



Elle ne voulait pas poursuivre sur ce sujet, et se hâta de le changer. Il n'insista pas, mais il fût vraiment surpris par sa réaction : il s'était attendu à ce qu'elle se moque gentiment de lui, comme elle savait le faire ou qu'elle tente de le raisonner. Mais pour une raison qu'il ignorait, ce sujet semblait l'avoir touché.



Il découvrait encore une fois, ce qu'il appréciait le plus chez elle : son " imprévisibilité ". A chaque fois qu'il pensait l'avoir cerné, il découvrait une nouvelle facette de sa personnalité. Remus et James lui avait assuré que c'était tout simplement parce que c'était une fille...mais pour Sirius, l'explication devait forcèment venir d'ailleurs.







En y repensant, cette année fût totalement différente de ce que s'étaient imaginés les deux collégiens.





En effet, lorsque le mois de janvier arriva, ils se rendirent compte, chacun de leur côté qu'ils s'étaient à peine adressé la parole, depuis la rentrée.





Lisa se sentait évincée de sa vie, et elle discuta de la mélancolie qui la gagnait avec ses amies :





- Il est en 6ème année, il a beaucoup de travail, le défendit Sarah.

- Je le vois pas beaucoup taffer ! s'exclama Lisa.







Ce qui était parfaitement vrai, il passait les trois quart de son temps hors de toutes salles de travail.


Ayant eu la mention Optimal à tous leurs BUSES, et ce, sans avoir eut besoin de recourir à de grandes révisions, James et Sirius occupaient la majorité de leur temps libre entre le parc, les couloirs du château et le village de Pré-au-lard.

Convaincus que pour les ASPIC, ils obtiendraient les mêmes résultats. Les notes qu'ils récoltaient en cours, les encourageant dans cette voie.




- Mais, il a quand même pensé à toi, à Noël !

- Oui, et puis, ce n'est pas comme si il ne te remarquait plus !

- Je sais, mais...mais il me manque !

- Oh ! Lisy... elles s'approchèrent de leur amie et la prirent dans leur bras.





Elle descendit le soir même dans la salle commune en nourrissant le faux espoir de le voir. Elle finit par lui écrire une lettre...qu'elle jeta bien assez vite dans les flammes, se sentant plus que ridicule ! Honteuse, elle remonta se coucher.







De son côté, Sirius ne pouvait que constater la distance qu'il avait instauré, malgré lui, entre eux. Cela le pesait d'autant plus, qu'il n'avait jamais véritablement réussit à parler de sa relation privilégiée avec Lisa à ses amis. Il tentait vainement de se faire pardonner, en lui prêtant une attention particulière, dès qu'il l'apercevait.




Il en voulait à ses amis de ne rien remarquer de son malaise, pourtant, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même : il mettait toute son énergie à le cacher et, devait se l'avouer, n'y pensait plus dès qu'ils étaient réunis tous les 4...




Au cours des semaines qui suivirent, leur éloignement finit par leur paraître anodin : ils se satisfaisaient, de leurs regards complices, de leurs clins d'½il, ou des taquineries qu'ils échangeaient dans les couloirs. Tout était devenu machinal, mais cela ne semblait plus les gêner. Ils s'y étaient bien habitués.






Mai arriva.





Lisa sortait officiellement avec un Serdaigle de 4ème année, Luke Jones.



La petite Lisa avait bien changé : elle était — et faisait — plus mûre, néanmoins, elle gardait une innocence enfantine, qui séduisait grandement la gente masculine.




Sirius quant à lui arrivait de moins en moins à contrôler son animagi :



- Je crois que j'ai fait le tour des filles de ce collège, dit-il l'un des derniers jours de cours, dans la salle commune.

- Non, tu as fais le tour des filles POTICHES de ce collège ! corrigea James

- On devrait peut-être essayer de règler ce problème, proposa Remus.

- C'est pas une mauvaise idée, Lunard. Il va finir, sinon par devoir se trouver une vraie petite amie.

- Tout de suite, les grands mots ! De toutes façons, je suis sûr qu'aucune d'entre elles ne le prendrait mal, si je refaisait un tour.

- Le pire dans tout ça, c'est que je suis sûr que t'as pas tord, dit Lunard.

- Comment ça, le pire ? Hey James, t'es sur la bonne voie, dit Sirius alors que son meilleur ami se leva.

James lui adressa un sourire chaleureux et dit faiblement, de manière à ce que seul lui l'entende :

- Merci, vieux.





Sirius avait, en effet remarqué que James se rapprochait doucement de Lily. En fait, non, ce n'était pas vraiment un rapprochement, seulement il lui parlait parfois en cours, la faisait rire distraitement, et hier, ils avaient fait le chemin du retour au dortoir, ensemble.



Même s'il ne pouvait toujours pas s'empêcher de faire mariole avec sa baguette dès qu'il l'apercevait dans un autre contexte que les cours, Lily commençait à apprecier sa présence.




Sirius avait émis ces conseils de manières désinvoltes, alors que James et lui parlaient de manière tout aussi désinvolte de la drôle d'attitude de Lily.






diuscussion près du Saule cogneur - donc place déserte.



- Tu sais, Lunard, il faudrait que tu dépasses ton problème de fourrure !




- J'approuve Cornedrue ! s'exclama Sirius. Tu devrais te lancer, après, tu risquerais de le regretter ! Prends exemple sur lui !...en plus toi ! ajouta-t-il après avoir jeté un regard imperceptible à son meilleur ami.



- J'aimerai que tout soit aussi simple, mais ça n'est pas le cas.

- Pourquoi ? demanda Peter

- Parce que le problème de fourure est pas simple à gèrer, c'est dangeureux !

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Y'a aucun risque ! Sinon tu ne serais pas en train de marcher entre nous ! poursuiva James.

- Cornedrue a raison ! Regarde-nous ! Avec de la volonté et de l'amitié on peut vivre avec toi 24h/24 alors où le problème ?

- Mais les risques que vous avez prit sont énormes ! Vous auriez put mourir ! Je n'aurai même dut jamais prendre ce risque ! Et vous ne savez pas ce que ma vie va etre après être sortit d'ici ! Vous n'avez aucune idée de ...









Lunard devint vite dément ces idées s'emellant, et pour la première fois, les 3 amis purent voir l'ombre du loup-garou sur son visage humain et juvénile.

Il allait sortir sa baguette pour jeter un sort dans leur direction. Mais Sirius et James avaient de bien plus bon réflexe, et Remus se retrouva désarmé et projeté par le bouclier de Sirius. Remus s'enfuie.

Peter le retrouva. Il lui parla, le calma. A son retour dans le dortoir, tout était redevenu normal. Mais plus jamais le dialogue entre eux à ce sujet ne put être remis sur le tapis.





Sur le chemin du retour, Lisa et Sirius parlèrent plus qu'ils ne l'avaient fait au cours de l'année toute entière, devant les Toilettes...





Sirius en 6/ Lisa en 3, si vous suivez bien :)

# Posté le mardi 09 octobre 2007 19:08

Modifié le mercredi 05 décembre 2007 17:12

Trois couples ! Trois.

Trois couples ! Trois.







Après la médiocre année qu'avait passé Sirius et Lisa, ils leur tardaient de retrouver contact, cette complicité qui les avaient jadis tant lié, et attiré les curiosités de leurs amis et camarades.





Comme si l'histoire était écrite, comme si elle avait compris leur malaise, un grain de sel de destin et une louche de Sirius plus tard, Sirius quittait la demeure familliale ses parents et se réfugiait chez James.




Après un mois, un oncle de la famille lui envoya une jolie somme d'argent qui lui permit de s'installer dans un appartement à Londres même.







Aussi, Sirius, qui se méfiait à présent des relations épistolaires, proposa à Lisa de le rejoindre chez lui, l'espace de deux jours, tout au plus. La dernière fois qu'il lui avait proposée, elle ne s'était pas faite d'illusion quant à la réaction de sa mère. Mais aujourd'hui, elle était persuadée qu'elle pourrait la convaincre. Elle ignorait d'où lui venait cette soudaine confiance en elle, toujours était-il qu'elle passa les quatre derniers jours du mois août, chez lui !







Elle arriva par transport moldu, Sirius vint la chercher avec le mari de sa cousine, Ted Tonks, lui-même moldu.



Lisa avait quelques appréhensions en arrivant chez lui : d'une part, elle n'avait jamais vécu avec un homme et d'autre part, elle redoutait de longs silences pesants. Mais dès qu'elle entra, elle se sentit parfaitement à son aise.







L'appartement était à l'image du jeune adolescent : classe et désinvolte.








Les 2 jours s'écoulèrent aussi vite que leur relation s'épanouie : ils se sentaient aussi proches, autant à l'aise l'un avec l'autre qu'auparavant.







Néanmoins, au cours de la dernière soirée qu'ils passèrent ensemble, quelque chose les frappa. Quelque chose dont ils se rendirent compte, mais dont ils ne parlèrent pas : ils fuyaient tout contact physique.





Pourtant, Lisa était devenu très attirante, même pour un jeune homme de 17 ans : sa taille et son corps étaient ceux d'une jeune femme, seul son visage trahissait encore son jeune âge.








Ces détails n'échappèrent pas à Sirius, qui ne parvenait, pourtant pas, à chasser la vision qu'il avait toujours eut d'elle : celle d'une jolie petite fille de 11 ans qui n'arrivait pas à dormir.








Elle n'était pas non plus insensible aux charmes du corps de Sirius, mais qui pourrait l'être ? Le grand brun au regard ténébreux, n'était-ce pas le fantasme de toutes les jeunes filles ?








Par delà les apparences, il représentait à ses yeux, la présence masculine protectrice qu'elle n'avait jamais reçue. De même, elle évoquait pour lui, l'attache et la douceur féminine que sa mère, et qu'encore aucune femme, n'avait sut lui offrir.








Le jour de la rentrée, ils arrivèrent, l'air de rien, ensemble sur les quais. Ils se séparèrent en montant dans le train, après avoir échangé un regard complice. Plus tard, ils se retrouvèrent près des Toilettes pour échanger quelques paroles. Chacun d'eux était heureux d'avoir retrouvé ses camarades.







Sans s'être concertés, ils n'avaient pas parlé de leurs jours passés ensemble à leurs amis. Comme s'ils avaient l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, d'avoir cédé à une tentation qui leur était formellement interdite.









Mais ce sentiment de légère culpabilité n'expliquait pas le manque qu'ils ressentirent à la fin de la journée... Pourtant, ils avaient passé la journée sans avoir pensé à l'autre.










Le manque se dissipa avec le temps, et très vite, la vie reprit son court à Poudlard. Avec, toutes fois des légers changements qui n'échappèrent à personne.









Tout d'abord, Remus hésitait moins à sermonner ses amis lorsqu'ils jugeaient qu'ils étaient allés trop loin de leurs mauvais coups.










Ensuite, James avait définitivement arrêter de lancer des sorts à tout bout de champ, ou, tout du moins, beaucoup moins. Pourquoi ? Sans doute que l'été qu'il avait passé en compagnie de Sirius l'avait fait murir : jamais l'envers du décors de Poudlard ne leur avait parut aussi proche.








Ne comprenait pas mal ce qu'ils ressentaient, ce n'était pas de la peur, ni de l'apprehension, simplement un aperçu de ce qu'est la vie, dans son sens le plus horrible qu'elle puisse être, et ils avaient l'impression de prendre 5 ans.







Mais cela ne les avaient pas pour autant assagis...! Loin de là, ils étaient tout de même décidé à profiter de leur dernière année.






Poudlard s'habitua à un nouveau rythme : plus agréable d'un côté, - plus aucune crainte d'arriver en cours avec la tête d'une pastèque - et moins drôle (pour les camarades qui réussissaient d'ordinaire à y échapper) d'un autre.







Mais le gros changement venait de Lily, elle se surprenait à désirer parfois la compagnie de James qui ne semblait visiblement pas s'en être aperçu, aussi bizarre que cela puisse paraitre. C'est à ce moment que la présence d'un Sirius devint capital pour la naissance d'un futur Harry :










- Tu sais, Cornedrue, tu devrais essayer d'inviter Lily à boire un verre avec nous un de ces quatres.

- Mouais je sais pas...t'sais même si on s'entend mieux,...

- Dis lui qu'elle peut venir avec Mary, elle a pas arrêté de me regarder au dernier cours, d'après Peter.

James éclata de rire et ajouta :

- C'est sympa de ta part, vieux ! Mais j'ai aucune envie qu'elle ne vienne juste pour rendre service à Mary - qui soit en passant est devenue très mignonne.

- Crois-moi, elle ne viendra pas pour ça, mais ça lui donnera juste une bonne excuse !

- C'est que tu commences à connaître les filles ! dit James franchement étonné.

- C'est Lisa qui m'a expliqué tout ça, après que Remus nous ait balancé ça.

- T'as parlé de çA avec Lisa ?

- Non-non ! elle m'a juste expliqué 2-3 trucs sur les filles.

- Mais elle n'a que 14 ans !

- Et elle discute beaucoup avec Liliy ! C'est loin d'être une gamine. Fais moi confiance ! dit-il en se levant pour laisser un James cogiter.










Mais quelque chose l'empêcha de poursuivre sa réflexion très longtemps . Lily vint s'assoir à la place de Sirius.





Elle lui parla de son air songeur et de sa mine perplexe.





Il l'invita à prendre un verre pour qu'il se sente mieux.





Elle hésita.







Il commença à décrire le rendez-vous dont Sirius et lui venaient de parler.





Elle sembla un instant déçu, ce qu'il prit pour du scepticisme.





Il lui proposa alors la date du dimanche, le lendemain d'un match qu'il assurait remporté ! Ils plaisantèrent un instant et elle finit par accepter avec, ce qu'il lui sembla être de la joie.








***







Mais lorsque vint le match Griffondor-Serdaigle, quelque chose d'anormal se produisit : à croire que l'euphorie enlève toutes les retenues qu'on peut se poser.





James qui avait marqué un nombre assez alarmant de buts en un si peu de temps - jusque là, rien d'anormal - faisait le tour des gradins et du stade, et fonça en piquet vers Lily, stabilisa son balai à sa hauteur, et avec un sourire radieux, l'embrassa.






Pas de gifle. Pas de hurlement. Et ça, c'était étrange. Le plus étrange, pour les spectateurs, c'est qu'à présent, elle lui souriait ! Pire, elle rayonnait !






Dès lors, les gryffondores ne savaient plus trop pour quoi ils faisaient la fête : sans doute pour une victoire de leur capitaine...





***






Ce qu'il faut savoir, c'est que Sirius n'avait pas reçu les explications de Lisa pour une sainte raison : il avait remarqué une jolie serdaigle en sixième année, une qui ne gloussait pas quand il lui parlait, une qui était amusante, une qui était assez casse-cou, une qui lui plaisait, une qui lui correspondait.





Pour la première fois, ce fût à lui de faire le premier pas, à lui de la draguer.





Ce fût laborieux, mais au bout de trois jours (ça reste Sirius), il sortait avec, la dénommée, Eris.
Ils étaient depuis un mois ensemble, quand Eris se découvrit une facette jalouse.





...





Elle se rendait, alors dans la grande salle tandis que Sirius se dirigeait vers sa salle commune en compagnie de James. Lisa et Sarah étant juste derrière eux, elle pensait qu'il rentrait également avec elles, surtout Elle.





- Hep, hep, hep ! Où tu vas comme ça ? demanda-t-il en l'attrapant par la taille.



James comprit, et il attendit Lisa et Sarah pour rentrer avec elles.





Depuis une semaine, il comprenait pourquoi son ami s'entendait si bien avec Lisa : il avait, en effet, discuté avec elle et Lily. Lisa avait des difficultés dans un devoir de sortilège. Elle avait demandé à Lily, qui travailait à la même table, de l'aider, si elle en avait le temps. James les avait rejoint, l'air de rien.






Un agréable moment.







Il avait découvert une Lisa très attachante avec un humour bien particulier. Et, sa proximité avec Lily, qui l'avait prise en amitié dès la première semaine de sa rentrée augmentait sa sympathie à son égard.






- Mais, manger. Je ne voudrai pas te déranger, ajouta-t-elle en regardant passer ces 3 amis, de manière un peut trop innocente au gout de Sirius.





Les amies d'Eris avaient dû sentir ce qui se préparait, car elles lui firent comprendre d'un regard qu'ils l'attendraient dans la grande salle.





- Tu ne me déranges jamais, dit-il avec un sourire charmeur en l'embrassant.

- Vraiment ?

- Oui. Qu'est-ce qui t'arrives ?

- Hier !

- Quoi, hier ?

- Oui, hier ! tu n'as rien oublié ? Juste peut-être de m'attendre après ton cours de potion !

- Calme-toi ! Ah oui ! J'étais...

- Occupé avec une gamine ! J'ai remarqué !

- Qu'est-ce que tu racontes ! Remus ne se sentait pas bien, je l'ai accompagné à l'infirmerie !







Il ne comprenait pas pourquoi elle lui faisait une scène : ce n'était pas la première fois que l'un d'entre eux n'avait pas pût attendre l'autre après un cours.







- C'est ça ! Et tu étais, une fois de plus avec elle !

- Mais de qui tu parles ?

- De ton amie Lisa !

- Lisa ?

- Oui, celle avec qui tu montais dans ta salle commune ! Celle avec qui...

- Wow ! Wow ! Doucement là ! Je ne montais pas avec elle, et je tiens à te dire qu'on a trois ans de différence...

- Et alors ?

- Et alors ? C'est encore une enfant !

- Une enfant qui tient beaucoup à toi, on dirait !

- Mais arrête, elle est avec ce serdaigle...euh jones !

- Tu as l'air bien au courant...

- Je m'entends bien avec elle, c'est tout !

Il n'en pouvait plus de l'entendre crier, de plus, il la trouvait encore plus séduisante en colère.

- Mais, elle est loin d'être aussi agréable que toi, ni aussi belle, ajouta-t-il en lui adressant un clin d'½il et en l'embrassant.

- Arrête de te moquer de moi ! s'énerva-t-elle en se dégageant de son étreinte.

- Hey ! mais calme toi !

Elle continua de vociférer contre elle, quand Sirius réalisa...

- Mais t'es jalouse, ma parole !

- Quoi ? Maispasdutoutc'estjusteque...

- Si-si ! Tu es jalouse ! Et tu n'en es que sexy, dit-il en l'embrassant, non sans qu'elle se défende...









Tandis qu'ils restaient ensemble, Sirius évitait Lisa en dehors de la salle commune. Eris était, certes, plus belle en colère, mais Sirius n'était pas sûr que ses oreilles tiennent le coup pour autant !








Lisa se doutait de ce qu'il se tramait, car Eris ne cessait de la regarder d'un air curieux voire furieux, chaque fois qu'elles se croisaient.










Aussi, avait-elle décidé de prendre la précaution d'éviter également Sirius quand ils n'étaient pas dans la salle commune.








C'était le mois de Janvier, les ASPIC devait avoir lieu dans trois mois, la pression se faisait sentir chez les 7ème années.

Sauf pour 2 élèves, quoique...







- Hé bien, James ! Je te croyais plus sûr de toi ! s'exclama Lily, derrière un livre d'Histoire de la magie, en se laissant tomber sur un fauteuil, voisin de ce-dernier qui lisait négligemment le même manuel.



- Mais je suis sûr de moi, ma Lily ! Je vérifie juste certaines de mes pensées...

Elle éclata de rire.

- Beaucoup de tes pensées, non ? Je ne t'avais encore jamais vu en train de lire des manuels scolaires...

- Parce que tu m'observais, avant ? Depuis longtemps ? l'interompit-il à la fois étonné et ravi.












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# Posté le mardi 09 octobre 2007 19:59

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 09:21

Explusion & Réflexion









Le mois de Janvier s'écroula, emportant avec lui le couple Jones-Sowyer, ainsi que la tranquillité de la plupart des 7ème année.

De son côté, Sirius commençait à tomber amoureux d'Eris. Cependant, elle restait toujours persuadée que quelque chose se tramait entre son petit ami et Lisa. Aussi avait-elle décidé d'infiltrer la salle commune des Gryffondors...


Malheureusement, alors qu'elle s'y trouvait, Mac Gonagall apparût. Elle mit quelques secondes à réaliser qu'une Serdaigle se trouvait devant elle.

Puis, tout s'enchaîna très rapidement, avant qu'elle ait pût cracher son venin sur lui ou même se défendre, elle était dans le bureau de Dumbleudore.

Ses parents l'avaient pourtant prévenue, encore un écart de conduite, et elle rentrerait étudier à la maison.

Trop dévastée pour se défendre, Dumbledore lui demanda si elle voulait parler à une personne d'une autre maison, car elle devrait quitter Poudlard avant le dîner.

D'une voix à peine audible, elle prononça le nom de Sirius Black.

- Alors ?

- Alors je t'ai vu en train de reluquer le cul de cette gamine, dit-elle calmement.

Moment de silence où il la regarda stupéfaite.

- Je m'attendais plutôt à ce que tu me dises ce que tu faisais dans cette salle, et sutout, ce qui allait se passer pour toi, dit-il froid et hautain, sans prendre la peine de s'expliquer.

Blasée par sa réaction, elle lui répondit sur le même ton.

- J'y étais pour vérifier ce que je pensais. Quant à ce qui va m'arriver ça ne te regarde plus.

Il laissa un silence pesant s'installer, puis répondit :

- Tu sais, ce n'est pas elle que j'ai dragué. Ni elle, avec qui je me suis sentit si bien ces derniers mois. Ni...

- Ce n'est pas l'impression que j'ai.

- C'est pourtant la vérité.

- Tu devrais cesser de te mentir, juste parce qu'elle n'est qu'en 4ème année !

Soudain, Sirius n'y compris plus rien...Il s'avança vers elle :

- Attends ! De qui est-ce que tu parlais ?

- Devine ! La même dont tu reluquais le cul !

- Non, elle, elle est en 6ème année !

- Quoi ?

- Je mattais Imène, c'est tout !

- Imène ? Tu mattais ton ex ?!

- Si on peut appeler ça une ex...maugra-t-il. Elle est bien foutue, dit-il plus clairement en haussant les épaules. Mais, elle est loin de t'égaler, dit-il en déposant son front sur le sien.

Elle soupira en s'éloignant, indiffèrente, et poursuivit.

- Je suis expulsée !

- Quoi ????

- Tu ne pourras rien n'y faire, mes parents ont toujours voulu que j'étudie à la maison...tu sais par les temps qui court, ils préfèrent m'avoir près d'eux...Un écart de conduite, et...enfin, j'étais prévenue.

Sirius ne laissa rien transparaître de sa peine.

- C'est mieux comme ça, dit-elle. Mes parents veulent déménager en Australie, alors tu vois...

L'expulsion d'Eris fît le tour de l'école, ce qui décida les filles de l'école à consoler leur bel Appolon.

Ainsi, elles inventèrent toutes sortes de tactiques, plus ou moins biscornues, pour attirer son attention.
Mais, Sirius avait reprit son air hautain et arrogant, il ne leur accordait aucun regard.

- Comment est-ce qu'on fait pour se débarrasser de ÇA ! s'exclama-t-il en désignant la porte de la salle commune.

Il rentrait de l'infirmerie : une élève de cinquième année ayant renversée accidentellement une potion qui lui avait brûlé sa robe de sorcier et une partie de son ventre.

Une technique, toute aussi stupide que de le bousculer dans le couloir, pour pouvoir échanger quelques mots avec lui ou se retrouver seule avec lui.

Toutes ces tentatives se terminaient par un regrd meurtrier du beau gosse, qu'elles trouvaient...terriblement sexy !

Il avait donc finit par passer maître dans le sortilège de mutisme et d'expulsion (tous degrès...).

- Je crois que la seule solution est de te trouver une nouvelle copine, choisis en une ! suggéra James.

- Aucune envie de sortir avec ses dindes ! répliqua-t-il sèchement.

- Et si tu demandais à un mec ? proposa Peter, peut-être qu'elles se calmeront !

- Evite ! s'exclama Remus. Elles vont vouloir te convertir !

Ils éclatèrent de rire. Mais Sirius n'en revenait toujours pas :

- Et après, elles osent se plaindre qu'on ne regarde que leur beauté extérieure ! Je les envoie pété, je leur lance des sorts, je ne les respecte pas, et elles sont toujours en train de me coller !

- Pauvre de toi ! dit Remus d'un ton sarcastique.

- Merci Remus, répondit Sirius, sans tenir compte de son ton. Non mais c'est quoi leur problème ? s'emporta-t-il.

- Et si tu demandais à une fille de jouer le rôle de ta petite amie ? suggéra Lily que James fit asseoir sur ses genoux.

- A qui veux-tu que je demande ça ? Toutes les nanas avec qui je m'entends bien, veulent me sauter !

- Un vrai cauchemar pour un mec, en effet ! s'exclama Mondingus, en s'asseyant à côté de lui.

Pour toute réponse, Sirius le fit taire et le suspendit dans les airs (« levicorpus ! »). Ils éclatèrent de rire, même Lily. Mais James le fit bientôt redescendre, sentant que l'amusement de la préfète serait de courte durée, il ne prit cependant pas la peine de lui rendre la parole, ou de lui faire un attérissage un douceur.

Il restait Maraudeur.

- Pas toutes, reprit Lily.

- J'espère bien ! s'exclama James en la regardant, méfiant.

Elle esquissa un sourire, mais avant qu'elle put poursuivre, Sirius lui fit un sourire et clin d'½il charmeur. Lily allait rentrer dans son jeu, quand James la retint vers lui et le fit léviter à son tour.

- Evite, Black !

- T'inquiètes, Potter ! T'as ma parole de Maraudeur ! répondit calmement Black. Tu pensais à qui, Lily ? poursuivit-il, toujours dans les air.

- Tu ne t'en doutes pas ?

- Si je te le demande ! dit-il en se rasseyant.

- Lisa, répondit-elle simplement.

Silence.


Les maraudeurs la regardèrent horrifiés, et avant que Sirius ait put montrer son agacement, elle répondit :

- C'est bien ton amie, non ?

- Oui, mais déjà que tout le monde pense qu'il se passe quelque chose entre nous...

- Justement ! répondit James

- Faillaux ! s'exclamèrent les trois autres sous le regard amusé de Lily

- Non, c'est juste, que passer le choc, ça me semble pas une si mauvaise idée que ça... Ecoute - poursuivit-il alors que Sirius allais répliquer - si vraiment c'est ton amie, elle acceptera, et en plus, tu seras sûr qu'elle sera à quoi s'en tenir.

- Très joli, tout ça, mais elle sait DEJA à quoi s'en tenir. Et...enfin, c'est con, mais je dois reconnaître que je lui en veux un peu pour Eris...C'est très con, JE SAIS !

Ils paraissaient toujours suspicieux, et Sirius reprit pour les convaincre :

- Ecoutez, si je sors avec elle, tous les autres vont penser que je l'ai toujours aimé etc...Vous voyez le tableau ?

- On dirait que t'as mûrement réfléchis à la question, Patmol ! répondit Remus, amusé.

- Non, c'est juste que je suis doté d'un cerveau qui a une faculté d'analyse rapide, MOI !



Mais il semblait avoir oublié qu'il n'était pas le seul... pourtant, James ne répondit rien. Se demandant simplement quand Sirius réaliserait que Lily n'avait pas eut une mauvaise idée...


# Posté le samedi 13 octobre 2007 08:40

Modifié le mercredi 05 décembre 2007 17:13

Tiens donc...

Tiens donc...
réponse au commentaire d'hollaback-girl52 : jdr tes petites citations de ma fic, ça me fait trop rire !!! je sais pas si c'est pcq tu le fais ou pcq je me trouve tout d'un coup drôle, mais en tout cas merci!!!!!






Sirius affronta sa situation de beau gosse célibataire harcelé avec dignité : il se montrait si méprisant et hautain, que la plupart des filles ne faisaient plus que l'admirer. En somme, tout était redevenu normal, comme avant qu'il ne montre qu'il était capable d'avoir une relation durable avec une fille.



Mais, le sort semblait s'acharner sur lui, comme la tradition le voulait, les 7ème année étaient conviés à un bal qui aurait lieu après les ASPIC, soit... dans un mois !



En entendant cette tradition de la bouche de leur directrice de maison, les maraudeurs explosèrent de rire en se tournant vers Sirius qui marmonnait : « J'ai toujours détesté les traditions ! » .


Le bal était un excellent moyen de calmer les tensions que faisaient montées lestress des exam' : la perspective de passer une bonne soirée après les derniers examens, les motivaient.


De plus, la plupart des élèves de 7ème année savait déjà avec qui ils désiraient s'y rendre, et conscient que c'était LA dernière chance, les plus timides n'hésitaient pas à prendre les devants.


Il avait été exprimé très explicitement que s'ils désiraient s'y rendre avec un, ou une élève, plus jeune, cela ne poserait aucun problème, le but étant de resserer les liens entre les élèves de Poudlard.

...

" Mauvaise idée " songeait Sirius : en l'espace de deux jours, il avait refusé - ou plutôt ignorer - les invitations de la moitié des 6ème année et 5ème année.

Sirius s'était décidé à choisir avec qui il irait, le jour même du bal.

Le problème était résolu pour lui.

Mais, c'était sans compter sur le choc de l'invitation de Dominique.


Homosexuel, il avait toujours été sous le charme du beau brun.



Il lui avait demandé de l'accompagner au bal, tandis que les maraudeurs, en compagnie d'autres élèves, se baignaient dans le lac au côté du calamar géant avec qui, ils avaient sympathisé.

Furieux, il n'avait pas pris la peine de lui répondre : il l'expulsa à l'aide de sa baguette dans le lac et en sortit en se rhabillant étonnement vite !

Les élèves furent tous pris d'un fou rire devant la scène, et, James, Peter et Remus manquèrent de se noyer.

- Non, mais tu te rends compte ! fulminait-il encore à son retour dans la salle commune. Dominque ! Je n'arrive pas à croire qu'il ait put me demander !


James ne prit plus la peine de répondre. Il trouvait toujours cela drôle, mais ne préférait plus le montrer à son ami. Il avait pourtant tenté de lui montrer le côté comique de la situation, sans succès (une première !), avait compatit et s'était même abaissé à insulter Dominique...à présent, il n'entendait même plus ce que Sirius disait.


Remus prenait la relève, alors que le dîner était passé et qu'ils étaient assis sur le sofa, au fond de la salle commune.

- Je comprends pas en quoi ça t'étonne..., commença-t-il, prit d'une soudaine inspiration.

- Pardon ???

- Mais oui ! Tu es un garçon très séduisant aux yeux des filles...

- Et d'un certain mec,... ne pût s'empêcher de lâcher James, le sourire de nouveau aux lèvres. Oups ! (Sirius le foudroyait du regard)

- Et, la plus longue relation que tu as pu avoir avec une fille est de 3 mois. Donc forcément, il a put penser que..., non ! Oublie !

Il s'interrompit, ne comprenant même plus le raisonnement qu'il tenait, tant il était absurde.

- Ouais, arrête-toi là !

Et, il recommença à s'indigner, au grand désespoir de ses amis. Ils tentèrent de le faire taire par différents procédés, plus ou moins pacifiques...Sans succès !

- Sirius, pourquoi tu n'inviterais tout simplement pas une fille, maintenant ? proposa un James lassé.

- La seule fille à laquelle j'ai pensé, s'est faite expulsée ! rappela-t-il d'un ton amer.

- Alors, accepte de sortir avec une de tes fans !

- Je refuse de passer la soirée avec une dinde qui n'arrêtera pas de glousser ! Je..., mais il ne poursuivit pas sa phrase.

Il venait, en effet d'apercevoir Lisa...elle rentrait du dîner et riait aux éclats avec Mitch. Ses amis regardèrent dans sa direction, et Peter ne put s'empêcher de le retenir par le bras en s'exclamant :

- Tu ne vas pas faire ça, Sirius !

- Patmol, elle est en 4ème année ! dit Remus, en fronçant les sourciles comme si cette seule affirmation, rendait la chose impossible. Et, rappelle-toi de ce que tu disais à Lily, il y a à peine quelques mois !! poursuivit-il.

- Je me demande comment vont réagir tes fans...dit James, d'un ton neutre en haussant les sourcils.
Ce fût sans doute ces réflexions qui mit le doute dans l'esprit de son ami.

- Prenez pas cet air si apeuré ! Je la matais juste ! Mais, vos réactions étaient quand même bien distrayantes, dit-il en secouant son bras que Peter tenait toujours.

Sirius s'adossa, les mains croisées dernière la tête, l'esprit apparemment en paix, tandis qu'il continuait de fixer la jeune Gryffondor.

James l'observa, il n'était pas dupe. Il savait que l'idée de Lily était toujours dans l'esprit de son meilleur ami. Et, à la regarder de plus près, il ne put s'empêcher de remarquer que la jeune fille était décidément très séduisante.

Remus remarqua qu'il semblait partir dans un autre monde, car il le rappela à sa douce réalité :

- Avant de piquer la PETITE amie de Patmol, Cornedrue, je te rappelle que tu en as déjà une !

- Lily ! s'exclama-t-il, comme s'il se réveillait d'un coma prolongé.

Ils éclatèrent de rire en voyant la démarche séducteur de James, faussement exagérée pour détourner le regard de Sirius. Remus remarqua que Sirius n'avait même pas pris la peine de le démentir ou quoi que ce soit d'autre.

En cet instant, il savait ce que son ami s'apprêtait à faire, alors que ce denier l'ignorait lui-même, trop absorbé dans la contemplation de son amie.

Les deux derniers maraudeurs abandonnèrent bientôt Sirius pour une table, afin de poursuivre leurs révisions.

Il réfléchit un instant.

Il la connaissait. Elle n'était pas rancunière. Et elle tenait à lui, autant qu'il tenait à elle.

Patmol les observa : ils étaient tous absorbés par leur occupation, tout particulièrement James qui s'était installé avec Lily sur un canapé et semblait avoir une discussion très intime.

Il ne voulait pas sortir avec elle, mais il songea qu'après tout, ils étaient amis, à présent. Elle pouvait bien lui rendre ce service...

Mais — et, il savait à quel point c'était con de sa part — il lui en voulait.

Il préférait la tenir pour responsable de l'expulsion d'Eris, c'était plus simple que de devoir affronté sa culpabilité.

Il n'avait pas la conscience tranquille alors qu'il se dirigeait vers elle.

Il la regarda.

Elle sentit un regard sur elle, se retourna, et le vit.

Il lui désigna d'un signe de tête le tableau.

Elle comprit, s'excusa auprès de Mitch, le suivit.

Ils marchèrent en silence.

Il l'emmena dans cette même salle déserte, où elle lui avait annoncé qu'elle avait eu ses règles, deux ans auparavant.

Il l'ouvra d'une formule et la laissa entrer la première.

Elle attendit qu'il parle le premier.

- Lisy, je suis...

- Désolé ?

- Non, ça serait trop facile de dire ça...

- Tu voulais me dire quoi, alors ?

- Je pensais te faire un discours barbant qui résumerait qu'en gros j'ai été con et...

- A quel point tu étais désolé ?

- Non plutôt à quel point ton amitié comptait à mes yeux...

- Menteur !

- C'est vrai, mais, je me démerde pas mal en impro, non ?

- Mouais, encore quelques progrès à faire...

- Il n'y a que toi qui puisse me servir de coach...

- 'trop de boulot!

Elle le jaugea du regard, puis poursuivit.

- Ok ! Je peux pas te laisser dans un tel état ! Tu te ferai manger dehors !

- Merci de ta compassion...

- ...J'aurai dû te laisser faire ta déclaration !

Il haussa un sourcil.

- Tu veux que je te le fasse, là ?

- Hum...pourquoi pas ?!

- Parce que !

- Quoi ?

- Une autre fois !

- Oh ! Allez !

- Non ! Je te gâte trop !

- Humpf !

Il éclata de rire devant sa tête boudeuse.

- Tu sais quoi ? Pour me faire pardonner, je te propose de venir au bal avec moi !

- A d'autre !

- Quoi ???

- Je sais très bien que tu galères pour trouver une cavalière !

- N'importe quoi ! Elles font la queue pour que j'y aille avec elles !

- Et ça te saoule !

- ...Horriblement ! S'il te plaît !

- Non !

- Pourquoi ?

- Pourquoi pas !

- Parce qu'avec moi, tu passeras une soirée de rêve, et qu'on est ami !

- Amis ?!

- Oui ! ... Non ?

- Un ami c'est là quand on est mal

- Hé bien...

- Et pas quand on est dans la merde et qu'on a pas d'autre choix ! C'est là quand on a des inquiètudes...

- Mais je ...

- Quand Remus ne va pas bien, ne me dit pas que tu ne t'inquiète pas ! Tu n'es jamais venu m'en parler !

- Lisy !

- Quoi ?

- Tu changes de sujet ! Je te demande un service d'ami, et tu peux prendre tous les arguments que tu veux, on l'est !

- Pfff !

- Quoi ? Pourquoi est-ce que tu ne veux vraiment pas ?

- Non, c'est pas ça...

- Alors, c'est quoi ?

- Bah, il n'y aura que des 7ème...

- Oh ! arrête ! La plupart te connaisse ! Et puis, je vais pas te lâcher comme ça ! - elle haussa un sourcil - Et même si je te lâche, tu passeras une soirée entourée de 7ème année au lieu de passer une soirée avec tes amies ! Chose que tu peux faire encore pendant 3 longues années !

- ...

- Autre argument ?

- Je devrais être en train de rédiger un devoir de métamorphose, là. Mais, je suis en train de penser qu'à cause de cette stupide discussion, je ne vais pas pouvoir le finir...

- A rendre demain ?

- Oui...

- Donc tu bloques vraiment dessus. Marché conclut. Allons voir ça ! C'est sur quoi ?

Elle savait, autant que lui, pourquoi elle avait accepté si facilement. Mais, ils leur étaient impossible d'en parler...

Ainsi se résolut un des problèmes de Sirius, mais cette solution n'allait pas être sans autres problèmes...



# Posté le samedi 13 octobre 2007 08:56

Modifié le jeudi 15 mai 2008 17:23

Se diputer pour mieux se réconcilier.

ah hollaback-girl52, tu me fais vraiment plaisir-rire :) jcrois que ça veut dire qu'on est sur la mm longueur d'onde ^^






La nouvelle fit rapidement le tour de l'école, et le lendemain soir de sa demande, Sirius se précipita sur Lisa :

- Comment s'est passée ta journée ? S'inquiéta-t-il en sautant par-dessus le dossier le fauteuil sur lequel elle était installée.

- Sirius ! Tu m'as fait peur !!

- Oh, désolé !

- Ma journée ? Hé bien, hormis quelques regards meurtriers de la gente féminine. C'était pas si mal ! Mac Gonagall nous a rendu nos devoirs dans l'après-midi, et je crois qu'elle aussi sait que tu m'as invité au bal, parce qu'elle ne m'a même pas félicité pour mon O, au devoir ! Elle a juste dit que je devais avoir...( hm attends comment est-ce qu'elle l'a formulé ? ) une bonne source !

- Quand je te disais qu'elle était folle de moi ! dit-il avec un grand sourire, je crois que c'est surtout d'elle que viendra les représailles !

Elle éclata de rire, mais se stoppa rapidement :

- Comment ça REPRESAILLES ? Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Oh rien ! Tu sais James m'avait vaguement touché un mot à propos de... Enfin bref, mais je veux dire ça aurait été ridicule et vraiment stupides de leur part !

Devant son regard horrifié, il ajouta rapidement :

- Je n'y croyait pas ! Enfin imagine personne ne pourrait être aussi gamin pour...

- Mais pourquoi est-ce que tu ne m'en as pas parlé avant ? ajouta-t-elle d'une voix à peine audible. Tu savais très bien que j'aurai pût risquer les représailles de ses débiles de folles de filles ! boufilla-t-elle, à présent furieuse.

- Débiles de folles de filles ? répéta-t-il en réprimant un rire. Non, attends ! dit-il en se reprenant sous le regard de Lisa. Je...je n'y croyais pas ! Enfin ça aurait été STUPIDES de leur part !

- Vraiment ? Et rappelle-moi juste pourquoi tu refusais d'aller au bal avec l'une d'entre elles ?

Et là, Sirius eut un choc énorme : il venait de réaliser que a était bel et bien égal à a. Cette vérité le boulversa d'autant plus que se fût Lisa qui le lui démontra. James avait pourtant tenté, mais il n'avait visiblement pas réussit à lui faire comprendre la subtilité de cette découverte. Toujours sonné, le regard perdu, Lisa ajouta :

- Sirius, démerde-toi ! J'en ai marre que tu prennes pour ta débile de folle d'amie !

- Mais pas du tout !!!

Visiblement, elle ne croyait qu'il ait pût être aussi stupide. C'était d'un côté très flatteur, et d'un autre très gênant. Comment lui expliquer ?

Elle se leva sans le laisser poursuivre et se dirigea vers son dortoir. Sirius tenta de la retenir par le bras, mais elle se dégagea en lui lançant un regard méprisant.

Un regard qu'il ne lui connaissait pas.

Comme électrisé, il la lâcha.

Leur première dispute.

Ils n'avaient pas élevé la voix.

Il ne l'avait encore jamais vu tant énervée. En fait, il ne l'avait jamais vu réellement énervée...

"Ce n'était plus une enfant", songea-t-il, il aurait dû être plus honnête avec elle. Il aurait dû approfondire la question avec elle, sans doute aurait-elle pointer le problème du doigt

Le début des "aurait dût". Ces mêmes là qu'il utilisait souvent en parlant avec James de ces comportements encore maladroits qu'il avait avec Lily. Ceux là même qu'ils détestaient prononcer et qu'il n'avait encore jamais pensé.

Il demanda à ses camarades de chambre de ne pas monter, de la laisser.

Elles lui demandèrent bien pourquoi mais il leur fit comprendre, d'un ton sans réplique que cela ne les regardait pas, qu'il voulait finir sa conversation avec elle, avant qu'elles n'interviennent.

Sarah et Judy tentèrent tout de même de répliquer, mais Sirius leur jeta un regard de chien atteint par la rage, et elles finirent par accepter.

Il lui laissa quelques minutes, puis, la rejoint dans sa chambre.

- Aaargh ! s'exlama-t-elle, surprise de le voir encore surgir de nulle part.

Elle était allongée sur son lit, les rideaux tirés, essayant de se calmer. Il lui adressa un sourire charmeur.

- Co...Comment as-tu réussit à monter ? demanda-t-elle sans prêter attention à son sourire.

- Secret de maraudeurs, répondit-il en haussant les épaules et en s'asseyant sur son lit. Alors voilà ce que fait une Lisa énervée...

Il observait la chambre parfaitement propre et rangée.

- Non, une Lisa énervée jette toutes ses affaires !

- Puis range tout ! Incroyable ! dit-il tout aussi calmement en haussant légèrement les sourcils.

- Le désordre ne me calme pas, dit-elle en rougissant légèrement.

Il éclata de rire, puis poursuivit :

- Lisy, je suis désolé,...

- Tu aurais dû être honnête...

- J'allais le dire !

- Sans doute, mais je trouve qu'en deux semaines tu as dû beaucoup t'excuser !

- Ouais, je déconne pas mal en ce moment, je sais... Mais, tu sais, je ne m'excuse jamais, en temps normal ! Alors...


Une autre vérité le frappa alors : [d était égale à d... non private joke de l'auteur ! ] s'il ne présentait que très rarement ces excuses c'était pour la simple raison qu'il pensait toujours agir légitimement et donc que des excuses n'avaient pas lieu d'être, même si son comportement était impulsif, il se disait simplement que les autres en manqué.

Même pour la célèbre farce fait à Rogue il ne s'était pas excusé, enfin sauf devant Dumbledore et Rogue, mais là encore, il savait pertinement qu'il n'aurait jamais agit diffèrement.

Peut-être manquait-il de maturité, en fait, comme le laissait entendre Remus. Peut-être.

- Je peux m'estimer heureuse ? Je ne crois pas. Je préfèrerai que tu n'en ai pas à le faire.

- Ecoute, ce bal met trop de tension. Je pense que ce serait mieux que tu ne viennes pas.

Il se leva, lui adressa un clin d'½il, et se leva quand Lisa s'exclama :

- Je ne suis pas d'accord !

- Oh ! Mais je ne te demande pas ton accord, continua-t-il sans se détourner de son objectif : sortir de la chambre.

- Sirius !

- On se voit au dîner, dit-il en agitant la main, en signe de au revoir, sans se retourner.

- Sirius !

Elle s'était levée en prononçant la formule du sortilège d'attraction, il était à présent dos à elle.

- Lisa, une chose que tu dois savoir sur moi, c'est que j'ai horreur qu'on utilise la magie contre moi et ma volonté.

Sa voix était calme mais montrait clairement une honce de colère.

- Et moi, je n'ai qu'une parole, reprit-elle sur le même ton. Je croyais que toi aussi !

- Ecoute, regarde où...

- Ne te caches pas derrière de grand discours, Sirius ! Tu me déçois, tu sais. Tu n'as vraiment plus de parole ?

- Non, dit-il en se retournant.

- Alors, prouve le.

Un silence suivit ces trois mots. Puis Lisa poursuivit :


- Invite moi au bal, sois toujours honnête avec moi, et en échange je te promets de ne jamais utiliser la magie contre " toi et ta volonté ".


- Tu es une sacrée débile de folle d'amie ! s'exclama-t-il en serrant sa main.



**** ** *


Deux jours avant le bal, une sortie au village de Près-au-Lard fût annulée pour des raisons de sécurité. Personne ne semblait s'en plaindre, mais c'était sans compter Lisa qui se précipita sur son cavalier,a près avoir lût l'annonce.


- Sirius, je crois que ce bal est maudit !

- Ne me dit pas que tu n'avais pas encore acheté ta robe de soirée !

- Hé bien, je ne te dirai pas si tu ne veux pas l'entendre mais...

- Lisa !!

- Désolée, finit-elle par dire en le regardant avec une tête de chien battu qui eut pour tout effet d'attirer la sympathie des amis de Sirius qui l'entourait.

- N'oubliez pas que vous êtes des sorciers, dit James en levant les yeux au ciel, comme si la réponse venait de lui en parvenir.

Pour tout remerciement, Sirius lui ébouriffa les cheveux et lui fit une accolade.

- Que veux-tu ? Je ne suis qu'un ange déchu, qui se souvient des réponses existentielles qu'attendent l'humanité.

- Merci, mon ange ! ( James fit une drôle de grimace) Lisy, est-ce que tu as une ancienne robe de soirée ?

- Euh...oui, mais elle est irrattrapable !

- Tu es sûr que tu le connais ? demanda Remus, un sourire moqueur aux lèvres, tandis que James éclata de rire.

- T'occupe ! dit-il en posant ses mains sur les épaules de Peter pour le faire rassoir, et ajouta à l'adresse de Lisa :

- Apporte-la dans mon dortoir !

Elle grimpait les escaliers quand Peter demanda :

- Tu as vraiment besoin d'être seul avec elle pour lui arranger sa robe ?

- Je crois surtout que c'est pour lui faire du pied qu'il a besoin d'être seul, Pete ! taquina James.

- Crétin ! grogna Sirius.

« Tu peux tromper beaucoup de personnes, mais pas un crétin ! », songea James en lui adressant un clin d'½il.



Se diputer pour mieux se réconcilier.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 20:29

Modifié le jeudi 15 mai 2008 17:25