Lisa et Sirius durent se quitter alors qu'ils se rapprochaient tant...
Le jour de leur séparation, Sirius la prit une dernière fois dans ses bras. Et lui confia un parchemin, qu'il lui demanda de conserver, lui promettant qu'il lui en dirait plus durant l'été.
Et à son retour, elle fput stupéfaite de voir deux mots écrit dessus, persuadée pourtant qu'à la base, le parchemin était vierge : " écrit dessus ".
Elle s'executa et y vit les lettres de Sirius s'effacer, alors que les siennes persistaient. Quelques heures plus tard, elle put y lire : " Sirius, au bout du rouleau ;) ".
Ils purent ainsi correspondre, durant tout l'été. Faisant parfois tarder la réponse de journées, et d'autres fois passant des heures à s'écrire. Notamment la fois où elle lui confia qu'elle était orpheline : son père était mort alors qu'elle avait 5ans, tué par des mangemorts.
Depuis sa mère l'avait toujours beaucoup materné, et avait migré aux USA.
Elle avait accépté qu'elle intègre Poudlard car c'était l'un des plus chers souhait de son défunt époux, mais refusait de retourner vivre en Angleterre où les mangemorts sévissaient davantage.
Sirius lui promit que majeure, il pourrait l'aider à quitter l'Amérique, pour aider dans la Lutte.
Avec ses confidences estivales, leur amitié se confirmait.
Le jour de la rentrée suivante, Lisa savait pertinemment où est-ce qu'elle pouvait s'attendre à voir l'adolescent.
Elle ne se trompa pas.
Elle le vit passer par la vitre de son compartiment, il se dirigeait, comme elle s'y attendait, vers Les toilettes.
Lisa s'excusa auprès de ses camarades, attendit qu'il sorte pour enfin comprendre son comportement, pour le moins étrange.
La raison qui le poussait, à traverser des wagons, pour se rendre dans ces toilettes, aboutit à la confession d'une de ses plus grandes hontes, selon lui : alors qu'il était en première année, il était rentré dans ces toilettes. James venait d'en sortir, et lorsque lui-même en sortit, Peter et Remus étaient là.
Remus ne connaissaient encore aucun des 3 autres, de même pour Peter, mais tous les 4 avaient tout de même échangé quelques paroles - et même un rire ! Pour Sirius, c'était une sorte de superstitution : en retournant dans ces toilettes, il avait comme une certitude de passer une bonne année, et meilleure encore que celles qui venaient de passer.
- Lisy, je ne suis pas habitué à ne pas te voir réagir...
- C'est juste que, l'interrompit-elle, ...ça me fait vraiment plaisir de savoir quelque chose...d'intime à ton sujet.
- Qu'est-ce que tu racontes !? Tu en sais déjà pas mal sur moi, non !?
- Oui, mais rien de si spéciale !
- C'est sûr que c'est spécial. Mais tu ne trouves pas que...
Elle ne voulait pas poursuivre sur ce sujet, et se hâta de le changer. Il n'insista pas, mais il fût vraiment surpris par sa réaction : il s'était attendu à ce qu'elle se moque gentiment de lui, comme elle savait le faire ou qu'elle tente de le raisonner. Mais pour une raison qu'il ignorait, ce sujet semblait l'avoir touché.
Il découvrait encore une fois, ce qu'il appréciait le plus chez elle : son " imprévisibilité ". A chaque fois qu'il pensait l'avoir cerné, il découvrait une nouvelle facette de sa personnalité. Remus et James lui avait assuré que c'était tout simplement parce que c'était une fille...mais pour Sirius, l'explication devait forcèment venir d'ailleurs.
En y repensant, cette année fût totalement différente de ce que s'étaient imaginés les deux collégiens.
En effet, lorsque le mois de janvier arriva, ils se rendirent compte, chacun de leur côté qu'ils s'étaient à peine adressé la parole, depuis la rentrée.
Lisa se sentait évincée de sa vie, et elle discuta de la mélancolie qui la gagnait avec ses amies :
- Il est en 6ème année, il a beaucoup de travail, le défendit Sarah.
- Je le vois pas beaucoup taffer ! s'exclama Lisa.
Ce qui était parfaitement vrai, il passait les trois quart de son temps hors de toutes salles de travail.
Ayant eu la mention Optimal à tous leurs BUSES, et ce, sans avoir eut besoin de recourir à de grandes révisions, James et Sirius occupaient la majorité de leur temps libre entre le parc, les couloirs du château et le village de Pré-au-lard.
Convaincus que pour les ASPIC, ils obtiendraient les mêmes résultats. Les notes qu'ils récoltaient en cours, les encourageant dans cette voie.
- Mais, il a quand même pensé à toi, à Noël !
- Oui, et puis, ce n'est pas comme si il ne te remarquait plus !
- Je sais, mais...mais il me manque !
- Oh ! Lisy... elles s'approchèrent de leur amie et la prirent dans leur bras.
Elle descendit le soir même dans la salle commune en nourrissant le faux espoir de le voir. Elle finit par lui écrire une lettre...qu'elle jeta bien assez vite dans les flammes, se sentant plus que ridicule ! Honteuse, elle remonta se coucher.
De son côté, Sirius ne pouvait que constater la distance qu'il avait instauré, malgré lui, entre eux. Cela le pesait d'autant plus, qu'il n'avait jamais véritablement réussit à parler de sa relation privilégiée avec Lisa à ses amis. Il tentait vainement de se faire pardonner, en lui prêtant une attention particulière, dès qu'il l'apercevait.
Il en voulait à ses amis de ne rien remarquer de son malaise, pourtant, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même : il mettait toute son énergie à le cacher et, devait se l'avouer, n'y pensait plus dès qu'ils étaient réunis tous les 4...
Au cours des semaines qui suivirent, leur éloignement finit par leur paraître anodin : ils se satisfaisaient, de leurs regards complices, de leurs clins d'½il, ou des taquineries qu'ils échangeaient dans les couloirs. Tout était devenu machinal, mais cela ne semblait plus les gêner. Ils s'y étaient bien habitués.
Mai arriva.
Lisa sortait officiellement avec un Serdaigle de 4ème année, Luke Jones.
La petite Lisa avait bien changé : elle était — et faisait — plus mûre, néanmoins, elle gardait une innocence enfantine, qui séduisait grandement la gente masculine.
Sirius quant à lui arrivait de moins en moins à contrôler son animagi :
- Je crois que j'ai fait le tour des filles de ce collège, dit-il l'un des derniers jours de cours, dans la salle commune.
- Non, tu as fais le tour des filles POTICHES de ce collège ! corrigea James
- On devrait peut-être essayer de règler ce problème, proposa Remus.
- C'est pas une mauvaise idée, Lunard. Il va finir, sinon par devoir se trouver une vraie petite amie.
- Tout de suite, les grands mots ! De toutes façons, je suis sûr qu'aucune d'entre elles ne le prendrait mal, si je refaisait un tour.
- Le pire dans tout ça, c'est que je suis sûr que t'as pas tord, dit Lunard.
- Comment ça, le pire ? Hey James, t'es sur la bonne voie, dit Sirius alors que son meilleur ami se leva.
James lui adressa un sourire chaleureux et dit faiblement, de manière à ce que seul lui l'entende :
- Merci, vieux.
Sirius avait, en effet remarqué que James se rapprochait doucement de Lily. En fait, non, ce n'était pas vraiment un rapprochement, seulement il lui parlait parfois en cours, la faisait rire distraitement, et hier, ils avaient fait le chemin du retour au dortoir, ensemble.
Même s'il ne pouvait toujours pas s'empêcher de faire mariole avec sa baguette dès qu'il l'apercevait dans un autre contexte que les cours, Lily commençait à apprecier sa présence.
Sirius avait émis ces conseils de manières désinvoltes, alors que James et lui parlaient de manière tout aussi désinvolte de la drôle d'attitude de Lily.
diuscussion près du Saule cogneur - donc place déserte.
- Tu sais, Lunard, il faudrait que tu dépasses ton problème de fourrure !
- J'approuve Cornedrue ! s'exclama Sirius. Tu devrais te lancer, après, tu risquerais de le regretter ! Prends exemple sur lui !...en plus toi ! ajouta-t-il après avoir jeté un regard imperceptible à son meilleur ami.
- J'aimerai que tout soit aussi simple, mais ça n'est pas le cas.
- Pourquoi ? demanda Peter
- Parce que le problème de fourure est pas simple à gèrer, c'est dangeureux !
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Y'a aucun risque ! Sinon tu ne serais pas en train de marcher entre nous ! poursuiva James.
- Cornedrue a raison ! Regarde-nous ! Avec de la volonté et de l'amitié on peut vivre avec toi 24h/24 alors où le problème ?
- Mais les risques que vous avez prit sont énormes ! Vous auriez put mourir ! Je n'aurai même dut jamais prendre ce risque ! Et vous ne savez pas ce que ma vie va etre après être sortit d'ici ! Vous n'avez aucune idée de ...
Lunard devint vite dément ces idées s'emellant, et pour la première fois, les 3 amis purent voir l'ombre du loup-garou sur son visage humain et juvénile.
Il allait sortir sa baguette pour jeter un sort dans leur direction. Mais Sirius et James avaient de bien plus bon réflexe, et Remus se retrouva désarmé et projeté par le bouclier de Sirius. Remus s'enfuie.
Peter le retrouva. Il lui parla, le calma. A son retour dans le dortoir, tout était redevenu normal. Mais plus jamais le dialogue entre eux à ce sujet ne put être remis sur le tapis.
Sur le chemin du retour, Lisa et Sirius parlèrent plus qu'ils ne l'avaient fait au cours de l'année toute entière, devant les Toilettes...


