La première année de Lisa se termina, sans qu'aucun évènement notable ne vienne perturber sa scolarité. Elle évoluait, changeait, naturellement, sans inquiéter personne : elle devenait plus mûre, tout simplement.
De son côté, Sirius eut droit à la première remontrance de James : une « trahison » disait-il !
En effet, les maraudeurs s'étaient programmés une escapade dans la forêt interdite. Escapade particulière puisqu'elle serait la dernière de l'année. Aussi James et Sirius avait décidé de corser les règles du jeu, histoire de marquer le coup : chacun d'eux devait se rendre devant la forêt interdite à 22h, sans être pris, cela allait sans dire.
Le but non-dit de cette aventure était bien sûr de renforcer les liens entre les garçons alors que 2 mois allaient les séparer. Liens d'autant plus étroit qu'ils sentaient que leurs transformations animagales (en animagis koi ;p) totales étaient sans doute pour la rentrée prochaine ; et il était inutile de rappeler ce que cela signifiait pour leur groupe.
Oui, mais voilà...Sirius avait été victime de ses hormones, et avait oublié le rendez-vous.
Les trois autres membres avaient crut qu'il s'était fait prendre, et étaient donc aussitôt retourner dans leur dortoir, craignant une inspection de leur directrice de maison. En effet, un Sirius dehors, signifiait forcèment un James, et leur bande, dehors, rodant.
Mais sur le chemin du retour, en rentrant dans leur dortoir, James eut soudain un pressentiment et il ouvrit une salle qui était réputée déserte : Sirius était collé lèvres contre lèvres à la poursuiveuse des Serdaigles.
Devant cette trahison, James entraina les autres dans la forêt. Ils ne passèrent sans doute pas un aussi bon moment que si Sirius avait été là, mais James redoublait d'effort pour passer, et faire passer aux autres, un bon moment.
A leur retour, Sirius dormait comme un chien.
James fulmina le lendemain. Mais il était le seul. Les autres avaient bien compris le comportement de leur ami. C'était la réaction execessive de James qui demeurait un mystère.
En effet, tous avaient appris que lors de la transformation en animagi, les effets secondaires pouvaient avoir de grandes retombées et necessitait donc une grande prudence : mais également que le caractère des animaux pouvait endommager durablement la personnalité des individus.
Tous avaient réussi à maîtriser ses effets, mais certains d'entre eux étaient plus difficiles que d'autres. Ainsi Sirius était parfois en proie à une lutte hormonale - le syndrôme du chien en rût. Depuis déjà deux jours, ses amis avaient senti une crise venir, le résultat d'hier n'étaient donc pas surprenant.
Aussi, une mise au point au sein du groupe, n'aurait pas exeder le quart d'heure, mais James s'emportait à présent depuis plus d'une heure. La mise au point dégénéra en dispute qui s'attarda près du saule cogneur.
- Sirius ! Je ne te reconnais plus !
- Arrête de t'emporter, Cornedrue !
- Reste en dehors de ça, Quedver !
- Ne lui parle pas comme ça !
- Et toi, Sirius, ne change pas sujet ! Je peux savoir ce qui t'es passé par la tête ?
- Tu sais très bien ce qui est passé par ma tête ! Et je ne me suis absenté si longtemps que ça ! A peine deux heures ! Au lieu de m'engueller, tu devrais plutôt m'aider !
- T'aider à quoi au juste ? A **** avec toutes les filles de Poudlard ?
- Hey ! Je n'ai jamais **** avec qui que ce soit ! Comment tu peux...
- Pfff ! Me la fait pas ! Pas à moi ! Alors c'est ça ton nouvel objectif ? Traîner avec les filles au lieu de passer du temps avec tes amis ?
- Mais pas du tout ! Tu sais aussi bien que moi, que j'aurai préférai être avec vous ! Tu crois que ça m'amuse de m'abaisser à...
- Ne refais pas ta victime des " hormones " ! J'ai compris qui tu étais, alors le soi disant " homme de ta vie ", tu sais ce qu'il te dis ?
- Cornedrue, tu es jaloux ? interrompit calmement Remus qui le dévisageait.
Silence.
Tous les yeux furent rivés sur James. Ce-dernier se retourna vers Remus et le fixa.
Jusque là, seul Sirius semblait jaloux lorsqu'un de ses amis, plus particulièrement James, accordait trop d'importance à une personne étrangère à leur groupe ; mais, il avait toujours démenti ses accusations. Chacun savait, pourtant, ce qu'il en était, et, comment réagir.
Mais, jamais encore, James n'avait manifesté une quelconque jalousie. Sans doute parce que James n'était pas - pas encore, tout du moins - un de ces mecs jaloux et possessif, mais plutôt du genre qui ne remarque pas ce qu'il se passe tant qu'on ne lui en aura pas fait la remarque ; en somme, ce n'était pas un grand observateur.
Mais surtout : son amitié avec Sirius était évidente, c'était son meilleur ami et pour lui cela était évident qu'il en serait de même jusqu'à la fin de sa vie.
Sirius s'avança vers son meilleur ami, et se posta face à lui.
- C'est vrai ? C'est vrai, James ? Tu...tu...
Ils se regardèrent un instant et ce-dernier recula.
- Non ! Non ! Mais qu'est-ce qui vous prend tous ? Arrêtez avec vos conneries ! Et toi, le maraudeur déchu, écoute-moi bien ! ça m'énerve qu'on instaure des règles dans ce groupe et qu'elles ne soient pas respectées, ok ? Elles ne sont pas faites pour...
- Pour quoi ? Les chiens, peut-être ? demanda Patmol en haussant un sourcil.
- Tu en as brisé une ! poursuivit-il, Alors, quoi ? Demain tu vas révéler à tout le monde ce que tu fais de tes nuits ?
- Oh ! Mais ça, tout le monde le sait déjà !
- Quoi ? demanda Peter qui semblait à la fois paniqué et énervé
- Il parlait de ses nuits de folies avec Suzy, triple rat ! dit Remus en ébouriffant les cheveux de Peter.
- Ça ne s'est pas fait qu'avec Suzy, Lunard ! renchérit Sirius en lui adressant un clin d'½il.
Deux nuits auparavant, Remus l'avait, en effet, vu en la compagnie d'une autre demoiselle que Suzy, alors qu'il se dirigeait vers l'infirmerie. Il lui avait adressé un clin d'½il, et Remus lui promit d'un regard de ne pas le chambrer à son retour.
- Ce n'est pas drôle ! dit James alors qu'il les voyait tous esquisser un sourire et semblaient amusé devant le regard taquin play-boy de Sirius.
- James ? appela Sirius de sa voix la plus rauque possible, en se rapprochant de l'intéressé.
- Non !
- Cornedrue ? ressaya-t-il de sa voix la plus sexy possible, toujours en se rapprochant de lui, qui le fusillait du regard.
- Mon futur cerfounet ? continua-t-il d'une toute petite, en fixant James.
- Arrête tes conneries, Black ! et il fit un bond en arrière.
Mais Sirius le retint par un bras et le serra contre sa poitrine en lui murmurant à l'oreille : « Tu es l'homme et la femme de ma vie, James ! L'Unique ! Pour toujours ! ». Et, il lui fit un très long baiser baveux sur le front.
Pendant ce temps, Remus commença à courir. Peter, lui, n'avait toujours pas réagit qu'il se trouva projeter dans les airs en direction de James.
Au matin du banquet de fin d'année, les garçons de 4ème années avaient tous fait leurs valises, comme ils en avaient pris l'habitude...tous sauf un.
Sirius dormait en ronflant toujours plus fort. James se demanda quelle femme allait pouvoir supporter un Sirius quinquagénaire en train de dormir, et, espéra que son ami se rattrapait dans d'autres performances au lit.
Il croisa le regard de ses camarades de chambres, tous se comprirent et au « Trois » retentissant de Remus, ils sautèrent sur le ventre de Sirius qui poussa alors un rugissement rauque tandis que ses yeux s'exorbitèrent !
Il marmona un cri de guerre incompréhensible,tenta en vain de renverser ses 3 camarades...
Voyant que son ami, ne passerait une bonne journée que parce qu'il se le devait, James se décida à faire quelque chose. Quelque chose qui permettrait à Sirius, en se couchant cette nuit, de sourire.
- Ecoute, Patmol...alors qu'il rentrait dans le dortoir, où, seul, il finissait sa valise.
- Qu'est-ce qu'il y a ? surprit par la voix grave de son ami.
- Tu sais...à propos de Suzy...
- Oh ! James, tu vas pas me reprendre le chou avec cette histoire ! ça devient ridicule ! et tu sais très bien que...commença-t-il en continuant de ranger ses affaires
- Je sais ! non ! ce n'est pas ça...
- Qu'est-ce qu'il se passe ? s'inquiéta Sirius devant le ton soudain grave de son meilleur ami.
Il s'assit sur le lit de Peter, face à celui de Sirius et de son désordre de rangement.
- Hé bien. Lunard n'avait pas tort. Il avait même raison, je devrai dire. Le jour, où...où je me suis emporté...
- Je sais, dit un Sirius souriant, en le regardant dans les yeux. Tu sais, reprit-il, tu étais grillé dès le moment où tu me faisais une scène pour ça !
- Je voulais utiliser ta technique au départ : m'énerver sur toi pour un rien, mais je n'étais pas sûr que tu comprendrais !
- Tu as eu tort, Cornedrue ! Tu oublies une chose essentielle : je te connais comme si je t'avais fait !
C'était la phrase préférée des parents de James. Il l'utilisait souvent, alors que James n'était pas encore scolarisé à Poudlard.
Mais ils n'avaient pas un grand mérite : dès que James faisait une bêtise ou se sentait coupable pour quelque chose, il prenait aussitôt un air innocent et se rendait étonnement serviable. Et ce, sans parvenir à s'en rendre compte.
Ce défaut, qui avait coûté les premières heures de colles aux maraudeurs, avait été aussitôt détecté et corrigé dans le courant de l'année, au grand damne de ses parents.
- Tu es mon homme Sirius ! ajouta James en lui tapant la tête et sortant.
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Sur les quais de la gare Lisa et Sirius n'échangèrent qu'un vague « au revoir ».
Mais, elle eut un léger frisson en le voyant partir accompagné de son frère et sa mère. Et, comprit à quel point il devait se sentir libre à Poudlard, en croisant le regard de cette-dernière.
Quant à Sirius, il se surprit à penser qu'il regrettait de n'avoir pas pût la serrer dans ses bras, avant de partir.
