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Perdu dans ses pensées & Une discussion s'engage

Perdu dans ses pensées & Une discussion s'engage
réponses à des commentaires ancestraux :
- man : merci bcp pour ton soutien et je continue :)
- x-lilyetjames-x : tes commentaires sont vraiment mignons !!! merciiii :)


tout appartient à J.K.R.



Chapitre Un : Perdu dans ses pensées.




L'histoire se déroule à Poudlard au temps des maraudeurs. Ils sont alors en 4ème année.
Leur amitié n'avait jamais encore été aussi forte.

Ils se connaissent à présent suffisamment pour apprécier tous ces moments - de nature si variés - passés ensemble, toutes ces merdes dans lesquelles ils se fourrent, tous ces moments de délires intenses, tous ces regards échangés innocemment et, dont eux seuls quatre, en connaissaient le sens.

Ils se sentaient comme UN groupe uni.

Il était 3 heures du mat' passé quand Sirius descendit s'asseoir sur le sofa-face-au-feu de la salle commune déserte.
Il s'était réveillé à 2 heures, sans réussir à se rendormir et une envie inhabituelle à Poudlard avait alors envahit son esprit : celle de solitude et de calme.

Assit de manière décontractée - un pied sur le sofa, le talon touchant les fesses, le coude sur la rotule et l'autre main sur le dossier du sofa - il observait le feu sans le voir.

Il songea qu'en temps normal, il n'aurait pas hésité à réveiller James, Peter ou Remus. Juste pour le plaisir de les faire rager, de les voir exister et de se sentir vivant et aimé.
Le raffut aurait réveillé ses camarades du dortoir qui se seraient ligués pour le faire taire et dormir. Sans succès...Une nouvelle belle nuit blanche se serait offert au dortoir de sa promo ! Ce bonheur était à sa portée, mais il savourait simplement sa solitude.

Il pensa, en effet, que s'il allait faire rager un jeune de 4ème année, inévitablement ses amis sentiraient qu'il se forçait sans se forcer, et donc le lendemain, ils le questionneraient sans le questionner sur le pourquoi du comment.

Il le savait, bien que, jamais encore ce cas de figure ne s'était présenté. Et ce qu'il savait également, c'est qu'il n'avait aucune réponse à fournir.

Oui, il se sentait étranger à lui-même en cet instant.
Il était d'autant plus frustré qu'il savait que chaque instant à Poudlard était une opportunité de bonheur qu'il ne connaitrait pas pendant 2 mois de vacances...

Les moments de blues, il préférait d'ordinaire les réserver pour l'été, ou les partageait avec ces amis.

...


Blues ? Non ! Il ignorait ce qu'était ce sentiment, mais ce n'était pas ça. ~> C'était une étrange asociabilité aiguë...

ça le ressemblait si peu !

L'idée de s'entraîner à se transformer (en chien) lui vînt à l'esprit. Mais il se ravisa, au moment même où l'idée lui traversa esprit.

Songeant que, sans la concentration de James, les difficultés de Peter, et surtout, la reconnaissance de Remus, lisible dans ses yeux, il n'arriverai à pas grand chose.

Toutes ses choses le faisait progresser - plus qu'il ne pouvait se l'imaginer - et il en était conscient : sa motivation déculpée, les résultats n'en étaient que plus visibles.
De plus, ces séances n'étaient pas vécues comme un devoir mais plutôt un défit que leur lançait la vie. Un défit qu'ils se devaient de relever au nom de leur Amitié.

Uni plus que jamais, leur complicité était telle que Sirius pouvait s'imaginer sans peine la réaction de ses amis dans n'importe quelle situation.

Tous en étaient conscients : il n'était pas rare qu'ils imaginent l'un des quatre membres dans une situation improbable. Ainsi, James s'était récemment demander à voix haute et intelligible ce que ferai Peter s'il était seule avec une jolie fille...

James...

Son prénom avait finit par rimer avec le sien, et ce, pour tout le monde.
Il formait avec Peter et Remus sa vraie famille, à présent.

Sirius se sentait capable de survivre à tout si James était à ses côtés, s'il sentait son soutien.
C'était l'homme de sa vie. Et, il ne se privait pas pour le lui dire.

Notamment à l'approche des vacances.
Il accoutumait, en effet, à cette déclaration, un tendre baiser mouillé sur le front de ce dernier, soulevait Peter, le lui lançait, et sautait sur Remus afin de l'écraser de tout son poids !

Ses trois amis s'étaient tous fait prendre la première fois : ils étaient alors dans le parc en train d'essayer d'instaurer un dialogue avec un être de l'eau, quand James et lui dirent exactement la même chose au même moment. Et, saisit d'une brusque inspiration, alors que les 2 jeunes bruns se regardaient yeux dans les yeux, un Sirius-dément naquit : il s'était mis le plus prêt possible de son meilleur ami - mais de manière raisonable pour éviter de le paniquer - et avait commencé son rituel !

Depuis, la coutume se répétait et seul Remus arrivait,
plus ou moins, à éviter son sort. Mais dans ce cas il se faisait courser jusqu'à être hors d'haleine. Et, c'était toujours un Lunard résigné qui accepté son sort, car Sirius avait une endurance de chien !

Perdu dans ses pensées, il n'avait pas sentit Lisa s'asseoir à l'autre extrémité du sofa.

C'était une première année aux cheveux bruns, longs et brillants, aux yeux en amandes noirs et à la silhouette encore infantile. Mais, où l'on observait des formes timides de jeune fille qui attiraient, déjà, les regards de plusieurs garçons de 1ère et 2éme année.

En tant qu'élève de Poudlard, elle ne pouvait que connaître Sirius Black. En tant qu'être humain, elle ne pouvait que remarquer qu'il était drôle, séduisant, charmeur, un vrai beau gosse en somme. Et, en tant que fille, elle ne pouvait que laisser son regard, parfois, s'attarder sur lui.

Elle se doutait que comme lui, il ne devait pas réussir à s'endormir et, que n'importe quelle fille normalement constituée en profiterait pour engager la conversation. Mais elle refusa de le priver d'un des rares moments de solitude et de calme qu'il devait connaître au château.

Ainsi, elle se lova, sa tête sur ses mains jointes et sur l'accoudoir du sofa, laissant une distance encore respectable entre elle et un Sirius pensif qui esquissa un nouveau sourire.

De nombreuses minutes s'écoulèrent sans que l'un où l'autre ne brisent le magnifique silence de la salle commune, néanmoins entrecoupé par le feu qui brûlait et réchauffait la pièce inlassablement.




**********************


Chapitre 2 : Une discussion s'engage




Les minutes devinrent bientôt des heures, et le feu faiblit jusqu'à s'éteindre. Mais aucun d'eux ne s'étaient endormis. Lisa se redressa au moment où Sirius remarqua qu'il était plongé dans l'obscurité. Le bruit le surpit. Il poussa un faible cri rauque, reprit par elle, en plus aigüe !

- Hey ! C'est qui ? demanda-t-il calmement, sa voix encore fatiguée devenue plus virile, par son long silence.

- C'est...c'est Lisa. Tu...tu m'as fait une de ces peurs ! répondit-elle encore sous le choc.

- ah, excuse-moi ! dit-il en s'étirant. J'ignorais qu'il y avait quelqu'un. Tu as ta baguette ?

- Oui, oui. Pas toi ?

- Non, je pensais m'endormir avant que le feu s'éteigne, dit-il le sourire aux lèvres, tu veux bien me la passer s'il te plait ? Ou tu peux rallumer le feu toi-même peut-être ?

Il ignore qui je suis et en quelle année je suis, songea-t-elle justement avec un sourire aux lèvres, mais il ne manque pas de tact, et, Il n'a pas l'air si préentieux que ça...

- Non, non, fais-le, et elle lui tendit sa baguette, le tien était très réussi.

- Merci.

Il prononça l'incantation et se retourna vers elle, quelques secondes plsu tard. Il la dévisagea, et s'exclama à voix basse :

- Ah ! Je te reconnais ! Je me souviens de toi à la cérémonie de la répartition !

- Euh ... c'était il y'a un mois et demi !


- Déjà ? Ses sourcils se levèrent. C'est vrai...

Quelques secondes s'écoulèrent au cours desquelles son cerveau assimila cette information. Puis il reprit, toujours à voix basse :

- Euh, j'espère ne pas t'avoir vexé. Mais c'est vrai que le mois est passé si vite, que je n'ai même pas remarqué les nouveaux...

Elle rigola en baissant les yeux l'air, à présent, un peu vexée...sans doute par le terme !

- Oh ! Je ...

- C'est pas grave, répondit-elle aussitôt, touchée par sa confusion.

- Ah si ! Y'a ce petit bonhomme...Brian ! Il me fait bien rire, lui !

- Ah oui, Brian, oui, il est marrant...

- Il m'a vraiment fait tellement rire hier – enfin avant-hier, maintenant ! – il était tout chamboulé parce qu'il était amoureux ! se lança-t-il sans pouvoir s'arrêter, comme à son habitude, le sourire éternellement indissociable de ses lèvres ; Un mois et demi qu'on est là, et il a déjà craqué ! poursuivit-il. Ce ne serait pas de toi, par hasard ?

Ses yeux se remplirent instantanément de malice, ce qui la prît au dépourvu.

- Moi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui te fais penser ça ?

Il l'observa malicieusement.

- Juste que tu es la seule première année que je connaisse avec lui...

- Hé bien...

Elle ne pouvait tout de même pas lui dire que, justement, hier matin, Brian était venu lui demander de sortir bavec lui et qu'elle n'avait rien sût lui dire d'autre à part un faible « je suis désolée ». Non ! Non !...Que dire alors ? Elle détestait mentir !
Mais cela ne le regardait pas ! De quel droit lui demandait-il cela ?

- C'est tout compris mamz'elle !

- Comment ça ?

- Je connais les filles ! Tu l'as rembarré, et maintenant tu n'arrives pas à dormir, pas vrai ?

- Que...Qu...Comment tu sais ça ? Toi aussi... ?

- Oh, non ! Si je devais réagir comme toi, je ne dormirai jamais ! Mais à mon avis, ce ne sera pas la dernière fois que tu seras amené à dire ça, alors ne te prends pas la tête !

- Mais comment...

- Et bien, n'y pense pas. Va dormir et demain parle, rigole, mange, enfin, normal quoi !

- Mais je l'aimais bien ! Et maintenant, je sais qu'il ne va plus me parler et me faire rire ... comme avant !

- Ah ! Oui, c'est vrai. Alors voilà le secret, écoute-moi bien. Je connais une phrase magique. Et je parle là d'une magie plus puissante que toute celle qu'on pourra t'enseigner dans cette école ! Laisse-moi te dire LA phrase qui va te sauver, celle dont tu vas te servir plus de fois que ta baguette ! Ecoute-moi très attentivement. Demain, si tu vois qu'il t'évite tu lui dis : « Je suis désolée de ne pas partager tes sentiments, mais je t'apprécie et je voudrai qu'on reste ami. - hum ! hum ! et là écoute bien - Cependant...j'ai l'impression que tu m'évites ! »

Il avait parlé très lentement, harticulant chaque mot de La dernière Phrase, et ce, avec une voix de mage-avec-un-balai-dans-le-cul.


- Et voilà ! reprit-il la voix et le sourire aussi victorieux que s'il venait de lui apprendre le contre-sort du sortilège de la Mort. Et, là-dessus, vous discutez et crois-moi ça va bien se passer !

- Mais, je serai incapable de ressortir ta phrase ! elle sonne faux !

Il éclata de son rire de chien et admira intérieurement sa franchise. Il comprit pour la première fois le sens du proverbe « la vérité sort de la bouche des enfants ».

Elle avait réussi à garder son âme d'enfant jusqu'à ses 11 ans, alors que lui l'avait perdu dès l'âge de 3 !

- Non, bien sûr ! reprit-il aussitôt, mais tu adaptes CETTE PHRASE -il accentue ces mots -, l'important c'est que tu lui dises qu'en gros ça te saoule qu'il t'évite, tu vois ?

- Oui, oui...

- Mais j'ai l'impression de connaître Brian, et ça m'étonnerai qu'il t'évite ! Il va plutôt continuer à te draguer, lui adressant un clin d'½il complice.

- Mais...Je...je suis incapable de remarquer quand un garçon me drague, confia-t-elle en baissant les yeux et en rougissant, l'air à la fois horrifiée devant ce qu'elle venait d'avouer, et coupable.

" Que je ne suis qu'une sombre idiote de gamine ! Voilà ce qu'il va penser de moi ! Pourquoi ces mots lui avaient-ils échappés de la bouche ? C'était son secret. Elle ne l'avait jamais confié à qui que ce soit. Sa honte la plus grande venait d'être dévoilée au garçon le plus populaire de son école...

Il l'observa.

Et ses lèvres firent place au sourire le plus sincère qu'il eut jamais adressé à quelqu'un...

- Je comprends pourquoi il est tombé amoureux, alors.

Elle le regarda penaude.

- Comment sais-tu alors qu'on t'a déjà dragué ? un éclaire de réflexion, sagacité et de vivacité lui ayant traversé l'esprit.

((( ndlr : hihi! )))

- Ce sont mes amies qui me le disent, répondit-elle, toujours confuse et rouge de honte.

Elle ignorait pourquoi elle continuait de parler, mais elle n'arrivait pas à s'arrêter.

- Mais je ne trouve jamais. Je suis à chaque fois sûre qu'elles se trompent.

- Chaque fois ?! Mais ça fait combien de fois que tu passes des nuits blanches, alors ?

- Oh ! C'est la deuxième fois, les autres garçons je ne les aimais pas plus que ça.

Il soupira.

- Et c'est celui qui t'as empêché de dormir la première fois, qui s'est éloigné de toi, c'est ça ? demanda-t-il bien que connaissant la réponse.

- Oui, dit-elle en rougissant. Mais, euh, et toi ? Pourquoi tu ne dors pas ? ne voulant plus prendre le risque d'être considérée comme une gamine.

Il continua de l'observer.

- Tu souriais. Tu pensais à qui ? dit-elle en souriant timidement, d'un ½il complice

- Tu fais fausse route, ma jolie. Je pensais à mes amis.

- Ah ! Et, euh, c'est ça qui t'empêchait de dormir ?

Il éclata de rire.

Son rire est décidement encore plus particulier lorsqu'il est tard...ou tôt.

- Oh ! Non, je ne pense pas...

- Je...tu ne pensais à aucune fille que tu as "rembarré" ?

- Non, dit-il en souriant.

- Pourtant on m'a dit que plein de filles voulaient sortir avec toi...

- Tu sais, je vais te faire une confidence : je m'en fiche pas mal.

- Tu n'aimes pas les filles ?

Il songea alors, qu'il n'avait encore jamais croisé fille plus mignonne et touchante.



# Posté le mardi 09 octobre 2007 18:53

Modifié le dimanche 18 mai 2008 10:23

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