C'était un bel après-midi des vacances d'avril :
- Salut, ma jolie ! lui dit-il, alors qu'elle était allongée sur leur canapé en train de lire son manuel de sortilège.
- Salut ! elle lui adressa un sourire radieux et s'assit en tailleur pour lui faire une place à côté d'elle.
- Alors, tu galères en sortilège ? dit-il en s'asseyant face à elle, aux pieds du sofa
- Non, j'ai juste encore du mal avec le sortilège d'incendie.
- Arrête ! C'est le plus simple !
Il regarda par-dessus son livre, pour vérfier qu'elle ne se moquait pas de lui. Puis, sans rien ajouter, il exécuta le tour. Eteint le feu puis lui demanda de le faire. Mais elle ne produisait, en effet, que de faibles étincelles.
- Brian m'a pourtant dit que... - il reprit l'air de rien - enfin regarde, il faut que tu assouplisses ton geste, ton poignet est trop rude !
Elle recommença et, cette foi-ci, un magnifique feu s'éleva de la cheminée.
- Qu'est-ce que t'as dit Brian ?
Pour la première, Sirius sentit un ton froid dans sa voix, son ton était aussi rude que le fût précédemment son poignet.
- Hé bien,...
Il fouilla rapidement dans sa mémoire, à la recherche d'une quelconque histoire, mais il n'était pas doué pour cette partie, ce rôle était celui de Peter ou Remus.
- Que tu étais une bonne sorcière ! Je veux dire, douée ! confus, par ses propres termes, bien que lui seul pouvait voir l'ambiguïté dans ses propos, il récapitula donc, plus posément :
- Douée, une sorcière douée, reprit-il, en lui adressant un sourire charmeur espérant la calmer.
- Ne me mens pas, s'il te plaît.
Son ton était redevenu celui que Sirius lui connaissait, mais il sentit qu'elle souffrait.
- Ecoute, Brian ne l'a dit qu'à quelques personnes et il ne faut pas que tu le prennes mal...
- Qu'est-ce qu'il t'a dis ? répéta-t-elle.
- J'allais le dire !
- Ne change pas de sujet !
- Je n'allais pas changer de sujet ! C'est toi qui...
- Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Que tu...enfin c'était une métaphore stupide qui...enfin il disait juste...que...que tu embrassais très bien, il baissa le ton de sa voix, bien que la salle commune fût déserte.
Elle ne s'énerva pas, ne parut pas surprise ou scandalisé. Elle resta là, à le regarder.
- Et ?
- Et...? Et alors quoi ?
- Qu...Comment tu as réagis ?
Sirius crut déceler de la curiosité dans ses yeux, mais elle restait impassible, comme encore en colère. Il ne comprenait pas très bien à quoi son manège rimait.
- Quand il m'a dit ça ?
- Oui.
- Humpf ! Lisy, tu me surprendras toujours par tes questions farfelues ! ses sourcils avaient disparus derrière ses mèches rebelles. Je me demandais ce que tu allais me demander, mais celle là ! Je ne l'ai pas...
- Réponds, s'il te plait.
- Que voudrais-tu que je te réponde !? il était assis en tailleurs et afin de mieux l'observer il tendit ses mains derrière son dos pour prendre appuie sur elles.
- La vérité !
- Mais, j'en sais rien moi ! haussant les épaules, il poursuivit, je crois que ça ne m'a pas surpris,...
- Pourquoi ?
- Enfin, à quoi ça rime toutes ces questions ? demanda-t-il en se redressant.
- C'est l'avant-dernière ! promit-elle en prenant à présent, sa voix d'enfant qui demandant une dernière faveur.
Il céda :
- Très bien. Et bien ça ne m'a pas surpris parce que tu es très mignonne, et que c'est un fait : plus les filles sont jolies, mieux elles embrassent !
- Comment tu peux savoir ça ? Je suis sûre tu n'as rien tenté d'autre ! reprit-elle en adoptant un ton légèrement macgonagallesque.
Il éclata de rire en se tapant la tête contre le sofa.
- Et ma dernière question ! Ah, je ne m'en souviens plus...
- Pas une grande perte, je suis sûr ! dit-il en se levant. On va pouvoir discuter, tout simplement ! Tu veux aller dans le parc ?
- Ah ! Si, je me souviens ! tandis qu'elle se leva sur le sofa, toute excitée, il rejoignait ses cils l'air méfiant. Dans quel contexte est-ce qu'il t'a dit ça ?
- C'est vraiment important ? alors qu'il ne comprenait toujours pas le sens de ses questions.
- Oui.
- Tu ne te demandes pas plutôt combien de personnes sont susceptibles de le savoir ?
- Je m'en fiche un peu...en le regardant come s'il était fou.
- Il était triste après ta séparation - elle haussa les sourcils à ce mot -, enfin votre dispute, reprit-il, et James est allé le voir. Je les ai rejoints alors qu'il lui disait qu'il en connaitrait d'autres. Et là, Brian a dit qu'il n'était pas sûr d'en connaître d'autres qui embrassent aussi bien. C'est tout ! il ouvrit le portait de la Grosse Dame.
- Mais c'était la première fois, qu'il embrassait quelqu'un, non ?
Ils passèrent à travers le trou Sirius répondit :
- Si tu veux mon avis, non ! Mais, je crois simplement qu'à son goût, tu embrasses mieux que la poupée de sa petite s½ur !
Lors de leur ballade, Sirius fût rassuré d'apprendre qu'elle ne savait toujours pas remarquer quand un garçon la draguait...